Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

GRANDE-BRETAGNE

Chronologie de la grève des mineurs

Inprecor n° 193, 1er avril 1985 · p. 20 · 1 129 mots

Syndicalisme Grande-Bretagne Femmes

Chronologie 5 mars. Grève dans le Yorkshire contre la fermeture annoncée du puits de Cortonwood.

6 mars. Le NCB annonce un plan de fermeture de puits qui impliquerait une baisse des capacités de production de 4 millions de tonnes et la perte de 20 000 emplois. Tous les mineurs du Yorkshire et d'Ecosse sont appelés par leurs syndicats régionaux à faire grève.

8 mars. La commission exécutive nationale du NUM donne son aval aux grévistes du Yorkshire et d'Ecosse, en promettant à l'avance son soutien à d'autres régions qui suivraient leur exemple.

12 mars. Des piquets volants venant des régions déjà

Kent, Durham) entraînent d'autres régions dans la lutte.

14 mars. Le NCB bénéficie d'une dé. cision des tribunaux interdisant aux mineurs du Yorkshire de constituer des piquets dans d'autres régions. 8 000 policiers sont envoyés dans le bassin du Nottinghamshire.

15 mars. Mort de David Jones, 24 ans, alors qu'il participe à un piquet de grève constitué pour convaincre d'autres mineurs de ne pas se rendre au travail.

26 mars. Le NUM interdit à la Confédération des syndicats britanniques (TUC) de se mêler de la conduite du conflit.

29 mars. Les dirigeants des syndicats des cheminots, des transports et de la sidérurgie s'accordent pour interdire les transports de charbon.

5 avril. Les mineurs Nottinghamshire décident de ne pas se joindre à la grève.

rassemblement national des femmes de mineurs à Barnsley, comptant 10 000 participantes.

23 mai. Echec des premières négociations entre le NUM et le NCB

25 mai. Des piquets volants essaient d'empêcher que des livraisons de coke ne quittent le dépôt d'Orgreave en direction

30 mai. Arthur Scargill est interpellé par les policiers à Orgreave.

8-13 juin. Reprise des négociations entre le NUM et le NCB, se soldant par un

15 juin. Mort d'un deuxième mineur, écrasé par un camion devant la centrale électrique de Ferrybridge.

18 juin. Affrontements importants entre des piquets de grévistes et les forces de l'ordre à Orgreave.

27 juin. Grève de 24 heures des cheminots, à Londres, pour soutenir les mineurs. Les dirigeants du Syndicat de la sidérurgie annoncent qu'ils accepteront du charbon de n'importe quelle provenance, pour maintenir la production d'acier.

de la grève des mineurs

5 juillet. Nouvelles négociations entre le NUM et le NCB.

9 juillet. Début d'une grève nationale des dockers, à partir d'un conflit local dû à la grève des mineurs.

18 juillet. Nouvel échec des négociations entre le NCB et le NUM. Scargill accuse le gouvernement de les avoir sabo-

21 juillet. Les dockers arrêtent leur 10 août. Un congrès extraordinaire du NUM rejette les plus récentes propositions du NCB et modifie les statuts du syndicat de manière à étendre ses pouvoirs disciplinaires.

août. Manifestation de 30 000 femmes de mineurs à Londres

23 août. Début de la deuxième grève 3 septembre. Le congrès annuel du TUC vote le soutien à la grève des mineurs, mais des syndicats clé, comme ceux des électriciens et des travailleurs des centrales électriques, sont en désac-

9-15 septembre. Nouvelle négociation entre le NCB et le NUM et nouvel

18 septembre. Fin de la deuxième grève des dockers.

28 septembre. Lors d'une consultation, le Syndicat des contremaîtres et des agents de sécurité (NACODS), dont le rôle est essentiel pour le travail des mineurs, autorise sa direction à appeler à une grève national, à une majorité de 82,5 %.

1er octobre. Vote massif de soutien aux mineurs au congrès du Parti travailliste, mais Neil Kinnock dénonce la violence des piquets de grève.

Scargill et le NUM sont cités pour outrage à tribunal pour avoir déclaré que la grève du Yorkshire était officielle malgré la décision d'un tribunal.

10 octobre. Amende de 200 000 livres (2,2 millions de francs) infligée au NUM pour outrage à tribunal. C'est la première d'une série d'actions en justice intentées au syndicat.

15 octobre. Echec des négociations entre le NUM, le NCB et le Service d'arbitrage des conflits du travail (organisme gouvernemental).

16 octobre. Le NACODS appelle à une grève pour le 25 octobre, menaçant ainsi de fermeture tous les puits du pays.

19 octobre. La section leurs des centrales électriques du Syndicat des électriciens décide, à 84% des votes, de ne pas entreprendre des actions de solidarité avec les mineurs.

24 octobre. Le NACODS annule son appel à la grève en échange d'une nouvelle procédure gouvernementale de consultation des syndicats avant la fermeture des mines. Cette proposition est refusée par le NUM.

25 octobre. Le Tribunal de grande instance de Londres ordonne la saisie de tous les fonds du NUM, après le refus par ce dernier de payer l'amende de 200 000 livres infligée 15 jours auparavant.

5 novembre. Le NCB propose une prime de Noël aux mineurs qui reprendront le travail. Pour certains, cette prime s'élèverait à 1 000 livres (11 000 francs).

13 novembre. Le NCB affirme que 5 000 mineurs ont repris le travail ce jour-

30 novembre. Un conseiller municipal conservateur est nommé administrateur judiciaire des fonds du NUM.

3 décembre. Un congrès extraordinaire du NUM décide de boycotter l'administrateur judiciaire.

12 décembre. La région du Notting hamshire du syndicat, qui est une région à majorité non gréviste, vote une modification de ses statuts, premier pas vers une scission avec le syndicat national.

7 janvier. Le NCB affirme que 1 200 mineurs ont repris le travail ce jour-là.

10 janvier. La direction nationale du NUM vote l'exclusion temporaire de la ré gion du Nottinghamshire, si cette dernière continue à ne pas respecter les décisions

21 janvier. Le gouvernement met son veto à la poursuite des négociations entre le syndicat et la direction des char-

29 janvier. Le NCB exige, comme préalable à de nouvelles négociations, des garanties écrites du NUM par lesquelles ce dernier acceptera le droit des patrons de fermer des puits non rentables. Le refus du NUM de reconnaître ce droit est au centre du conflit.

19 février. Les dirigeants du TUO rencontrent Thatcher. Ensuite, ils négocient un accord avec le NCB pour termi-

22 février. Un congrès extraordinaire du NUM rejette à l'unanimité l'accord conclu entre le TUC et le NCB.

février. 80 000 personnes manifestent à Londres pour soutenir les mi-

3 mars. Un congrès extraordinaire du NUM vote, par 98 voix contre 91, la reprise du travail sans aucun accord, en déclarant que le conflit continue. La minorité dirigée par Scargill est favorable à la poursuite de la grève dans le but d'obtenir une amnistie pour les mineurs licenciés durant la grève.

5 mars. La plupart des régions reprennent le travail, mais l'Ecosse et le Kent demeurent en grève pour obtenir l'amnistie. Ils seront rejoints par d'autres puits, notamment du Yorkshire, mais ils reprendront néanmoins le travail plusieurs jours après.

8 mars. Des milliers de femmes de mineurs fêtent la Journée internationale de la femme à Chesterfield.

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