Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

ISRAEL

Des soldats contre l'occupation du Liban

Inprecor n° 189, 4 février 1985 · p. 25-26 · 407 mots

Liban

Le mouvement des soldats contre la guerre au Liban, Yesh Gvoul (Il y a une limite) ne fait peut-être plus la « une » de la presse israélienne, mais l'action de refuser d'effectuer ses périodes militaires au Liban est, elle, plus populaire que jamais. Selon l'hebdomadaire de l'armée, Bama' hane, 17 % des jeunes recrues soutiennent les « Insoumis du Liban ». Dans les unités de réserve, le nombre de soldats qui troucombine quelconque pour ne pas avoir à servir au Liban atteint parfois les 30 %. Quant à ceux qui soutiennent la présence de l'armée israélienne sur le territoire libanais, ils n'atteignent pas les

C'est ce qui explique qu'au cours des dernières semaines, il y a de nouveau en permanence, dans la prison militaire numéro 6, une demi-douzaine de soldats de réserve jugés pour avoir refusé d'aller au

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Liban. Le dernier en date est le professeur Amit, directeur du département de Phyde l'Université hébraïque de Jérusalem et vice-président de la prestigieuse Association pour la défense des droits civiques, condamné à 14 jours de prison militaire pour avoir refusé de rejoindre

Cette popularité grandissante de l'insoumission est en relation directe avec l'impopularité de la présence israélienne au Liban, celle-ci étant le produit direct du nombre d'incidents et d'opérations contre les forces israéliennes - un minimum de trois opérations par jour reconnues par le porte-parole de l'armée — et du nombre de victimes israéliennes tuées ou blessées au cours de ces opérations.

Au sein même du gouvernement et des partis politiques qui avaient soutenu l'idée d'une présence israélienne limitée, au roins au Sud-Liban, ou l'idée d'un retrait conditionné par « des mesures de sécurité adéquates », une majorité se dégage maintenant qui exige de Shimon Peres et d'Itzhak Rabin de s'engager à un retrait rapide et inconditionnel sur les lignes militaires du 4 juin 1982, c'est-àdire celles d'avant l'invasion du Liban. Ils reprennent ainsi, avec deux ans de retard, les arguments de Yesh Gvoul et du Comité contre la guerre au Liban, à savoir qu'Israël n'a aucune chance de gagner quoi que soit par la présence de ses forces armées sur le territoire libanais. Les masses

Sont plutôt tout à y perdre. Reste à savoir si ces dernières seront capables d'imposer à leur gouvernement un retrait des forces du Liban, avant que l'on atteigne le chiffre de 700 soldats israéliens tombés pour l'utopie réactionnaire de Menahem Begin, d'Ariel Sharon et de

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