Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

AFRIQUE DU SUD

Des patrons condamnent l'apartheid

Inprecor n° 207, 18 novembre 1985 · p. 13 · 275 mots

Afrique australe

Le 27 septembre 1985, quatre-vingt-dix des plus grands noms du monde des affaires et de la haute finance appartenant à la bourgeoisie anglophone d'Afrique du

Sud signaient un document réclamant la fin de l'apartheid. Leur document expliquait notamment : « Nous croyons que le processus de réformes doit être accéléré par l'abolition de la discrimination raciale statutaire partout où elle existe ; par des négo ciations avec des dirigeants noirs reconnus sur le partage du pouvoir ; par l'octroi de la pleine citoyenneté sud-africaine à toutes les personnes ; (...) nous croyons qu'il existe une meilleure voie pour l'Afrique du Sud et nous soutenons l'égalité de chances, le

Raymond Ackerman, leur porte-parole, devait préciser que leur acte visait à montrer, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, que le secteur privé voulait favoriser le changement. Il expliqua qu'ils étaient tout autant opposés à la misère et au chômage qu'au boycott de l'Afrique du Sud et au désinvestissement. Il ajoutait enfin : « Nous ne réclamons pas le "Un homme, une voix"; nous exhortons le gouvernement à

Le secteur privé afrikaan n'a pas signé le document. L'évêque Desmond Tuti et le chef du Kwa Zulu, Buthelezi, ont soutenu ce document. Parmi les signataires, on note les patrons de la Nedbank, de Toyota, de la banque Barclays, de l'Anglo-Américan

Corporation (dont H. F. Oppenheimer), de IBM, de Rank Xerox, de Caltex, de Kodak, de BMW, de Control Data, de Coca-Cola, du groupe de presse Argus, de Colgate, de respect de l'individu, la liberté d'entreprendre et la liberté de se déplacer. » négocier un partage du pouvoir. » (Cape Times, 28 septembre 1985).

Volkswagen, de General Motors, etc.

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