vernement marocain en 1983, en contrepartie du rééchelonnement du paiement de la dette extérieure de ce pays, tournaient autour de la nécessité de réduire le déficit budgétaire qui atteignait 7,8 milliards de dirhams (1 dirham vaut environ
1 franc). Cela signifiait donc une majoration des recettes de l'Etat de l'ordre de
450 millions de dirhams et une réduction des dépenses de l'Etat de 600 à 700 millions de dirhams, notamment sur le budget de fonctionnement et sur le poste dès lors caduques face à ces exigences. Ainsi, les investissements de l'Etat prévus pour l'année 1983, qui étaient de 13,2 milliards de dirhams se trouveraient réduits à 8 milliards de dirhams, ces réductions se poursuivant jusqu'à la fin du plan. Cela représente, entre autres choses, l'arrêt de la construction de sept barrages, la suppression de 19 000 postes de travail chez les fonctionnaires, l'arrêt de la construction de l'autoroute Rabat-Casablanca, du port d'Agadir, des aéroports d'Agadir et de Nador, la suppression du service civil, l'arrêt de la construction d'universités, etc. Cela représente aussi, outre l'augmentation du chômage impliquée par de telles exigences, la baisse du nombre et du taux des bourses d'étudiants, l'augmentation des impôts indirects et la création de nouveaux impôts directs (notamment la taxe de 500 dirhams à la douane pour toute sortie du territoire ou les droits d'inscription dans les facultés), et une dévaluation de fait de la mondes investissements.
naie, de l'ordre de 10 %, par l'adoption d'un taux de change flottant.
Les décisions du plan quinquennal gouvernemental (1980-1985) deviennent