coupent court au processus de « démocratisation » annoncé avec fracas quelques semaines auparavant. Les élections législatives n'auront pas lieu avant février
1987. Le parti qui remportera ces élections obtiendra le poste de premier ministre nouvellement créé, mais celui-ci devra se soumettre au président à vie. Son l'existence légale de tout parti d'opposition. Selon les dispositions de cette nouvelle loi, qui était attendue par l'opposition pour juger réellement de la nature de l'évolution du régime, les statuts des partis doivent « reconnaître le président à vie de la République comme l'Arbitre Suprême; (...) est illégal tout parti qui prône une idéologie totalitaire fasciste, communiste ou nazie »; les fondateurs d'un parti doivent fournir la liste d'un nombre de membres « équivalant au sation d'un parti. Les partis doivent informer sous huit jours le ministère de l'Intérieur de toute admission, démission ou exclusion de membre et, à tout mo-
Une réforme mort-née rôle reviendra donc à celui du bouc émissaire.
moins 0,3% de la population », soit environ 18 000 personnes.
ment, un parti peut être suspendu « à fin d'enquête » pendant deux mois.
Selon l'ensemble de l'opposition, les décisions prises par le régime début juin
De toute manière, la loi sur les partis politiques est faite pour empêcher
Par ailleurs, le gouvernement est seul juge pour accepter ou refuser la légali-