Inprecor 1974–2004

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SUEDE

Les sociaux démocrates et les investissements en Afrique du Sud

Inprecor n° 159, 24 octobre 1983 · p. 25-26 · 523 mots

Afrique australe

Men Afrique du sud « C'est un scandale que le gouvernement autorise le trust Sandvik à investir de l'argent en Afrique du Sud, dans une période où la répression s'accroît. » Ces mots avaient été prononcés de la bouche même de Carl Lidbom, député social-démocrate au moment où la coalition bourgeoise au gouvernement projetait, il y a quelques années, d'autoriser le trust Sandvik à investir 900 000 couronnes suédoises (à peu près l'équivalent en francs français) en Afrique du Sud. Depuis lors, ce projet avait été abandonné.

Aujourd'hui, tout juste un an après son retour au pouvoir, le nouveau gouvernement social-démocrate dirigé Palme a pris la décision d'autoriser trois firmes suédoises (Sandvik, SKF et Fagersta) à investir douze millions de couronnes suédoises en Afrique du Sud. Cette décision a été prise en dépit d'un large courant d'opinion qui, en Suède, demande un boycott total des investissements et du commerce avec l'Afrique du Sud. Un certain nombre d'organisations politiques, de syndicats et de mouvements religieux soutiennent cette revendication.

En paroles, le gouvernement social-dé mocrate fait plus que jamais référence à la loi de 1979, qui interdit tout autre type d'investissement que ceux destinés à remplacer des machines usées ou à réparer du matériel déjà sur place. Le gouvernement clame également que la somme des investissements pour laquelle il a donné son accord est loin de correspondre à celle réclamée par les trois firmes. En fait, il s'agit de la moitié. Mais il est clair que les firmes suédoises ont plus d'un moyen à leur disposition pour faire passer de nouveaux investissements pour du simple remplacement de matériel usagé, et le gouvernement social-démocrate le sait très bien. Il l'avait lui-même expliqué aux gouvernements bourgeois précédents (de 1976 à 1982) et, à cette époque, les leaders sociaux-démocrates avaient fait des commentaires très durs quant à l'autorisation d'investir donnée « le cœur léger ».

Par exemple, Elisabeth Lindelöf, responsable des activités internationales du parti social-démocrate à Sandviken (où se trouve la firme Sandvik), avait alors expliqué : « Il n'est pas juste que nous améliorions ici nos conditions de vie au prix d'un accroissement des souffrances de nos camarades sud-africains. La sécurité de nos emplois ici doit être liée à notre lutte syndicale et politique et non, de façon indirecte, aux investissements en Afrique du Sud.

* Je crois sincèrement que nos militants syndicaux comprennent que lutter pour une solidarité syndicale internationale en général et défendre simultanément un accroissement des profits grâce aux activités de la société Sanduik en Afrique du Sud est une position intenable. »

Ces paroles correspondaient alors au sentiment de nombreux militants et dirigeants sociaux-démocrates. Le tournant complet opéré récemment par le gouvernement d'Olof Palme sur cette question

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(et qui a été précédé d'autres changements de position sur des questions telles que la politique commerciale, les autorisations d'investissement et d'exportation d'armes, par rapport à celles qu'ils avaient défendues au cours de leurs six années dans l'opposition), créera immanquablement de nouvelles tensions avec ses militants, qui doivent défendre cette position sur autant qu'auparavant, la solidarité avec la l'apartheid en Afrique du Sud est une question politique essenMEXIQUE

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