Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

EUROPE DE L'EST

Défendre les militants pacifistes de l'Est

Inprecor n° 199, 24 juin 1985 · p. 6 · 745 mots

Paix et armements URSS et Russie

confrontés tous ceux qui, en URSS, décident de manifester leur aspiration à la paix en dehors des structures officielles. Détentions répétées de 48 heures, perquisitions incessantes et harcèlement du KGB (police politique), licenciements, internements prolongés en hôpital psychiatrique, relégation en Sibérie, emprisonnement. La répression contre les militants pacifistes indépendants n'a rien à envier aux méthodes traditionnelles de la bureaucratie pour faire taire tout opposant au système, quand bien même la majorité des membres et sympathisants du de 800 signatures dans les rues, les 18 et 19 mai, manifestation rassemblant 500 personnes le ler juin, nouvelles collectes ce même mois - avaient entraîné des dizaines d'arrestations. Durant l'été, 36 personnes étaient arrêtées à la veille de la manifestation prévue le 6 août pour l'anniversaire d'Hiroshima, et 50 autres deux jours plus tard, alors qu'elles se rendaient à un séminaire du Groupe. Beaucoup étaient relâchées peu après, mais d'autres furent maintenues 15 jours en prison, accusées de « hooliganisme léger » et constamment menacées d'être envoyées en hôpital psychiatrique. Mais les autorités soviétiques ne se limitent pas aux menatobre 1983 à un an de prison et à 4 ans d'exil en Sibérie, et qui est maintenant leptiques à l'hôpital psychiatrique de Moscou depuis qu'ils ont été arrêtés en 1983 ;

en avril 1982 et condamné à 3 ans de camp en avril 1983, et dont la peine vient d'être prolongée de 2 ans et demi le 11 février 1985. Depuis son arrestation, il n'a cessé d'être torturé et privé de sommeil, au point qu'il a tenté de se suicider en mai 1984. On l'a alors mis au cachot. Depuis, les sévices continuent. Shatravka poursuit son combat depuis bientôt 15 ans, et il a passé près de dix années en prison. En 1971, il a refusé de servir dans l'armée en raison de ses convictions pacifistes, à la suite de quoi il fut enfermé en hôpital psychiatrique à de multiples repri.

ses, y passant la majorité de son temps. Il se trouve à la prison du camp de Kazakhcontinue à organiser des manifestations — une a eu lieu le 11 décembre 1984, une autre le 12 avril 1985 - et qui maintient ses séminaires hebdomadaires, notamment sur le thème de la reconversion des dépenses d'armement pour des objectifs pacifistes, sur les effets médicaux d'une guerre nucléaire et sur les conséquences de l'« hiver nucléaire », et aussi sur des thèmes internationaux tels que télégrammes aux ambassades soviétiques et au Comité de la paix (officiel) pour protester et exiger des informations sur tous ces cas et sur de nombreux autres

Défendre les militants pacifistes de l'Est

Groupe de confiance ne se reconnaissent pas comme opposants.

ces, comme le montrent les cas des personnes suivantes :

et à 3 ans d'exil, pour avoir distribué un tract du Groupe de Confiance à Riga ;

la propagande du Groupe de Confiance à Novosibirsk ;

gravement atteint de tuberculose ;

— Vladimir Gershuni, détenu en hôpital psychiatrique à Alma-Ata ;

nées supplémentaires, soit 17 ans au total.

stan, à l'adresse suivante : SSSR Dzhambulskaya, obl. g. Zhanatas, Uchr. 158/3.

les activités des pacifistes aux USA ou le point de vue des Verts.

Groupe de Moscou pour le 16 mai 1985 :

jours de prison et il risque 7 ans de prison ;

- V. Brodsky, accusé de « hooliganisme grave », risque 5 ans de prison ;

kova, ont été incarcérées à l'hôpital psychiatrique de Moscou.

cas analogues.

Prison, relégation ou hôpital psychiatrique, tel est le « choix » auquel sont Au printemps 1984, les activités du Groupe de Moscou — collecte de près - Lidia Latsis-Doronina, une femme de 57 ans condamnée à 5 ans de camp - Aleksandr Vorona, enfermé en hôpital psychiatrique pour avoir distribué - Oleg Radzinski, l'un des leaders du Groupe de Moscou, condamné en oc- Yurii Popov et Serguei Troyanski, soumis à un traitement forcé aux neuro- Valerii Senderov, syndicaliste condamné à 12 ans de prison, puis à 5 an— Un cas particulièrement tragique, c'est celui d'Aleksandr Shatravka, arrêté Cette répression n'a pas mis fin aux activités du Groupe de Confiance, qui Vingt personnes ont été arrêtées à la veille de la manifestation prévue par le - Nicolas Khramov, « récidiviste », a été condamné pour la énième fois à 15 — deux jeunes femmes de 16 et 18 ans, Olga Kabonova et Natasha AtvylenPour se solidariser avec ces cas de répression, il est nécessaire d'adresser des

« Transformer les épées socles de charen rue. » (DR)

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