A tomps 1983, 1e chancier Helmut Kohl a anoncé que son gouvernement on isa
U cours de la campagne pour les élections au Bundestag (Parlement) du pringeait de réduire de moitié, d'ici à 1990, le nombre des étrangers résidant en
Allemagne fédérale. Parallèlement, le ministère de l'Intérieur a rendu public le rapport de la commission mixte Etat fédéral-régions sur la « législation relative au statut des étrangers », rapport préconisant des mesures très strictes visant à empêcher « toute institutionnalisation du séjour » des travailleurs migrants sur le territoire ouest-allemand.
Quant aux néo-fascistes, ils ont menacé les travailleurs turcs et leurs familles d'actions terroristes s'ils ne quittaient pas la RFA avant le 13 août 1983. C'est ainsi qu'à
Francfort, une bombe incendiaire a été lancée contre un magasin turc qui a pris feu et l'on a retrouvé inscrit sur la facade le slogan « Etrangers, foutez le camp ! » (« Ausländer Raus ! »). Le nombre d'attentats contre les étrangers s'est d'ailleurs rapidement accru, pour franchir le cap du millier d'agressions, contre 120 en 1980. Mais ces actes de violence anti-immigrés ne constituent que la partie visible de cet iceberg qu'est la xénophobie. On la rencontre en effet partout, et ce n'est pas un phénomène nouveau.
On sait que ce n'est que sous l'effet d'une véritable campagne du patronat et du gouvernement que, dans le passé, les travailleurs immigrés ont pu bénéficier d'un accueil relativement amical. En 1965, la majorité des Allemands préférait travailler une heure de plus par jour si cela pouvait permettre de se passer de la présence des étrangers,
Oui à l'emploi,
non aux lois anti-immigrés
Friedrich MUEHLEISEN
Il serait certes trop long de retracer ici l'histoire de l'emploi des immigrés en RFA, mais on peut tout de même en retenir quelques faits saillants.
Apres la Deuxiême Guerre mondiale, l'expansion économique de la RFA, et surtout la conquête des marchés étrangers, a pu se faire grâce à un très faible niveau des salaires par rapport aux autres pays impérialistes et ce, de par l'afflux de quelque dix millions de réfugiés d'Europe et d'Allemagne de l'Est.
Avec le ralentissement de ce flux de réfugiés et l'accélération rapide de la croissance économique, l'Allemagne fédérale a éprouvé un besoin permanent de main-d'œuvre qui n'a pu être satisfait qu'en recourant à ces fameux Gastarbeiter (travailleurs hôtes, c'est-à-dire immigrés) venus des régions économiquement faibles du pourtour de la Méditerranée, d'où la conclusion d'accords bilatéraux de recrutement, en 1955 avec l'Italie, en 1960 avec la Grèce et l'Espagne, en 1961 avec la Turquie, en 1963 avec le Maroc, en 1964 avec le Portugal, en 1965 avec la Tunisie, et en 1968 avec la Yougoslavie.
Jusqu'à la première récession économique que la RFA ait connue, en 1966-1967, l'immigration vers l'Allemagne a été une immigration de travailleurs. Avec cette phase de stagnation de l'économie allemande, ce sont quelque 300 000 travailleuses et travailleurs immigrés qui ont alors quitté le pays. Mais avec la reprise économique qui a suivi, non seulement le nombre des immigrés a augmenté pour atteindre 4 millions environ, mais encore on a observé une modification des structures
RFA sociales de l'immigration, marquée par l'installation des familles des travailleurs immigrés (cf. tableau ci-dessous). L'Allemagne fédérale est ainsi devenue un pays d'immigration, chose que les gouvernements ont touiours voulu jusau ici remettre en question.
POPULATION IMMIGRÉE EN RFA
(en millions de personnes) 1973 1983 Variations en % Total 3,99 4,66 + 16 Hommes 2,10 2,00 Femmes 1,10 1,40 + 27 Enfants 0,70 1,30 + 86 Actifs ayant un emploi 2,60 1,70 - 35
DUREES DE SÉJOUR SUPÉRIEURES
OU EGALES A 10 ANNÉES Italiens : 50 %. Yougoslaves: 50 %. Grecs : 66 %. Turcs et Kurdes (*) : 33%. (*) En RFA, les statistiques ne font jamais de distinction entre Turcs et Kurdes.
Durant la crise de 1973-1974, le gouvernement de coalition des sociaux-démocrates et des libéraux a décidé de porter « un coup d'arrêt à l'immigration », en décrétant notamment qu'aucun visa d'entrée ne serait désormais accordé, sauf pour le rapprochement des membres d'une même famille, l'objectif des autorités étant de maintenir, voire de réduire le nombre des immigrés. En fait, on a abouti au résultat inverse, puisque le nombre des immigrés atteignait 4,66 millions en
1983 contre 4 millions en 1973. Par contre, le nombre d'immigrés occupant un emploi a diminué, pour passer de 2,6 millions en 1973 à 1,7 million en 1983. Ces chiffres montrent que la structure de la population immigrée tend à se rapprocher de plus en plus de celle de la population allemande. On peut aujourd'hui parler, pour ce qui concerne la RFA, d'une véritable classe ouvrière multinationale, avec toutefois la réserve suivante: les travailleurs immigrés et leurs familles font l'objet d'une discrimination dans tous les domaines.
Ils n'ont ni le droit de vote ni aucun droit politique. Ils vivent sous la menace de mesures d'expulsion pour un motif dont la formulation est des plus vagues : « Atteinte aux intérêts de la RFA ». Conformément au paragraphe 19 de la Loi pour la promotion du travail, ils sont juridiquement défavorisés par rapport aux Allemands. Chez les immigrés, le taux de chômage atteint 15 %, et même 18,5 % pour les Turcs et les Kurdes, contre 10% environ pour les Allemands. Les ressortissants des autres pays de la Communauté économique européenne (CEE) sont les seuls à bénéficier de la libre circulation garantie par les traités européens, alors que les immigrés venus de pays tiers constituent manifestement la majorité de la population immigrée. Pour 1,59 million d'entre eux, ils viennent de Turquie (1,23 million) et du Kurdistan (350 000) (chiffres de septembre 1983). C'est la raison pour laquelle le fameux problème des étrangers est très souvent ramené à un problème turc. De la même façon, la xénophobie se manifeste surtout l'encontre des Turcs et des Kurdes.
On assiste à une concentration de plus en plus forte de la population immigrée dans certains quartiers des villes qui, parallèlement, sont délaissés par les Allemands. Ce phénomène a abouti, ces cinq dernières années, à la constitution de véritables ghettos immigrés, tels que BerlinKreuzberg ou le quartier de Gallus à Francfort. Dans de tels quartiers, les immigrés représentent parfois plus de 50% de la population.
Il faut également évoquer le cas particulier des jeunes étrangers qui ont grandi en RFA, qui ont eu une formation scolaire extrêmement faible (les 2/3 quittent l'école sans aucun diplôme) et qui n'ont aucune chance de trouver un emploi, sans parler d'une place en apprentissage (20 % d'entre eux seulement ont pu entrer en apprentissage en 1981). En RFA, ils ne sont pas reconnus, le pays d'origine de leurs parents leur est étranger, tout juste un lieu de vacances. Ils sont en butte à l'hostilité et aux agressions des jeunes Allemands de leur âge. Tout cela crée une situation des plus explosives.
Quant aux femmes immigrées, elles subissent une oppression particulière : à la fois en tant que femmes, en tant qu'étrangères et en tant que travailleuses. En tant que femmes, elles sont victimes de l'oppression spécifique des femmes propre a leur pays d origine et elles peuvent la comparer avec la situation des temmes en RFA. En tant qu'étrangères, elles sont
liées par le permis de séjour à leur mari ; elles ne possèdent en effet aucun droit de séjour autonome. En tant que travailleuses, elles se situent aux échelons les plus bas de la hiérarchie des salaires.
LES ATTAQUES
GOUVERNEMENTALES CONTRE LES IMMIGRES Face à la crise profonde du capitalistournant que doivent prendre le gouvernement et la bourgeoisie en Allemagne consiste, pour l'essentiel, à infliger à la classe ouvrière une défaite suffisamment marquante pour stabiliser le systeme. Vu les données actuelles de la lutte des classes, une attaque frontale contre les bastions ouvriers n'est pas pensable pour l'heure. C'est la raison pour laquelle le gouvernement bourgeois entend se préparer à cette confrontation en affaiblissant auparavant la classe ouvrière sur ses flanes. D'ailleurs, toutes les mesures qu'il a prises jusqu'ici tendent vers cet objectif : attaques contre le droit à l'avortement ; campagnes favorables au maintien de la femme au foyer et contre son émancipation ; réduction des prestations de chômage ; coupes claires dans le secteur social ; attaques contre la Loi sur la protection des jeunes; réduction retraites. Tout cela prépare la confrontamesures anti-immigrés sont dispositif. En effet, en créant l'insécurité chez les immigrés, en agitant la menace de l'expulsion, le gouvernement entend diviser et donc affaiblir la classe ouvrière. Ce n'est certainement pas un hasard si cette offensive intervient au moment où se prépare massivement la lutte pour la semaine de 35 heures sans réduction de salaire et avec embauches correspondantes.
Jusqu'à présent, le gouvernement a pris les mesures suivantes : « Turcs dehors ! », bombage raciste en Allemagne de l'Ouest. (DR)
Türkenreus
— Allocation d'une « prime au retour » dans un délai déterminé : tout ressortissant d'un Etat non-membre de la CEE peut obtenir, en cas de chômage ou de chômage partiel depuis 6 mois au moins, une prime de 10 500 marks (environ 30 000 francs), à condition de quitter la RFA dans un délai de 4 semaines à partir de sa demande. Il s'agit surtout ainsi de réduire le nombre de travailleurs turcs et kurdes au chômage en RFA et, de manière démagogique, d'accuser tous ces laissés pour compte de parasitisme. Cette prime affaiblit la classe ouvrière parce qu'elle permet de maintenir une part importante de travailleurs dans le dilemme réforme, élaboré par le ministère de l'Intérieur, de la législation relative aux étrangers, et dont les grandes lignes avaient déjà été tracées par le gouvernement de la coalition social-démocrate-libérale durant les années 1970, mais jamais mises en application et comportant les mesures suivantes: intégration des étrangers installés à demeure en RFA ; coup d'arrêt à l'immigration ; aide au re-
Sous le terme d'intégration, le gouvernement entend une adaptation absolue des immigrés aux normes allemandes. Pire encore, l'étranger devra se soumettre de façon exemplaire à la législation allemande pour prouver sa volonté d'intégration.
Quant au coup d'arrêt à l'immigration, il pourrait passer par les mesures sui-
- fixation à 6 ans de l'âge maximum auquel les enfants auront le droit de suivre leurs parents dans l'immigration, ce qui implique la séparation durable de 250 000 jeunes d'avec leurs parents ;
- limitation l'immigration épouses pour les immigrés des 2e et 3e générations, ce qui signifie la rupture de milliers de mariages (300 000 environ, selon le ministère de l'Intérieur).
Toutes ces mesures prennent tout de même en compte le besoin de l'industrie de bénéficier d'un volant déterminé de main-d'œuvre immigrée à embaucher, car l'existence de secteurs entiers de l'industrie, d'organismes publics de distribution (eau, gaz, électricité) et d'entreprises du tertiaire en dépendent. C'est d'ailleurs pour eux que l'on a conçu l'intégration. Par contre, tous les autres, ceux qui selon le patronat grèvent le budget social de l'Etat et portent donc atteinte aux intérets du pays, il s'agit de les rejeter, de les expulser, de les chasser.
En fait, le projet de loi légalise la pratique actuelle des autorités. Inutile désormais de faire appel aux tribunaux, de pordispositions existantes acquérant ainsi force de loi.
C'est à l'automne 1982 que ces projets ont été rendus publics. Ils ont aussitôt suscité une vaste protestation venue des institutions traditionnellement engagées auprès des immigrés : services sociaux, Eglises et organismes religieux, mais aussi des organisations politiques comme les Faucons (écoliers et lysocial-démocrate), ainsi que de nombreuses organisations d'immigrés. Par contre, les syndicats sont restés à l'écart de cette mobilisation, leurs directions n'ayant rien contre une limitation de la population immigrée. Quoiqu'il en soit, ces protestations se sont limitées à des communiqués de presse et à un travail d'information.
UN FRONT DE DÉFENSE DES IMMIGRES Toutefois, dès le mois de mars 1983, on a assisté à la formation d'un front recherchant des formes de résistance plus *active aux projets gouvernementaux. On y a retrouvé, outre certaines institutions déjà citées, des groupes politiques comme l'organisation révolutionnaire turque Dev Yol et d'autres groupes turcs et kurdes, le Kommunistischer Bund (formation centriste de RFA), les Jeunesses socialistes (Jusos), le Gruppe Internationale Marxisten (GIM, section allemande de la IVe Internationale). A l'initiative de ce front se trouvait notamment l'Association des épouses d'étrangers (IAF), fondée en 1972, qui a acquis une excellente réputation et qui fait aujourd'hui autorité sur toutes les questions de politique de l'immigration, en raison de son engagement très actif dans ce domaine Le front ainsi constitué discuter de la convocation d'un tribunal contre la politique gouvernementale l'égard des étrangers. Pour sa part, le GIM souhaitait, à partir de ce simple tribunal,
June structuration nationale de toutes les initiatives très dispersées qui existent contre la xénophobie. Il voulait également que soit élaborée, à travers un appel contre la politique de l'immigration de Kohl et de la bourgeoisie, une plateforme politique de rassemblement, tant à
RESI
7. Juni 4.Juli 5.Sept.
Großkonzerte des Blasorchesters 1911;
Gr. Frühkonzert mit dem Britzer Blasorchester l'échelle nationale que locale. Ce tribunal, rebaptisé entre-temps « Congrès sur la politique gouvernementale à l'égard des étrangers et contre les atteintes aux droits de l'homme », s'est tenu du 3 au 5 juin 1983 à Francfort et à rassemblé 1 000 participants venant de toute la RFA et de Berlin, qui ont débattu trois jours durant de l'ensemble des problèmes de l'immigration en Allemagne. Plusieurs décisions ont
- approbation de l'Appel de Francfort exigeant le retrait des projets gouvernementaux, liberté totale en matière de droit d'asile, égalité sociale, juridique et politique entre les Allemands et les immi-
- fondation d'un comité de coordination des initiatives contre la xénophobie, dont le siège est à Francfort ;
- préparation par ce comité d'une marche sur Bonn ;
— préparation par un groupe d'immigrées d'un Congrès des femmes immigrées.
Près d'un an plus tard, on peut tirer un bilan provisoire du congrès de Francfort. Dans certaines villes, l'Appel est bel et bien devenu la plate-forme commune du mouvement. Des villes comme Ham-
Cologne et Berlin entre connaissent une activité importante dans
Jeunes immigrés de la seconde génération en RFA. (DR)
Jusqu'ici, la marche n'a pas eu lieu, faute, jusqu'à présent, de l'existence de conditions d'organisation suffisantes. C'est cependant à cet effet que s'est déroulée, du 10 au 17 mars 1984, une semaine d'action très diversifiée, qui a permis de mettre en accusation la politique gouvernementale en matière de droit d'asile et d'immigration, ainsi que la xénophobie. Dans ce cadre, des manifestations régionales ont eu lieu dans trois villes, Stuttgart (2500 participants), Cologne (1 800) et Berlin-Ouest (3 000)
Malgré le faible nombre de manifestants, on peut considérer que cette semaine d'action a été un succès, car c'est la fois qu'une avait lieu simultanément dans tout le pays et obtenait une telle publicité. Le porte-parole du gouvernement a même dû prendre position pour défendre la politique de Kohl, n'hésitant pas à déclarer que cette campagne ne pouvait que nuire aux étrandonnant trop de publicité à ce Le GIM a été à la pointe du combat, tant à l'échelle nationale que locale (notamment lors des manifestations de Berlin, de Cologne et de Stuttgart), cette participation s'étant plus particulièrement concrétisée par des prises de paroles de militant du GIM lors des rassemblements de Cologne et de Berlin.
Pour sa part, le congrès des femmes immigrées a eu lieu huit jours après la fin de la semaine d'action, du 23 au 25 mars, à Francfort. Une fois encore, des militantes du GIM, parmi lesquelles des immigrées, ont pris part à la préparation de ce congrès.
ATTITUDE TIMORÉE DU DGB En l'état actuel des choses, le problème de la résistance aux projets gouvernementaux est avant tout d'ordre politique. Dans les organisations politiques en effet, le travail immigré est conçu comme une tâche parmi tant d'autres, faute de comprendre que ce travail est l'affaire de tous. Cela est particulièrement sensible dans les syndicats. Dans un premier temps, le DGB (la centrale syndicale allemande) s'est montré hostile à l'emploi des immigrés, de peur qu'il n'y ait là un facteur de baisse des salaires. Par cette attitude, il est parvenu, volontairement ou non, à obtenir la parité salariale pour les immigrés. Mais cette hostilité continue encore à se manifester, notamment à travers l'idée que « ce sont les entreprises qui sont allées chercher les immigrés chez eux et que les patrons devraient être contents d'avoir des Turcs ».
Des années durant, le DGB a avalisé la politique gouvernementale de l'immigration et, aujourd'hui encore, il reste favorable à une réduction de l'emploi des immigrés. Bien que ces dernières années les immigrés aient été aux avant-postes de toutes les luttes syndicales, ils sont encore considérés dans les syndicats comme de simples cotisants (pourtant, leur taux de syndicalisation est parfois supérieur à celui des Allemands). La lutte pour les 35 heures sans réduction de salaire avec embauches correspondantes, la plus importante lutte en Allemagne fédérale depuis la guerre, illustre bien les erreurs commises par la direction syndicale à l'égard des immigrés, qui sont très sceptiques vis-à-vis de cette revendication et ne pensent pas que cette bataille puisse leur apporter quoi que ce soit
Il y a certes des prises de position très positives dans les syndicats. Dans certains milieux du DGB on revendique même le droit de vote pour les immigrés aux élections municipales. Mais, en même temps, on néglige la réalité de la discrimination juridique dont sont victimes les immigrés et l'affaiblissement de la capaci té de lutte des syndicats qui en découle. C'est la raison pour laquelle les marxistes révolutionnaires ont voulu replacer la semaine d'action contre la xénophobie dans ce contexte et militent en fait pour le renforcement des luttes syndicales lorsqu'ils avancent le mot d'ordre d'égalité des droits pour les immigrés.
Aujourd'hui, projets anti-immigrés sont dans les tiroirs du Ministère, et la coalition bourgeoise au pouvoir demeure partagée sur cette question. Pour empêcher le vote d'un projet de loi, il faut donc une campagne contre la xénophobie plus large encore, dans laquelle les syndicats doivent jouer un rôle moteur.
Friedrich MUEHLEISEN, Francfort, 29 mars 1984.