La politique unitaire du PRT Lors de la réunion du septième plénum de son comité central début février 1986 à Mexico, le Parti révolutionnaire des travailleurs (PRT), section mexicaine de la IVe Internationale, a notamment décidé de convoquer cinquième congrès ordinaire et d'organiser le 18 septembre prochain une série d'initiatives publiques pour célébrer le dixième anniversaire de la fondation de ce parti et les progrès réalisés depuis lors dans l'implantation du PRT. A cette occasion devraient être inaugurés les locaux de l'école nationale de cadres du PRT. Par ailleurs, le PRT s'est fixé l'objectif de recruter au moins cinq cents nouveaux membres d'ici le mois de septembre central devait aussi faire le bilan de l'activité de la fraction parlementaire et traiter des perspectives d'unité de la gauche révolutionnaire. Le comité central du PRT proposa une réorientation de la politique du parti en ce domaine du fait des développements récents intervenus dans l'activité unitaire des forces d'une conception générale visant à forger un parti révolutionnaire de masse, qui reste toujours la perspective de construction du PRT, le IVe congrès de cette organisation avait surtout centré sa politique unicomposant l'Unité nationale de la gauche révolutionnaire (UNIR) avec lesquelles s'étaient développées des relations com-
Or, comme le note Bandera socialista, organe du PRT, du 17 mars dernier, « Du IVe congrès à ce jour, l'évolution dans la gauche a induit d'importants changements. Tandis que la plupart des groupes d'UNIR ont approfondit un cours sectaire, connaissant une crise de leurs projets et développant une attitude d'opposition envers le PRT, d'autres courants comme le Parti de la révolution socialiste (PRS) ou le Parti mexicain des travailleurs (PMT) ont adoptés des positions convergentes avec celles du PRT d'importantes questions politiques nationales. Au point que Heberto Castillo, nous propose au nom du PMT, d'explorer les possibilités d'une unité orgadans le cadre d'un processus similaire à celui qui se développe depuis un certain temps entre son parti, le PRS et le Mouvement révolutionnaire du peuple (MRP) ».
Le PMT est un parti nationaliste qui refusa d'intégrer le Parti socialiste unifié mexicain (PSUM) produit en 1981 de la fusion du Parti communiste mexicain (PCM) avec plusieurs groupes nationalistes et staliniens. Le PRS a été fondé en février 1985 par des militants issus du PSUM.
L'un des facteurs de cette évolution unitaire au sein de la gauche mexicaine réside sans doute dans l'attitude qui fut adoptée par ces organisations en regard de l'activité au sein du Parlement.
Le PRT a répondu positivement à ces propositions en avançant toutefois une série d'échéances concrètes destinées à matérialiser ce à mesurer le rythme de son évolution dans les faits et de manière publique. Il s'agit entre autres d'ouvrir des discussions dans les différents secteurs de l'intervention de masse où sont présents les militants de ces organisations, de développer des actions communes sur ce terrain, d'initier une discussion politique entre les directions nationales des différents thèmes programmatiques et des questions d'interventions tactiques, de fixer des échéances précises à ces discussions et à la diffusion de leur contenu aux militants de base par la publication d'un bulletin intérieur commun, de former un comité paritaire qui suive ces débats.
Par ailleurs, le PRT entend inviter l'Organisation de la gauche révolutionnaire-ligne de masse (OIR-LM), une formation d'UNIR avec laquelle les rapports unitaires ont progressé à la faveur de la campagne électorale de 1985, à participer au processus initié avec le PMT et le PRS.
Enfin, les fractions parlementaires du PRT et du PMT ont décidé de coordonner leur activité au niveau de la Chambre des députés en formant un bloc parlementaire commun qui se fixe comme objectif de :
— « Lutter pour les libertés politiques des travailleurs de la campagne et de la ville en rapport avec les projets de loi présentés à la chambre des députés.
- « Rejeter dans le cadre de l'enceinte parlementaire, et en dehors d'elle, toute mesure qui viendrait affecter le niveau de vie des dépossédés du Mexique.
- « Lutter pour l'élargissement des espaces de participation politique des
- « Présenter conjointement des projets de loi orientés en ce sens. »
Errata,pas de chance pour le 216 Dans l'article d'Ernest Mandel intitulé « Quand Gorbatchev défend la censure » et publié dans Inprecor numéro 216 du 31 mars 1986, il fallait lire en page 13, derniere colonne, ligne 11, « tous ou certains écrits ». La censure de Gorbatchev est suffisamment efficace pour qu'il ne soit pas besoin de l'exagérer enl'avions fait par erreur, que « tous les écrits » des auteurs dont les noms suivaient étaient bannis thèques, des écoles et des universités
Pas de chance pour ce numéro
216 du 31 mars 1986, l'article sur
Haiti contenait lui aussi une terrible bourde. Une erreur de composition en page 20, première colonne, dernier paragraphe, nous a attribuer la qualité, peu enviable au demeurant, d'ancien ambassadeur des
Etats-Unis à Anthony Barbier, lequel est en fait un sociologue haitien.
Nous nous en excusons auprès de ce dernier et de nos lecteurs et lectrices.
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