L'opposition syndicale: l'exemple de Francfort militants d'organisations socialistes et communistes, il y a toujours eu, ces dernières années, une opposition syndicale. Au congrès syndical de l'IG Chemie
(syndicat de la chimie) de 1980, un quart des délégués s'est prononcé contre la ligne antidémocratique de la direction et contre sa collaboration étroite avec le patronat. Mais, en général, les forces oppositionnelles voyaient leur champ d'action restreint à celui de l'entreprise. Dans les élections des délégués du personnel, qui ont lieu tous les trois ans dans les grandes entreprises, de nombreux candidats ou listes oppositionnelles ont recueilli jusqu'à un tiers des démontre comment un travail durable et couronné de succès au niveau de l'entreprise peut mettre en cause la bureaucratie syndicale, dès lors qu'éclate la lutte. A Francfort, dans la métallurgie, des licenciements massifs s'annonçaient dans plusieurs entreprises, depuis 1981. Le syndicat avait passivement suivi le licenciement de 30 000 travailleurs depuis 1970, sans entreprendre une action quelconque. Les secrétaires syndicaux devaient leur renommée à leur politique intransigeante d'exclusion de tous les oppositionnels. Günkel, par exemple, cumulait tellement de postes, à la fois à l'IG Metall, au SPD et dans les conseils d'administration de diverses entreprises qu'on ne pouvait plus les dénombrer.
Le 26 septembre 1981, les travailleurs de l'entreprise de la métallurgie VDM occupèrent leur usine vouée à la liquidation, contre la volonté des délégués du personnel et du secrétaire syndical. Ils ne voulaient pas de plan social mais le maintien de leurs emplois. L'IG Metall mit fin à cette action en s'empressant de conclure un plan social assez avantageux. Mais le cercle des métallurgistes oppositionnels qui avait soutenu la lutte, a acquis à travers ce conflit un véritable poids face à la bureaucratie syndicale. Avec son appui, une nouvelle occupation d'entreprise eut lieu à l'usine Rockwell-Golde, en avril 1982, qui aboutit à une victoire complète. Les travailleurs réussirent à empêcher tous les licenciements prévus. Les deux luttes transformèrent le rapport des forces au sein du syndicat. Le secrétaire Günkel dut abandonner son poste et l'appareil syndical organisa une nouvelle occupation, celle de l'usine Demag, quelques jours plus tard. Il soutient désormais les initiatives des chômeurs de l'entreprise voix. Nombre de militants furent exclus du syndicat par la suite.
Malgré des statuts antidémocratiques et des mesures d'exclusion contre les
Mais l'exemple de l'IG Metall (syndicat de la métallurgie) de Francfort