Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

DOSSIER ARGENTINE

Rencontre avec un délégué du « Barrio 2 de abril »

Inprecor n° 165, 23 janvier 1984 · p. 20 · 393 mots

Argentine et Chili

rée d'une ceinture de taudis et de bidonvilles, comme les autres métropoles du des salaires réels ont repoussé des centaines de milliers d'habitants vers la périexpérience pour le mouvement ouvrier et populaire argentin, celle du développement de l'organisation du mouvement ouvrier dans les quartiers. C'est de cette question que nous nous sommes entretenus avec Emilio, l'un des délégués du

1981. Aujourd'hui ce sont environ 16 000 personnes, des familles d'ouvriers pauvres, qui y habitent. Ce quartier est né en pleine dictature. Vous savez combien la vie était difficile à cette époque. Dès le début de sa construction, la police a immédiatement encerclé notre quartier, essayant de nous empêcher d'y introduire les matériaux indispensables pour édifier les baraquements. Mais nous avons sonnes, dont je faisais d'ailleurs partie. Après deux mois environ, nous nous sommes aperçus que les habitants du bidonville voulaient collaborer avec cette commission. Nous avons alors divisé le quartier en 88 manzanas (blocs). Chaque manzana a élu un ou une délégué(e). C'est le conseil de ces délégués qui organise

Nous disposons maintenant de deux stations de consultation médicale gratuite.

Nous avons aussi organisé des jardins d'enfants, et même une soupe populaire.

Les terrains sur lequel tout ceci a été réalisé appartenaient à une grande entreprinotre expérience. Mais nous avions déjà des conseils de délégués dans les usines

Rencontre avec un délégué du "Barrio 2 de abril"

phérie de la capitale.

bidonville « 2 avril ».

bidonville « 2 avril » ?

cependant réussi à nous organiser.

- Justement, comment vous êtes-vous concrètement organisés ?

aujourd'hui tout le quartier.

le quartier?

se. Nous les avons saisis.

pour vous ?

et dans les syndicats.

Buenos Aires, la capitale argentine, a toujours été considérée comme la ville Cette nouvelle zone de misère est aujourd'hui devenue le lieu d'une nouvelle « INPRECOR » : - Peux-tu rapidement nous expliquer ce que représente le EMILIO : - C'est un quartier de baraquements que nous avons construit fin — Nous avons tout d'abord mis en place une commission de cinq à six per- Qu'entends-tu exactement lorque tu dis que le conseil organise tout dans - Nous avons tout d'abord organisé une unité d'aide médicale d'urgence. - Est-ce que ces conseils de délégués représentent quelque chose de nouveau — Oui. De tels conseils de délégués de quartiers n'existaient nulle part avant

Propos recueillis pour Inprecor Buenos Aires, novembre 1983.

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