de triste notoriété, l'Ecole de mécanique de la marine. 4 000 personnes y ont été torturées en deux ans et il y a eu seulement une centaine de survivants. Astiz y était surnommé « le corbeau » par ses amis tortionnaires. Son rôle était de s'infiltrer dans les associations de défense des droits de l'homme pour en dénoncer ensuite les membres. C'est comme cela qu'il infiltra le mouvement des mères de la place de Mai. Lors d'une réunion de défense des droits de l'homme, dans les locaux de l'église Santa-Cruz à Buenos Aires, le 8 décembre 1977, une rafle effectuée sur la dénonciation d'Astiz conduisit à l'arrestation d'une dizaine de personnes, dont la sœur Alice Domon, des missions étrangères de France. Une autre sœur des missions, Léonie Duquet, subit le même sort. Toutes les deux, ainsi que
Viraflor de Vicenti, dirigeante du mouvement des mères de la place de Mai, sombreront dans l'enfer de l'Ecole de mécanique. Après le départ de l'amiral Massera du commandement en chef de la marine en 1978, Astiz séjournera en Afrique du
Sud jusqu'en 1981. A propos de la situation actuelle d'Astiz, l'envoyé spécial du
Monde en Argentine écrivait le 7 août dernier : « Dénoncé par une dizaine de témoins, poursuivi pour l'enlèvement d'une jeune Suédoise et de deux religieuses des Malouines, il continue d'exercer son métier de lieutenant de vaisseau, dans s'il n'entraîne pas encore les rangs des en question un système », comme l'a soul'estime et même l'admiration générale de ses compagnons d'armes. » accusé de s'être rendu sans coup férir aux Anglais pendant la guerre