Réussite du boycott des élections Le 2 novembre 1983, le Premier ministre sud-africain, P.W. Botha, faisait avaliser par une majorité des deux-tiers de l'électorat blanc (le seul convié à voter) ses projets constitutionnels (cf. Inprecor numéro 163 du 19 décembre 1983). La réforme approuvée par ce référendum renforce le pouvoir du Président et crée un Parlement à trois chambres distinctes : une pour les Blanes (la plus grande), une pour les Métis et une pour les Indiens. Les 24 millions de Noirs demeurent exclus de toute représentation. Pour P.W. Botha, il s'agit d'une opération de grande envergure. Tandis qu'il engageait une ofmilitaro-diplomatique en tion de ses voisins, il lui fallait répondre aux mobilisations croissantes des masses noires, tant sur le terrain de leur oppression nationale que sur le terrain so-
Dnr 14/15
REFORMA GZY SUPERWYZYSK?
Akord gobalry w Rumuna
WALKI ROBOTNIK OW NA ZACHODZE « INPREKOR » POLONAIS NUMÉRO 14-15 EST PARU Au sommaire de ce numéro de l'été 1984, on trouvera un dossier
Le premier volet a été couronné par les accords avec le Mozambique et l'Angola, et Botha en a profité pour effectuer une tournée des capitales européennes, de conforter son image de réformateur. Quant au second, l'échec est cuisant. Malgré la mise en œuvre de moyens considérables, les « votes spéciaux » destinés aux électeurs ne pouvant se rendre aux urnes, la participation n'a pas atteint un seuil qui donne la moindre crédibilité à ces chambres-croupion. Les élus métis — essentiellement des membres du Parti travailliste d'Allan Hendrickse - n'ont reçu les suffrages que de moins de 18% de leurs électeurs potentiels. La participation est encore inférieure dans l'électorat indien. L'amertume de Botha transparaît dans son premier commentaire : « Bon nombre de Métis montrent encore peu d'intérêt pour l'exercice de leurs droits politiques. » Il est certain que le type de « droits » que l'apartheid leur propose ne risque pas de susciter l'intérêt des masses
La réponse des opprimés d'Afrique du Sud est claire. Par leurs mobilisations, leurs meetings et leurs manifestations, ils ont réaffirmé leur refus de collaborer avec le régime raciste et ses marionnettes. Les chiffres officiels font état de 630 000 lycéents et étudiants noirs qui boycottent leurs cours. Les affrontements se sont multipliés dans les ghettos noirs. Les masses opprimées ont montré leur intérêt pour le boycott prôné par les différentes organisations en lutte contre l'apartheid, telles que l'UDF, le National l'Azapo, les syndicats indépendants, etc. Le ministère de la Loi et l'Ordre ne s'y est pas trompé, qui a procédé à plusieurs centaines d'arrestations préventives en raison révolutionnaire et de la situation d'instabilité qui prévalent ». La manœuvre de séduction a échoué et le régime raciste n'évitera pas un affrontement avec les masses noires d'Afrique du Sud, malgré les contacts plus ou moins discrets pris avec le Congrès national africain (ANC), illustrés par la toute récente entrevue entre un représentant sud-africain et Joe Slovo, l'un des dirigeants de retraçant l'histoire de la lutte des prisonniers politiques et faisant le point sur la répression ; un ensemble d'articles traitant des réformes du travail en Pologne et en Roumanie et présentant les luttes ouvrières contre ces dispositions ; un dossier consacré aux luttes ouvrières d'Europe capitaliste (la grève des métallos de RFA pour les 35 heures, la coordination des conseils d'usine d'Italie, la lutte des sidérurgistes de Sagunto en Espagne, la grève des mineurs britanniques).
Prix d'un numéro: 15 francs.
Abonnement d'un an (6 numéros) :
75 francs. A commander à « Inprekor », PEC, 2, rue Richard-Lenoir, 93100 Montreuil, France.
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