A soviéting es centrale leurs. Un de monde capitaliste. Mais taien cail en rea EN croire certains commentateurs occidentaux, le type de réacteur RBMK auquel appartiennent les quatre réacteurs de Tchernobyl, serait une spécialité possible dans les centrales nucléaires du monde capitaliste. Mais qu'en est-il en réa-
Hvoocrisies Robert LOCHHEAD
Le sigle russe RBMK désigne un réacteur modéré au graphite et refroidi à l'eau légère (l'eau courante). Le type le plus courant dans le monde est le réacteur modéré et refroidi à l'eau légère pressurisée (PWR) ou bouillante (BWR). Les réacteurs canadiens (CANDU) sont modérés et refroidis à l'eau lourde.
Il existe en Occident une centrale nucléaire dont le réacteur est aussi modéré au graphite et refroidi à l'eau légère, c'est celle de Hanford aux Etats-Unis, dans l'Etat de Washington. Ce réacteur de 860 mégawatts est mi-civil, mi-militaire, produisant électricité et plutonium. nucléaire actuellement encore en service aux Etats-Unis et sa réputation en matière de sécurité est exécrable.
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La France et le Royaume-Uni ont des réacteurs modérés au graphite et refroidis au gaz (gaz carbonique ou hélium). Depuis le début de l'accident de Tchernobyl, toutes les vertus offensées du nucléaire occidental ne cessent de rejeter la faute sur l'absence, à Tchernobyl, d'enceinte de confinement (le titanesque dôme extérieur de béton, très coûteux). Mais comme l'ont quand même signalé quelques journalistes, ni le réacteur de Hanford, ni radioactives les réacteurs graphite-gaz français, ni les plus anciens des graphite-gaz britanniques n'ont d'enceinte de confinement !
Aujourd'hui, on se glorifie de la sécurité tellement supérieure des réacteurs à eau légère occidentaux. Cepenles professionnels du nucléaire avaient toujours considéré les réacteurs au graphite comme intrinsèquement plus
Les réacteurs au graphite sont le plus vieux type de réacteurs, les premiers qu'on ait construit dès les débuts du nucléaire dans les années 1940-1950. Dans les années 1950, il paraissait évident que les centrales commerciales futures seraient dérivées de ce type-là.
Le réacteur à eau légère s'est imposé pour des raisons qui n'ont rien à voir avec la sécurité. C'était le modèle qui avait été développé pour les moteurs des sous-marins US, parce qu'à puissance égale, il avait un volume très petit. Mais, ce petit présager des risque d'échauffement inquiétants. Par contre et pour simplifier un peu l'explication, le réacteur au graphite semblait d'autant plus sûr que les possibilités d'échauffement étaient moindres, vu la dispersion du combustible dans un grand volume de
L'avantage du réacteur à eau légère était strictement commercial. Il était moins cher parce que sa production avait été industrialisée à grande échelle
UNE ADMIRATION COUTEUSE sûr, la combinaison graphiteeau légère du RBMK soviétique est malheureuse, puisqu'elle accroît les possibilités d'inflammation du graphite en cas d'échauffement accidentel. générale de la technologie nucléaire soviétique, sa mise en œuvre concrète ont été critiquées par les experts occidentaux. Mais jusqu'à ce jour, ni le choix du type RBMK lui-même, ni vraiment l'absence d'enceinte confinement pour ce type de réacteur n'ont été la
Mieux, c'est le culot irresponsable des dirigeants soviétiques d'avoir construit des PWR sans enceinte de confinement qui suscitait parfois une certaine envie parmi le lobby nucléaire occidental. Par exemple, Nuclear News, de février 1984, écrivait : « L'aspect du type soviétique de réacteur PWR de 440 MWe qui a été le plus critiqué par les observateurs occidentaux est l'absence de bâtiment de confinement résistant à la pression. Les soviétiques répondent faisant remarquer que leurs réacteurs et leurs circuits primaires de refroidissement placés dans des voûtes de béton scellées qui, en cas d'accident par perte de liquide de refroidissement, tueraient autant de chambres d'atténuation de la pression et n'offriraient à une fuite de produits de fission qu'un chemin très tortueux. Une telle approche alternative pourrait être très intéressante à méditer par les ingénieurs occidentaux qui proposent justement des confinements avec ouverture d'échappement ou qui étudient des mécanismes de rétention sélective des produits de fission (en cas de fuite accidentelle, ndlr.)».
Robert LOCHHEAD, 12 mai 1986.