Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

IRLANDE

Libérez Nicky Kelly !

Inprecor n° 147, 11 avril 1983 · p. 27 · 590 mots

Irlande

Nicky Kelly est détenu à la prison de Portlaoise, en Irlande du Sud, où il purge une peine de 12 ans d'emprisonnement pour sa prétendue participation à l'attaque du train postal en 1976 près de Dublin, ce qu'il a toujours nié. Il a été condamné sur la base d'aveux extorqués coups et sans aucune preuve. Kelly a déclaré avoir signé cette déclaration pour faire cesser les brutalités dont il police a prétendu que sa déclaration était volontaire, et qu'il avait ete « amical et coopératif » durant l'interrogatoire. Lors de son procès, une expertise médicale a pourtant confirmé la présence de contusions et de tuméfactions nombreuses sur le corps de Kelly. L'un des deux médecins consultés était l'officier médical de la prison de Mountjoy de Dublin.

Quand Kelly a fait appel, en octobre 1982, deux psychiatres réputés, les docteurs Rone Fields, de l'hôpital Belle-Vue de New York, et Robert Daly, de Cork, ont témoigné du fait que Kelly souffrait névrotique. En effet, Nicky Kelly était allé aux Etats-Unis après avoir été libéré sous caution en attendant le résultat de son premier procès. Il est retourné en Irlande volontairement, en juin 1980, afin d'éclaircir son cas, après que ses deux co-inculpés aient été acquittés. On l'a immédiatement arrêté et envoyé à la prison de Portlaoise. Il y est resté deux ans à attendre que son appel soit pris en considération. Il a été rejeté pour une argutie judiciaire, alors même que l'IRA être responsable de l'attaque et donc innocenté Kelly et ses com-

Nicky Kelly est maintenant très malade. Il continue de souffrir des effets des traitements brutaux dont il a été l'objet de la part de la police irlandaise. A l'époque de son procès, le quotidien irlandais Irish Time avait publié les preuves de l'existence d'un « gang musclé » de détectives dans la gardai (police des « 26 Comtés »). Ces preuves, et d'autres témoignages, ont forcé le gouvernement à ouvrir une enquete judiciaire.

Un certain nombre d'organisations humanitaires et politiques ont pris la défense de Nicky Kelly. Amnesty International a exprimé son inquiétude face au traitement qu'il a subi lors de sa garde à vue. Le Conseil irlandais pour les libertés civiles et l'Organisation pour les droits des prisonniers ont enjoint au ministre de la Justice de le relâcher. Le ministère a le pouvoir de le faire, et c'est le dernier recours qui reste à Kelly, car il a épuisé les procédures d'appel. Des membres du Parlement irlandais et des personnalités importantes ont suivi l'affaire avec attention. En effet, elle est lourde de conséquences pour les organisations anti-impérialistes et de gauche en Irlande. Nicky Kelly est membre de l'Irish Republican Socialist Party (IRSP, Parti socialiste ré. publicain irlandais) que la police n'a cessé de harceler. A l'époque de son tion, alors que ses deux co-inculpés, demembres de l'IRSP, le siège de l'organisation avait été investi par la police, et près militants et sympathisants furent arrêtés. Sans aucun doute, ce sont les opinions politiques de Kelly qui lui valu d'être l'objet d'incessantes pour la libération de Nicky Kelly, un groupe à base large, cherche à accroître les pressions sur le gouvernement en Irlande même, et à l'étranger. Le Comité demande que l'on fasse parvenir des messages de protestation contre le traitement dont il est victime, ainsi que des demandes de libération à l'adresse suivante : Dr. Michael Noonan, Minister of Justice, Government Buildings, Dublin 2,

Envoyer un double au siège du Comité, à : Release Nicky Kelly Committee, 11 Grange Terrace, Blackrock, County Dublin, Irlande.

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