l'exploitatic
L'hebdomadaire de Varsovie Wola, dont nous reproduisons l'article ci-dessous, est lié à une des structures syndicales de coordination interentreprises de la capitale. Il est diffusé avant tout dans le quartier ouvrier Wola de Varsovie. La traduction française de ce document est reprise de Robotnik 84, numéro 2/12 du 15 mars 1984, bulletin du Comité de coordination du syndicat « Solidarnosc » en France.
Le gouvernement Jaruzelski a proclamé les hausses des prix le 30 janvier. (...) On fait du bruit autour de nouvelles possibilités de limiter les effets de la hausse des prix. La plus importante de ces possibilités, c'est le travail supplémentaire. Les ouvriers, les retraités, les femmes en congé d'éducation d'enfants doivent relever leurs manches. Il s'agit là d'une trompeen s'accroît rie, dont la dimension dépasse les manœuvres au jour le jour. Depuis plusieurs dizaines d'années, les ouvriers luttent pour la journée de travail de 8 heures. Avant la Seconde Guerre mondiale, le Parti socialiste polonais (PPS) exigeait même la journée de 6 heures. Maintenant, ils seront obligés de travailler 10 ou 12 heures. Ainsi est liquidé le dernier « acquis » de l'Etat communiste protecteur, bien que dans nombre de branches d'activité de l'économie cet acquis était depuis longtemps fictif : dans les mines, l'agriculture étatisée, dans les transports.
Le travail supplémentaire, les heures supplémentaires devraient bien sûr être disponibles pour tous ceux qui veulent augmenter leur niveau de vie. Mais dans les conditions actuelles, il ne s'agit pas d'un libre choix mais d'une obligation.
Nombreux sont ceux qui les feront pour sauver leurs rations alimentaires déjà maigres. Ce travail sera non seulement destructeur de santé, particulièrement dans les métiers durs, mais il sera ressenti aussi dans la vie familiale des travailleurs. Car il ne conduira pas à une amélioration de la vie matérielle des familles. Son ob-
Best seulement de « compenser »