DE LA CHARTE 77 Dans le document 11/84, intitulé « Le droit à l'histoire », , nous avons attiré l'attention sur la falsification aboutissant à l'effacement de la mémoire historique de nos nations et à l'état alarmant de l'historiographie tchèque actuelle. Le document a été présenté comme le point de vue exclusif du groupe d'auteurs qui avaient comme but d'ouvrir la discussion à ce sujet. Le document a eu un écho important. (...) Dans une large mesure, le public laïc et semi-laïc y a réagi positivement. (...) La réaction des historiens professionnels, qu'ils soient officiels ou persécutés, vivant en Tchécoslovaquie et en exil, a été plus complexe. Dans l'ensemils s'accordent sur le fait que notre historiographie actuelle et notre conscience historique se trouvent dans un état consternant. (...) Mais, en même temps, ils opposent toute une série d'objections à proposée. Hélas, points de vue exposés ne donnent une vision cohérente, c'est pourquoi nous renouvelons notre appel et accueillerons et publierons toute analyse sérieuse sur cette problématique. (...)
Les porte-parole de la Charte 77, Prague, 26 septembre 1984, publié dans Infoch, septembre 1984. Josef Pekar (1870-1937). Historien tchèque, participa activement à la création de la 1re République. A propos du point auquel se réfèrent les quatre historiens, il y a en effet une confusion dans le texte « Le droit à l'histoire ». C'était en fait Pekar qui reprochait à Masaryk de donner trop d'importance au gieux, alors que lui-même insistait sur la pensée
3. La Montagne Blanche (6 1620) marque l'écrasement d'une tentative de révolte nationale tchèque qui avait commencé en mai 1618. Les Tchèques furent écrasés par les Autrichiens, qui dominèrent complètement le pays jusqu'en 1918.
4. Fondée à la fin de la guerre, en 1918, la 1re République exista jusqu'à l'entrée des troupes nazies à Prague, en mars 1939.