populations de l'Angola (UPA), ancêtre du FNLA de Roberto Holden. Ce mouvement régionaliste regroupant surtout des Angolais du nord, d'ethnie Bacongo, dont beaucoup étaient réfugiés au Zaïre, organisa dans les années 1960 un
Gouvernement révolutionnaire angolais en exil (GRAE), dans lequel Savimbi occupa le poste de ministre des Affaires étrangères pendant quelque temps, et qu'il quittera en 1964. Deux ans plus tard, en 1966, bénéficiant notamment des facilités de circulation accordées par l'indépendance de la Zambie voisine, l'UNITA sera créée par Savimbi dans la région de Moxico, en Angola. Les premières proclamations de l'UNITA, qui obtiendra une petite aide de la Chine, sont assez radicales. Durant les années 1970, sa propagande insiste sur le caractère « marxiste-léniniste » du mouvement, pour bénéficier du soutien des organisations pro- chinoises qui dénoncent le MPLA comme étant pro-soviétique. Pourtant, les actions militaires de l'UNITA contre les troupes portugaises ne furent jamais à la hauteur de ses prétentions. Cette organisation continuera d'exercer, par ailleurs et jusqu'à aujourd'hui, une influence principalement régionale dans le centre et
1972, passé un accord tacite avec l'armée coloniale portugaise pour combattre le
MPLA. Dans un échange de correspondance avec les autorités coloniales, Savimbi écrivait : « En ce qui nous concerne, nous désirons de façon décisive l'éradication de la guerre dans ce secteur est. Nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour affaiblir les forces de l'ennemi commun. (...) Notre analyse nous a permis de désigner le MPLA comme le principal obstacle à la paix, non seulement dans l'est, mais sur tout le territoire de l'Angola. » (Afrique-Asie, 8 juillet 1974).
Malgré son verbiage anti-Blanc et anti-Métis, l'UNITA s'alignera en 1974 sur l'option néo-colonialiste du Président portugais Spinola, en se prononçant pour
« une indépendance totale, mais qui doit être progressive et préparée » et contre toute idée d'indépendance immédiate (O Seculo Ilustrado, Lisbonne, 21 septembre 1974). Pour cela, dès le 24 avril 1974, l'UNITA bénéficia du soutien de certains colons blancs, et Savimbi entretiendra de bons contacts avec le groupe ultra-réactionnaire du Front uni angolais (FUA) de l'ingénieur Fernando Falcao organiser « un coup d'Etat pour mettre Jonas Savimbi à la présidence de la
1975 à Luanda à la suite des accords de décolonisation signés à Alvor, l'UNITA se prononcera contre les grèves et les mobilisations de masse, tout en relâchant tactiquement ses liens trop voyants avec les colons blancs. Après la bataille de
Luanda, qui vit les masses populaires lutter aux côtés du MLPA contre les forces réactionnaires du FNLA et de l'UNITA et l'éviction des forces du FNLA de la capitale, l'UNITA et le FNLA, encadrés par des agents de la CIA américaine, participeront au soutien de l'invasion sud-africaine pour tenter de renverser le gouvernement formé par le seul MLPA. A ce propos, Savimbi affirma : « Un beau jour j'apprends que les Sud-africains sont entrés en Angola avec leurs blindés. (...) Puisque l'erreur avait été commise, alors autant en profiter, aller jusqu'au bout, que les Sud-africains prennent Luanda, puis qu'ils se retirent et nous
Sud que les Etats-Unis et les pays occidentaux présentent aujourd'hui comme un
L'UNITA, UNE GUÉRILLA RÉACTIONNAIRE le sud-est du pays, où dominent les Ovibundu.
Un ancien membre de l'OAS,
République angolaise » (idem).
laissent l'occuper. » (cité par Afrique-Asie du 14 avril 1980).
groupe de « combattants de la liberté ».
L'actuel responsable de l'UNITA, Jonas Savimbi, fut membre de l'Union des
A la chute de la dictature portugaise, l'on apprendra que l'UNITA avait, dès le colonel Armand, révélera alors qu'il devait
Uni avec le FNLA et le MPLA dans le gouvernement de transition installé en
C'est ce mouvement, régionaliste, pro-impérialiste et aligné sur l'Afrique du