Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

TUNISIE

Déclaration du Secrétariat unifié de la IVe Internationale

· Inprecor n° 176, 25 juin 1984 · p. 24 · 321 mots

Maghreb IVe Internationale

Tunisie, puis au Maroc, pour mettre en échec dans ces deux pays une politique gouvernementale dictée par le Fonds monétaire international (FMI), qui consistait principalement à provoquer une hausse brutale des prix des denrées de première nécessité, c'est-à-dire à affamer des masses populaires déjà bien pauvres, pays impérialistes, ont été contraints de reculer et de supprimer les mesures en question, reconnaissant ainsi implicitement la légitimité du soulèvement populaipays des militants politiques ou syndicaux, ainsi que des jeunes, souvent adolescents, accusés d'avoir rejoint la majorité de leurs concitoyens dans la rue et de s'être révoltés contre des symboles du pouvoir et de la richesse. Les conditions dans lesquelles se déroulent ces procès, aussi bien au Maroc qu'en Tunisie, sont absolument scandaleuses et dénoncées en tant que telles par les associations dévolonté d'intimider leurs populations. Premiers verdicts : au Maroc, plusieurs dizaines de condamnations à des peines allant souvent jusqu'à 15 ans de prison !

En Tunisie, pays prétendument démocratique, des dizaines de condamnations aux travaux forcés pour des durées variant entre 6 et 30 ans et, surtout, dix condamnations à mort « pour l'exemple », de jeunes dont les âges varient entre 19 vengeresses, et appelle l'ensemble des forces démocratiques et ouvrières à se mobiliser dans tous les pays pour obliger les gouvernements du Maroc et de Tunisie à reculer une nouvelle fois et à libérer l'ensemble des participants des émeutes de afin de « réduire le déficit budgétaire ».

re. Ce faisant, ils n'en préparaient pas moins leur vengeance.

mocratiques des pays concernés.

la faim qui ont été arrêtés, inculpés et condamnés.

Dans les deux pays, les gouvernements, bien que jouissant du soutien des Aujourd'hui, une série de mises en scène judiciaires frappent dans les deux Les verdicts sont à la mesure de la grande peur des gouvernements et de leur La IVe Internationale dénonce ces farces judiciaires et ces condamnations

Secrétariat unifié (SU) de la IVe Internationale, 7 juin 1984

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