les autorités pour participer à des agressions de militants anti-apartheid, qui ont conduit à la mort d'une femme de 31 ans et d'un enfant de trois mois. Abraham
Zwane a été présenté à une conférence de presse de l'UDF fin mai dernier. Son au régime, mises en œuvre par de mystérieux groupes de vigilants appelés les
« balaclava men ». Zwane a reconnu qu'il avait été payé par la police pour participer à de telles exactions et notamment à l'incendie des maisons de plusieurs gue. Il y a trois mois, il participa à une première exaction, ce qui lui rapporta
120 rands (soit environ 360 francs). Le jour de sa capture par des militants de
'UDF, Zwane avait été enrôlé par des agents de la police qui lui affirmèrent que ses acolytes s'attaquèrent à l'aide de bombes incendiaires à une demi-douzaine sud-africain Weekly Mail du 13 juin rapporte que deux jeunes élèves du secondaire,
Frans Monyebodi et Solomon Maseko, ont reconnu avoir été recrutés par le l'administration de l'East Rand et Mothiba m'a donné 110 rands (environ 330
Confessions témoignage est intervenu après des semaines d'attaques contre militants de Thokoza et Katlehong.
le président Botha serait « très heureux » de voir « éliminé » Satch Chawe, un militant actif de la Ligue de la jeunesse de Katlehong (KYL). Accompagné de deux blancs, de maisons de militants anti-apartheid de Katlehong.
maire de Tembisa, Lucas Mothiba, pour faire partie d'un groupe de vigilants.
« J'ai été entraîné à l'utilisation d'un fusil RI par un policier du bureau de francs) », devait déclarer Frans Monyebodi lors d'une conférence de presse.
de vigilants Abraham Zwane, un jeune chômeur de 19 ans, a avoué avoir été payé par des opposants Zwane a été recruté par la police après avoir été arrêté pour une affaire de drode trois policiers noirs, et de treize autres vigilants, Zwane et Plusieurs témoignages de ce genre ont été rendus publies. L'hebdomadaire la flambée de révolte de ces deux dernières années a révélé certains de ces conflits d'intérêts. Elle a notamment mis en évidence les différents niveaux d'engagement dans la lutte contre le système et pour le boycott de ses institutions, auxquels sont disposées les composantes de la population opprimée. Ces différenciations sont bien évidemment le résultat des évolutions institutionnelles (création des conseils municipaux, soutien aux autorités des bantoustans...) et économiques (développement d'une couche d'affairistes Noirs) de ces dernières années.
de désobéissance civique (refus de payer les loyers, boycott des élections aux conseils municipaux) qui ont accompagné la montée du mouvement de masse dans les townships ont contribué à marginaliser tous les
4. Sunday Star, 9 juin 1985. 5. Star, 13 janvier 1986. Nicholas Haysom, « Mabangalala. The rise of right-wing vigilantes in South Africa», Occasional paper, Center for applied legal studies, University of the Witwatersrand, Johannesburg, 1986.