Le GIM et la nationalisation de la sidérurgie Dans un numéro spécial de son journal Was Tun, le GIM a pris position pour la nationalisation de la sidérurgie : « La revendication de nationalisation doit inclure tout le capital, les entreprises et la propriété fon cière de l'ensemble de la branche. Il ne peut s'agir ici de ne sauver que les entreprises dont les bilans virent déjà au rouge. Ce type de nationalisation reviendrait à ne socialiser que les pertes. De plus, le patronat de la sidérurgie a amassé d'immenses fortunes sur le dos des travailleurs. C'est pourquoi il ne peut s'agir que de nationalisation sans indemnités ni rachat ! C'est la seule garantie pour empêcher la spéculation financière des anciens propriétaires. Les grandes banques sont intrinséquement liées avec le patronat et profitent de la crise. Il faut leur imposer de renoncer à toutes leurs exigences. Nous voulons une sidérurgie sans droit de regard des capitalistes. (...)
« Mais même une sidérurgie napour cette raison qu'il faut, avec la nationalisation, exiger certaines conditions : garantie du maintien des emplois, réduction du temps de travail hebdomadaire avec maintien du salaire et création des emplois correspon-
Pour cela, il est décisif que lIG Metall et les travailleurs contrôlent ce qui se passe dans l'entreprise ce contrôle devant différer qualitativement de la cogestion et comporter un droit de veto sur les licenciements, le contrôle des conditions de travail et l'ouverture des livres de
« Mais une solution pour la seule sidérurgie de la RFA ne sera pas possible. Toutes les décisions en ce domaine concernent immédiatement les programme d'action doit viser à la mise en œuvre d'une restructuration internationale de l'industrie sidérurgique en fonction de l'intérêt de tous les travailleurs. Une initiative européenne pour les 35 heures pourrait concrétiser le travail commun. »