La postand Une partie du discours du dirigeant sandiniste Daniel Ortega, à l'occasion de la manifestation commémorative du quatrième anniversaire de la révolution, qui s'est tenue à Léon, seconde ville du pays, le 19 juillet dernier, était consacrée à la présentation de la réponse de la direction sandiniste et du gouvernement de reconstruction entreprises par le groupe de Contadora. Ce groupe de pays latino-américains Venezuela, la Colombie et Panama, s'est prononcé pour une négociation globale destinée à trouver une conflit centro-américain. Lors d'une récente réunion en juillet dernier, Contadora a défini les lignes générales d'un programme destiné à être appliqué par les pays centro-américains, prévoyant « un strict respect des principes essentiels qui régissent les relations internationales, la conduisant à un contrôle l'élimination des auxiliaires étrangers. » Il demande également « la création de zones l'interdiction d'utiliser le territoire d'un Etat pour préparer des actions militaires ou politiques visant à déstabiliser un autre Etat, l'élimination du trafic d'armes, et l'interdiction de toute forme d'agression ou d'ingérence dans les affaires intérieures d'un quelconque pays de la (Barricada Internacional, numéro
• du FSLN sur les n
En réponse devait déclarer:
nationale aux démarches le groupe de la politique intervention, pacifique
72-73, 25 juillet pouvoir populaire, égociations Cyclabons à ces propositions, Daniel Ortega « Nous reconnaissons donc à leur juste valeur, de par leur noble objectif et leur urgence, les propositions positives issues de la conférence des chefs d'Etat du Mexique, de Colombie, du Venezuela et de Panama, qui s'est tenue à la fin de la semaine passée à Cancun, au Mexique. Nous pensons que cela constitue un sérieux pas en avant dans la recherche de la paix, qui anime le groupe de Contadora. »
La Direction nationale du FSLN partage l'opinion exprimée par les chefs d'Etat du groupe de Contadora, suivant laquelle « l'utilisation de la force comme solution alternative ne résoud pas, mais aggrave les tensions sous-jacentes. La paix en Amérique centrale ne pourra devenir une réalité que dans la mesure où les principes fondamendaux régissant les rapports entre les nations seront respectés: la nonl'autodétermination, une égalité de souveraineté pour tous les Etats, la coopération pour le développement économique et social, la solution des différents, et l'expression libre et authentique de la volonté populaire.
« Nous partageons ces critères, car nos idéaux et nos principes sont des faits et des convictions profondément ancrés dans le cœur des Nicaraguayens: le les transformations sociales et économiques au bénéfice de la grande majorité de la
nation, la souveraineté et l'indépendance de notre Patrie, la décision de construire té, une société libre, démocratique, pluraliste et sans exploitation.
" La révolution populaire sandiniste est réalité politique irréversible, avec des répercussions nationales et internationales que tout le monde reconnaît. Le Nicaragua n'a pas d'ambitions expansionnistes, il ne prétend pas imposer son système politique à d'autres pays. Nous n'avons pas de rêves de domination impériale. Notre besoin de la guerre et il ne la désire pas. Pour le Nicaragua, c'est un principe que de ne jamais agresser un autre pays.
* Le Front sandiniste de libération nationale a lutté et continuera de lutter pour assurer à notre peuple une existence de paix et de sécurité. Conscient de la détérioration de la situation dans la région, et conséquent avec les dernières propositions tructives faites par les gouvernements du groupe de Contadora, le Nicaragua a décidé de faire un nouvel effort de paix, malgré que nous ayons l'absolue conviction que les menaces sur la paix dans cette région exigent des solutions bilatérales. Le Gouvernement de reconstruction nationale acceptera le lancement d'un processus de négociations proposé par le groupe de Contadora. Il acceptera multilatéral, afin qu'on en finisse avec les prétextes, et que ceux qui se disent pour la paix fassent enfin des pas en avant pour développer un processus qui puisse en jeter les bases.
« Mieux encore, en prenant en compte le fait que les chefs de gouvernement ont confié à leurs ministres des Relations extérieures une nouvelle sociéune peuple n'a pas la forme de fourniture conscaractère chaque pays.
son
"Télaboration de propositions spécifiques qui devront être présentées aux pays centro-américains à la prochaine réunion des représentants" en considérant que les dangers les plus menaçants pour la paix dans la région peuvent venir d'un élargissement des conflits militaires déjà existants, le FSLN propose de commencer immédiatement la discussion sur les points fondamen-
# 1) Un accord pour mettre fin à toute situation de belligérance prévalant aujourd'hui, par le biais de la signature immédiate d'un accord de non-agression entre le Nicaragua et le Honduras.
• 2) L'arrêt absolu de la fourniture d'armes aux forces en conflit au Salvador de la part de tous les pays, pour que le peuple du Salvador puisse résoudre ses problèmes sans ingérence extérieure.
" 3) L'arrêt absolu de tout appui militaire, d'entraînement, d'utilisation d'un territoire pour préparer des agressions contre un autre pays, ou de toute autre forme des forces n'importe quel autre pays centro-américain. l'autodétermination des peuples centro-américains et " 4) Des accords assurant le respect absolu de la non-ingérence dans les affaires
" 5) L'arrêt des agressions et des discriminations économiques envers n'importe quel pays centro-aménon-installation étrangères sur le territoire centro-américain, ainsi que la suspension des manœuvres militaires dans la région avec la participation d'armées étrangères. »