Aiteners des emme. De meme et fo necesnde due de en maniae untensite L'EVIDENCE, les syndicats sont des organisations en général dominées par
- intérêts des femmes. De même que la nécessité de lutter de manière offensive contre l'oppression spécifique des femmes dans leurs propres rangs est bien le cadet de
Cela n'empêche pas les femmes syndicalistes actives de se radicaliser, aujourd'hui et depuis des années, sur tous les aspects de leur existence, en tant que femmes et en tant que syndicalistes ; et de s'imposer lentement mais sûrement dans leurs organisa-
RFA
Féminisme et syndicats
Steffie ENGERT
A feuilleter la presse féminine syndicale ainsi que les contributions et les documents de congrès, on constate une réelle influence des idées féministes. Cela commence à se traduire dans l'utilisation de certains concepts. Ainsi, dans une contribution à la dernière conférence des femmes de l'IG Metall, la commission femmes de ce syndicat écrivait avec raison à propos du démantèlement des acquis sociaux : « Cette politique fait obstacle à l'émancipation des femmes. Si l'Etat providence était démantelé et que les responsabilités liées à la reproduction reposent à nouveau sur les seuls individus, cela impliquerait un retour en force aux structures de domination patriarcales capitalistes ». Hans Mayr lui-même, membre de la direction de l'IG Metall, s'est senti obligé d'employer le terme « patriarcal » dans son rapport de congrès. Ce qui ne pouvait masquer le fait qu'il n'avait aucune mesure sérieuse à proposer pour engager le combat à ce propos.
LES FEMMES POUR LEUR AUTODETERMINATION Les concepts ont certes leur importance dans la prise de conscience d'un problème. Mais comme le montre bien l'exemple de Mayr, on peut aussi s'en servir comme d'un hochet, et le contenu des revendications avancées est autrement important.
L'un des événements qui fera date dans le travail femmes des syndicats, c'est le tournant auquel on a assisté à propos du paragraphe 218 du code pénal, qui n'autorise l'avortement que dans la limite des 12 premières semaines de grossesse ou 22 semaines dans certains cas. position syndicale traditionnelle, c'était de défendre cette solution des délais, alors que le mouvement des femmes exige la suppresssion du paragraphe 218 du code pénal, sans remplacement d'aucune sorte. Aujourd'hui, la direction du syndicat des services publics (OTV) soutient la revendication des féministes. Et la motion de la conférence des femmes de l'IG Metall est claire à ce propos après dix ans d'expérience concernant le système des « indications » (c'est-à-dire tout ce qui limite la possibilité d'avorter), les militantes de ce syndicat en sont venues à la conlusion que la seule réponse possible, c'est le droit de choisir de la femme - et de la femme seule -—, en toute indépendance et en toute liberté.
Pour les femmes syndicalistes, les revendications d'égalité se concrétisent aujourd'hui dans les plans de promotion des femmes et les exigences de quotas dans l'emploi qui constituent un pas en avant CONTRE LA VIOLENCE « MACHISTE »
En relation avec les problèmes exis tants dans leurs propres rangs, les Verts ont demandé à Sybille Plogstedt et à Kathleen Bore d'effectuer une étude sur la question du harcèlement sexuel au travail, dont le contenu s'avère explosif y Solidarité avec les lockoutés en RFA. (DR)
Solidariläl mit den compris dans les syndicats. Ce thème constitue actuellement un axe essentiel du travail de nombreuses commissions féminines de l'IG Metall, parallèlement à la question - qui reste brûlante -l'égalité des droits et des salaires, des campagnes plus récentes sur les quotas et de la bataille contre le paragraphe 218 sur l'avortement. Les militantes syndicales n'épargnent pas les hommes de leurs propres organisations, même si la motion de l'IG Metall passe sous silence le harcèlement sexuel dont les femmes sont l'objet de la part de leurs collègues au sein même du syndicat. Il mentionne toutefois les agressions sexuelles de certains syndicalistes à l'égard de travailleuses employées par le syndicat. En tout état de cause, il s'avère que les femmes sont de plus en plus à l'offensive pour dénoncer ce type de comportement dans le cadre des séminaires de formation, appuyées en cela par des animateurs et des animatrices progressistes. Ce qui a eu un certain impact dans les discussions officielles du syndicat.
Il faut noter que cette question faisait déjà l'objet d'une contribution au congrès de l'OTV, l'an dernier. Elle exigeait la modification des paragraphes 177 et 179 du code pénal (sur le viol et les agressions sexuelles) afin que : « toute pénétration forcée ou tout rapport forcé (anal, oral ou vaginal) soit puni comme viol ; la violence psychologique comme forme de violence visant à la contrainte sexuelles soit également punie ; le viol au sein du mariage soit lui aussi puni ».
L'OTV soutient par ailleurs qu'il faut mettre fin lors des procès aux questions sur la vie sexuelle de la victime du viol, et que le viol par des proches ne devrait pas être traité comme « moindre importance ». Il s'agit là aussi de revendications que le mouvement des femmes avance depuis des années.
C'est surtout à propos des cours de formation syndicale que l'on voit surgir la revendication concernant l'organisation spécifique des femmes. Les femmes de l'IG Metall demandent que le rôle historique des femmes et que le traitement particulier qui leur est réservé sous le capitalisme et le patriarcat soit mieux pris en considération dans les stages syndicaux. Et pour que les femmes du syndicat puissent participer aux séminaires syndicaux, elles revendiquent avec insistance la mise en place des conditions assurant une prise en charge collective des enfants, par des personnes qualifiées. Même si les femmes des syndicats continuent à mettre d'abord en avant la question de l'égalité et si elles ne parlent pas souvent de libération des femmes, c'est malgré tout en se référant de plus en plus à leur autodétermination.
Si nous voulons véritablement que les femmes deviennent les égales des hommes, « il faut accorder un peu plus de considération aux femmes, et il faut que les hommes prennent un peu moins de place » affirmaient les femmes de l'OTV de Basse-Saxe dans la presse de ce syndicat, en février 1985.
Steffie ENGERT, Was Tun du 9 janvier 1986.