LIVe Internationale forters Party (SVP des Elast la camien de dinen me. ORS de sa réunion du mois de septembre 1984, le Secrétariat unifié (SU) de la
/ née par le Socialist Workers Party (SWP) des Etats-Unis contre une action en justice qui leur est intentée par Alan Gelfand et d'autres personnes. Cette réunion décida de demander au SWP la rédaction d'un article pour expliquer la situation de cette affaire. L'article que nous publions ci-dessous est initialement paru dans Intercontinen-
Le 24 octobre dernier a marqué le dans les processus de prise de décision des tal Press, une revue publiée à New York, en date du 12 novembre 1984. Doug JENNESS premier anniversaire de la dience judiciaire à la suite d'une action en justice lancée il y a plus de cinq ans contre le Socialist Workers Party (SWP) et le tribunal n'a toujours pas rendu son jugement. L'action judiciaire, initiée en juillet 1979 par Alan Gelfand, un avocat employé par le comté de Los Angeles, constitue l'élément majeur d'une campagne internationale de harcèlement dirigée contre le SWP et la IVe Internationale, campagne qui constitue depuis presque dix ans l'activité principale du Parti ouvrier révolutionnaire (WRP) britannique et de son organisation sœur aux Etats-Unis, la Ligue ouvrière (WL) (1).
Gelfand, qui a adhéré au SWP en 1976 pour le saboter de l'intérieur, en fut exclu en janvier 1979 après qu'il eut déposé un dossier légal au tribunal fédéral, dans lequel il accusait le SWP d'être une agence du Bureau fédéral d'investigation (FBI). Cette calomnie est au cœur de l'opération de déstabilisation menée par le WRP-WL contre le SWP. Suite à l'exclusion de Gelfand, le WRP-WL commença son action en justice contre le SWP, demandant à un juge fédéral qu'il destitue la direction du parti et réintègre Gelfand comme membre. Les falsifications mises en avant pour justifier cette demande reposent sur les affirmations selon lesquelles Gelfand aurait été exclu par des agents du gouvernement US qui auraient pris le contrôle du SWP. Il prétend que ses droits constitutionnels ont été violés, et le WRP-WL présente son action en justice comme un cas significatif de défense des droits civiques.
Si le tribunal devait trancher en faveur de Gelfand, cela représenterait un grave coup porté au droit à la liberté d'association reconnu par la Constitution, au droit fondamental d'un parti politique de déterminer qui peut en être adhérent et de choisir librement sa propre direction. Cela signifierait que le gouvernement peut déterminer si les activités d'un parti politique sont conformes ou non à son programme déclaré et à ses buts historiques. La porte serait ainsi ouverte à l'intervention du gouvernement
ETATS-UNIS
La défense du SWP
contre les attaques de la
justice américaine
des organisations civiques et d'organisations similaires.
LE TRIBUNAL N'A PRIS AUCUNE DÉCISION Durant quatre ans, la juge du tribunal d'instance, Mariana Pfaelzer, a rejeté tous les efforts du SWP pour obtenir qu'il ne soit pas donné suite à la plainte, en affirmant que Gelfand avait droit à « sa journée au tribunal ». Tandis que Pfaelzer tardait à fixer une date pour le procès, le SWP était obligé de consacrer des ressources financières et humaines importantes pour se défendre. Par exemple, les avocats de Gelfand, le cabinet Fisher et Moest de Los Angeles, ont cité à comparaître, sous peine d'amende, beaucoup de membres du SWP, afin d'enregistrer plus de 350 heures de témoignages. Ce harcèlement ne servait pas seulement à épuiser les ressources du SWP, mais à obtenir un « procès-verbal officiel du tribunal » qui pourra être publié de façon sélective à une
Le procès a finalement commencé, en mars 1983, à Los Angeles. Dans les jours qui l'ont précédé et au cours de son déroulement, une campagne nationale soutenue par des syndicalistes et des militants pour les droits et les libertés civiques a exigéque Pfaelzer mette fin à l'ingérence des tribunaux dans le fonctionnement interne du SWP et ne prenne pas en compte l'action de Gelfand. Cette pression publique contribua à la reconnaissance, par Pfaelzer, à la fin du procès, que Gelfand n'avait jamais apporté « la moindre preuve » pour appuyer son accusation calomnieuse suivant laquelle les dirigeants élus du SWP auraient été des agents du FBI. Elle déclara à Gelfand et à ses avocats : « Vous n'avez rien prouvé de ce que vous aviez dit que vous alliez prouver. Rien ... Je ne peux que supposer qu'il y a eu, quelque part, un motif de vouloir paralyser le Socialist Workers Party. Je ne sais pas combien le parti politique rival (le WRP-WL) a payé pour les honoraires de vos avocats. Je suppose que cette question sera soulevée dans une autre réunion ... Toute la tournure des faits m'amène à mettre en question les motifs de l'action. Si j'avais été confrontée à une seule preuve (que les dirigeants du SWP) sont des agents du gouvernement, cela aurait créé une situation entièrement différente. Il n'y a pas une seule preuve qui m'ait été fournie. »
Mais, malgré ces déclarations, Pfaelzer n'a pris aucune décision. Au cours d'une audience dans un tribunal fédéral, deux semaines après le procès, elle devait déclarer qu'elle examinerait favorablement une demande du SWP exigeant qu'elle contraigne Gelfand et ses avocats à payer les honoraires et les dépenses légales du SWP. Le SWP a ensuite déposé une telle demande, mais Pfaelzer n'a toujours pas pris de décision concernant la plainte de Gelfand, ni concernant la demande du SWP pour le payement de ses honoraires legaux et ses dépenses. Malgré le fait qu'elle reconnaît que Gelfand n'a apporté aucune preuve, elle refuse néanmoins de trancher.
Un aspect très important de l'action judiciaire entamée par Gelfand est la tentative de la part du département américain de la Justice d'amener Pfaelzer à prendre une décision de grande envergure, qui donnerait au FBI des droits légaux et sans restriction l'autorisant à utiliser des mouchards et des provocateurs contre le SWP et d'autres organisations ouvrières. Pour appuyer son affirmation suivant laquelle la plainte de Gelfand serait dirigée contre des agents gouvernementaux, le WRP-WL a fait citer comme accusés le FBI et la CIA. Mais ils n'étaient des accusés que dans le sens très formel du terme. Durant quatre ans, les avocats du gouvernement sont demeurés les bras croisés. Ils étaient satisfaits que Gelfand, avec l'aide de l'étude Fisher et Moest et la complicité de Pfaelzer, fasse un bon travail de harcèlement du SWP.
Mais, après le procès de mars 1983, alors que l'opération de déstabilisation semblait prendre fin, les porte-parole du FBI et de la CIA sont entrés en scène. Ils ont déposé un dossier en justice réclamant que la juge Pfaelzer émette un avis affirmant que l'utilisation d'indicateurs à l'intérieur de partis politiques comme le SWP « ne constitue pas une violation des droits de l'individu » et « ne peut pas être interdit ». Ils lui ont demandé de décider que « l'identité des indicateurs qui ont agi à l'intérieur du Socialist Workers Party soit protégée de toute divulgation au nom de l'immunité de l'indicateur ». Plus d'un an après cette démarche, la juge Pfaelzer n'a toujours pas donné d'avis sur les demandes du gouvernement.
1. Le courant healyste, du nom de son dirigeant britannique Healy, n'a pas participé, à la différence du SWP américain par exemple, à la réunification de la IVe Internationale de 1963. Dès cette date, il commença à mener campagne contre le SWP et la IVe Internationale à partir de positions ultra-sectaires qui prirent corps autour de la révolution cubaine notamment. La dégénérescence politique de ce courant alla en s'accélérant pour en arriver très rapidement à substituer les méthodes policières et les dénonciations calomnieuses à tout débat politique, et devenir une petite machine de guerre dirigée contre la IVe Internationale.
Malgré leur prétention de vouloir défendre des « droits constitutionnels » et leurs protestations relatives à la présence d'agents gouvernementaux au sein du SWP, Gelfand et le WRP-WL n'ont pas condamné cette attaque contre les droits démocratiques. Les questions en jeu que le gouvernement a portées devant le juge sont exactement celles qui cœur de l'action du SWP contre le FBI, la CIA, le Service d'immigration et de naturalisation et d'autres agences fédérales. Cette action, connue sous la dénomination « Le SWP contre l'Avocat général (le ministre de la Justice, ndlr.) », est devant les tribunaux depuis 1973. Le procès fut présidé par le juge Thomas Griesa en 1981, qui n'a pas encore donné son jugement et refuse toujours de dire
Au cours du procès du mois de mars 1983, Gelfand a admis devant le tribunal qu'il avait collaboré avec des dirigeants du WRP-WL durant au moins sept mois avant son exclusion du SWP. Il a affirmé sous serment que le dirigeant de la WL, David North, avait promis de collecter de l'argent pour appuyer son action en justice. Le WRP-WL a aussi donné de la publicité au cas de Gelfand dans sa presse. Il y a plusieurs décennies, le WRP, appelé à cette époque Ligue ouvrière socialiste (SLL), était une organisation marxiste qui appartenait à la IVe Internationale. Comment a-t-elle donc dégénéré pour devenir l'organisation anti-ouvrière qu'elle est aujourd'hui?
LA RÉVOLUTION CUBAINE
CONSTITUE LA PIERRE DE TOUCHE
DE L'ÉVOLUTION DU WRP La clef pour comprendre la dégénérescence du WRP est sa répudiation de la révolution cubaine de 1959. Gerry Healy et son groupe affirmaient à cette époque, et affirment encore, que l'équipe de dirigeants autour de Fidel Castro n'était pas composée de révolutionnaires, et qu'ils n'ont pas conduit la révolution cubaine vers le renversement des rapports de propriété capitalistes, mais qu'ils ont plutôt établi un régime capitaliste semblable à ceux de Tchiang Kai-chek en Chine et de Jawaharlal Nehru en Inde. Les healystes ont maintenu que des révolutions socialistes ne sont possibles que dans la mesure où elles sont dirigées par des partis trotskystes. Autrement dit, quand la lutte des classes vivante s'est montrée différente du schéma healyste, ils ont résolu la contradiction en niant la réalité.
Au contraire, le SWP et la IVe Internationale ont salué la révolution cubaine et sa direction révolutionnaire comme un pas en avant historique pour la classe ouvrière au niveau mondial. La position sectaire des healystes envers Cuba les a bientôt amenés sur des positions sectaires par rapport à la révolution algérienne dans les années 1960 et à la révolution coloniale en général, de même que face au Parti travailliste en Grande-Bretagne et à la montée du nationalisme noir révolutionnaire aux Etats-Unis. Leur répudiation de la révolution cubaine se situe au cœur de leur rapide dégénérescence. S'opà une authentique ouvrière ne peut pas avoir d'autres conséquences que de faire dérailler un parti qui se réclame des travailleurs. En ne corrigeant pas leur position erronée sur la révolution cubaine et sa direction mais, au contraire, en se cramponnant à cette position, les healystes se sont de plus en plus écartés du marxisme.
HEALY MONTE DE FAUSSES CONTRE JOSEPH HANSEN A partir du début des années 1960, les healystes ont essayé de cacher leur rupture avec le marxisme en menant une campagne au vitriol contre le SWP et la IVe Internationale. Cette campagne a pris un tournant nouveau et insidieux 1975, quand le WRP affirma que Joseph Hansen, qui fut pendant de longues années un dirigeant du SWP et de la IVe Internationale, avait été complice dans l'assassinat, en 1940, du dirigeant révolutionnaire russe Léon Trotsky. Hansen était l'auteur d'un grand nombre des principales résolutions et des articles publics du SWP sur la révolution cubaine. Il était secrétaire de Trotsky au moment de l'assassinat, dont il a été démontré de façon incontestable qu'il fut de la responsabilité des services secrets de Joseph Staline. Les assassinats constituent depuis longtemps une des méthodes staliniennes pour se débarrasser des opposants politiques dans le mouvement ouvrier. L'accusation healyste allait d'ailleurs de pair avec celle faite par les staliniens au moment de l'assassinat. Pour détourner l'attention de leur propre responsabilité, ils affirmèrent que Trotsky avait été tué par un de ses propres partisans. Quand George Novack, un autre dirigeant de longue date du SWP, écrivit un article en défense de Joseph Hansen, il fut lui aussi accusé d'être
« complice » des services secrets soviétiques. Les healystes ont ensuite ajouté à leur campagne de calomnies l'accusation selon laquelle Hansen était un agent du FBI. La presse du courant healyste a publié articles sur articles et brochures sur brochures afin de présenter des « documents » et des « preuves » pour soutenir leurs fausses accusations. Mais il n'y avait même pas ne serait-ce qu'un morceau de vérité dans tout cela, qui n'était qu'un tissu de mensonges de bout en bout.
La campagne du WRP-WL se base sur l'idée que si un mensonge est répété sans arrêt et diffusé largement, quelques imbé ciles se convaincront qu'il doit y avoir un élément de vérité. Mais quand ils ont présenté toute leur accusation devant le tribunal, même la juge Pfaelzer a dû admet-
Diane Jacobs/Militant tre qu'ils n'avaient pas « apporté une seule preuve que ces gens sont des agents du gouvernement ». Depuis le début, le SWP a mené une contre-offensive contre cette campagne de calomnies. plusieurs articles importants pour démontrer le caractère falsifié de toute cette campagne. Ces articles, ainsi qu'un grand nombre de déclarations et articles de dirigeants et de sympathisants de la IVe Internationale et de dirigeants de groupes se réclamant du trotskysme ont été publiés dans une brochure intitulée Le grand mensonge de Healy, la campagne de calomnies contre Joseph Hansen, George Novack et la IVe Internationale (2). Un meeting de 1 200 personnes fut organisé à Londres, en janvier 1977, où des dirigeants de la IVe Internationale et d'autres orateurs ont condamné la campagne de
Quand Hansen est mort, au début de 1979, les healystes ont lancé l'accusation laquelle il avait recruté et 2. Cette brochure est toujours disponible aux éditions Pathfinder Press, 410 West Street, New York, N Y 10014, au prix de 4 dollars (36
mé un groupe plus jeune d'agents gouvernementaux et les avait installés aux positions de responsabilité à la direction du SWP! Avec cette accusation fausse, les healystes ont pu continuer leur campagne de calomnies contre le SWP. Ils n'ont pas diminué leur torrent de mensonges. Leur campagne de harcèlement contre la IVe Internationale, le SWP et d'autres groupes reste d'ailleurs leur seule raison d'être. Un de leurs moyens pour essayer de déstabiliser la IVe Internationale a été de tailler leurs calomnies sur mesure, afin de donner un écho déformé des discussions politiques qui ont lieu au sein de la IVe Internationale.
Par exemple, l'extension de la révolution cubaine au Nicaragua et à la Grenade et le développement de la lutte révolutionnaire au Salvador ont constitué un nouveau test pour les révolutionnaires. Ces événements ont créé une discussion qui se poursuit, et de nouvelles divisions parmi les révolutionnaires, sur les leçons qu'il convient de tirer de ces révolutions et l'orientation qu'il faut avoir par rapport à leurs directions. Ces leçons ont été le thème d'un discours fait par Jack Barnes, secrétaire national du SWP, en décembre 1982, intitulé « Leur Trotsky et le nôtre : la continuité communiste aujourd'hui », qui a été ensuite publié dans le numéro d'automne 1983 de New International, une revue publiée par des dirigeants du SWP et de la Ligue ouvrière révolutionnaire, section canadienne de la IVe Internationale. Des militants de la IVe Internationale ont exprimé des opinions très diverses sur le discours de Barnes, y compris certaines qui étaient critiques.
Le WRP-WL, pour ses propres fins anti-ouvrières, est tout de suite intervenu dans cette discussion entre révolutionnaires en cherchant à la perturber par sa campagne de calomnies. Les arguments politiques healystes sont destinés à faire écho de façon superficielle à certaines des positions soulevées dans la discussion par ceux qui ne sont pas d'accord avec le SWP. Mais le WRP-WL tord ses accusations pour arriver à la conclusion que la raison pour laquelle les dirigeants du SWP ont tort, c'est parce qu'ils sont des agents du FBI. Les healystes ont publié une brochure sur le discours de Barnes,
Un provocateur s'attaque au trotskysme, dans laquelle ils accusent :
sépare le SWP d'aujourd'hui du trotskysme. Pas une seule des conceptions programmatiques sur lesquelles la IVe Internafut fondée est encore acceptée par le SWP : pas celle de la révolution permanente, ni celle du rôle contre-révolutionnaire du stalinisme et de la nécessité de la révolution politique, ni celle du rôle historique décisif du trotskysme. Dans sa forme actuelle, le SWP représente l'antithèse du parti fondé il y a 45 ans par James P. Cannon dans la collaboration la plus étroite avec Léon Trotsky. » Leur affirmation que le SWP a substitué « le castrisme au marxisme révolutionnaire » constitue un axe central de la brochure. La conclusion tirée par les healystes est que « la ligne politique des dirigeants du SWP ne contredit pas leur rôle comme agents gouvernementaux, mais au contraire le confirme » Ils critiquent les révolutionnaires qui sont en désaccord avec les positions du SWP parce qu'« ils sont incapables d'expliquer l'évolution politique du SWP ». LARGE SOUTIEN POUR LA DÉFENSE
La bataille pour défendre le SWP contre le procès intenté par Gelfand, qui est actuellement au centre de la campagne healyste de déstabilisation, se poursuit. A tout moment, la juge Pfaelzer peut prendre une décision favorable à la fois à Gelfand et au gouvernement américain, donnant ainsi le feu vert aux tribunaux et au département de la Justice pour renforcer leur harcèlement contre le SWP et d'autres organisations ouvrières. Le SWP, aidé par le Fonds de défense des droits politiques et par d'autres défenseurs de la Charte des droits, mène une campagne pour défendre ses droits constitutionnels et pour aider à décourager des actions en justice similaires contre d'autres organisa-
Dans la période du procès de mars 1983, d'importants rassemblements de protestation ont été organisés dans une cinquantaine de villes aux pour exiger que la juge arrête l'intervention non constitutionnelle des tribunaux dans le fonctionnement du SWP et qu'elle déboute Gelfand. Des dizaines de responsables syndicaux, de dirigeants du mouvement pour les droits civiques, de militantes pour les droits des femmes, de militants pour les libertés démocratiques et de représentants d'organisations politiques y ont pris la parole ou ont envoyé des messages de soutien. Parmi les responsables syndicaux qui ont déclaré leur soutien à ce principe du Premier amendement (de la Constitution des Etats-Unis, ndlr.), il y a eu Anthony Mazzocchi, ancien vice-président du Syndicat des travailleurs du pétrole, de la chimie et du nucléaire, Victor Reuther, ancien directeur, aujourd'hui à la retraite, du département des Affaires internationales du Syndicat unifié des travailleurs de l'automobile, et David Dyson, représentant national du Syndicat unifié du textile, qui est aussi secrétaire du Comité national des syndicalistes pour la démocratie et le respect des droits humains au Salvador.
Mazzocchi a déclaré que « ce cas menace de créer un précédent d'ingérence gouvernementale dans n'importe quelle organisation, depuis l'Association nationale pour la promotion des gens de cou-
(NAACP) jusqu'à l'Organisation nationale des femmes (NOW) ou le Comité des syndicalistes pour la démocratie et le respect des droits humains au Salvador ». Il a également affirmé que l'allégasuivant laquelle le gouvernement américain aurait pris le contrôle du SWP « est contredite par toutes les activités de cette organisation ». Julian Bond, membre de la Chambre des députés de l'Etat de Georgie, et Ronald Dellums, membre de la Chambre fédérale des députés, se sont aussi joints à la défense. Dellums a notamment déclaré que « l'ingérence judiciaire dans les affaires internes d'une organisation basée sur l'adhésion volontaire met en péril le droit de parler et de se rassembler librement. Le droit des citoyens libres de s'organiser sur le plan politique indépendamment des intrusions gouvernementales represente un droit fondamental qui doit être préservé ». Ring Lardner Jr., un des dix scénaristes de Holemprisonné au moment de la chasse aux sorcières dans les années 1950, a aussi apporté son soutien. En juillet 1984, William Smith, un avocat de Los Angeles, a envoyé une lettre à plusieurs autres avocats pour fortement recommander qu'ils soutiennent la bataille du SWP. Smith joue un rôle actif dans la lutte pour empêcher la réimposition de la conscription et a défendu ceux qui ont refusé de s'inscrire pour le service militaire.
« Vous n'avez probablement pas entendu parler du cas Gelfand, écrit Smith. Et même si vous en avez entendu parler, vous avez peut-être, comme moi, eu la réaction initiale de l'écarter comme non pertinent. Ou tout simplement encore
June lutte sans importance entre groupes sectaires. Mais j'ai décidé de prendre le temps de regarder cette affaire de plus près. Ce faisant, je suis devenu convaincu qu'il y a des enjeux très importants. » Après avoir décrit le cas, Smith a expliqué : « Gelfand avait derrière lui des partisans très puissants, avec des fonds apparemment sans limites; il a pu utiliser l'autorité du tribunal pour tenter de détruire une organisation politique légitime. » Faire connaître les faits et les enjeux de ce cas demeure nécessaire, afin de repousser cette attaque contre les droits démocratiques et porter un coup dur à la tentative de déstabilisation healyste.
Doug JENNESS, Intercontinental Press, New York, 12 novembre 1984.