Halte aux 8 exécutions Huit condamnations à mort ont été prononcées contre des militants révoluconfirmées, le dimanche 10 avril, par l'Assemblée consultative. Elles seront exécutoires aussitôt après avoir été ratifiées par le Conseil national de sécurité. Les huit militants tures peuvent donc être pendus d'un jour à l'autre.
Il s'agit de Sadettin Guven et Baki Altin (accusés d'avoir exécuté l'ancien Premier ministre Nihat Erim) ; de Ahmet Fazil, Aktas Sener Yildirim, Tayfun Ozkok et Harun Kartal (accusés d'avoir exécuté le chef de la police et son garde du corps) ; de Ahmet Ehran et Sener Yigit. Sept d'entre eux seraient membres de l'organisation révolutionnaire Dev-Sol.
D'après les informations recueillies par Amnesty International, 19 exécutions auraient déjà eu lieu en Turquie depuis le début de l'année, et de nombreuses condamnations à mort sont prononcées dans les procès politiques qui se multiplient. De source officielle turque, on reconnaît 16 exécutions depuis le coup d'Etat de septembre 1980, mais les autorités se refusent à prendre en compte les peines de mort appliquées sous des accusations de
Cette escalade de la répression s'inscrit dans l'entreprise d'anéantissement des libertés politiques et syndicales de la part d'une dictature militaire qui se veut de plus en plus la place forte de l'impérialisme dans la région.
Des actions de protestation doivent être menées en riposte immédiate à cette répression pour obtenir l'annulation de la