Déclaration de la réunion des D conférence des partis politiques d'Amérique latine et U 10 au 12 février 1986 s'est tenue à Managua une de la Caraibe, à l'initiative du gouvernement nicaraguayen, avec l'objectif d'examiner la situation de guerre que vit l'Amérique centrale, et notamment l'agression subie par la révolution nicaraguayenne. Le Parti révolutionnaire des travailleurs (PRT), section mexicaine de la IVe Internationale, était présent.
En prélude à cette rencontre s'est déroulée une réunion des organisations anti-impérialistes de la Caraibe et d'Amérique centrale. Quarante-trois délégués représentant 30 organisations de 18 pays étaient présents. La déclaration que nous reproduisons ci-après a été présentée à la presse le 10 février 1986 par Raphaël Faveras, membre du Bloc socialiste, de la République dominicaine, président du Comité des organisations anti-impérialistes de la Caraibe et d'Amérique centrale.
Les 8 et 9 février 1986 s'est tenue, dans la ville de Managua, la seconde réunion plénière des Organisations anti-impérialistes de la Caraibe et d'Amérique centrale, dans le but de se livrer à un échange constructif d'opinions et d'approfondir l'analyse sur la situation actuelle de la région, sur les conditions concrètes des différents pays de la Caraibe et d'Amérique centrale, et sur les perspectives de leurs luttes.
Cette réunion a démontré de façon évidente que touche à sa fin le legs historique de séparation et de division artificielle imposé à nos peuples pendant des siècles de pillage colonial et d'exploitation impérialiste.
La déclaration suivante a été adoptée. La Caraibe et l'Amérique centrale demeurent l'un des principaux foyers de tension du politique de domination, d'exploitation et de guerre menée par l'impérialisme contre les luttes grandissantes des peuples de la région. Sa politique régionale d'ingérence économique, politique et militaire est partie intégrante de ladite politique « néo-globalisante » de l'administration Reagan qui, de plus, est caractérisée par une croisade anticommuniste dirigée d'Amérique centrale de la Caraïbe et sont défaites par la révolution.
à cause de la faveur du peuple salvadorien.
organisations anti-impérialistes contre les mouvements de libération nationale et les luttes
Depuis que s'est tenue notre dernière réunion, il est chaque fois plus évident que cette dangereuse politique impérialiste menace la paix mondiale, les conquêtes sociales et politiques des peuples et le futur même de l'humanité.
Cette réunion a condamné la politique du Fonds monétaire international (FMI) qui cherche à soumettre à ses diktats économiques les pays en voie de développement de la région et du monde en général, au profit du grand capital international. Cette politique est présente dans l'Initiative du bassin de la Caraibe qui, sans résoudre un tant soit peu les graves problèmes économiques et sociaux de la région, cherche à l'insérer dans les plans politico-militaires des
Dans la situation actuelle, le peuple du Nicaragua affronte victorieusement la politique des Etats-Unis, qui vise activement à abattre la révolution populaire sandiniste ; les bandes de mercenaires financées et organisées par la CIA
Dans ce sens, la réunion condamne la politique de terrorisme d'Etat, l'incessante agression militaire et économique des Etats-Unis contre le Nicaragua, comme les menaces d'une intervention militaire directe et ses tentatives pour abattre le gouvernement légitimement élu du Nicaragua.
La réunion a également fait connaître son appui aux initiatives et propositions que le gouvernement nicaraguayen a formulé au groupe de Contadora, y compris sa déclaration affirmant qu'il ne pourrait y avoir de paix tant que les Etats-Unis poursuivront leur agression et leur intervention dans la région centro-américaine. De plus, cette réunion a réclamé la reprise du dialogue bilatéral entre les Etats-Unis et le Nicaragua à Manzanillo.
De la même façon, elle a condamné le haut niveau d'intervention militaire, politique et économique de l'administration Reagan contre la lutte héroïque du peuple salvadorien. De plus, elle déclare qu'il ne saurait y avoir de paix en Amérique centrale tant que ce conflit ne sera pas résolu-en