Inprecor 1974–2004

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BELGIQUE

Deux semaines de grève dans la région du centre ; interview d'un dirigeant syndical

· Inprecor n° 224, 21 juillet 1986 · p. 13 · 473 mots

Syndicalisme

Chats. Les militants syndicaux de cette région ont fait l'expérience des public confondus, c'est la région du Centre, dans la province du Hainaut, près de problèmes liés au développement inégal de la mobilisation dans l'ensemble du pays.

La Gauche a interviewé à ce propos Arnold De Spiegeleer, qui est membre de la direction du syndicat socialiste des services publics (CGSP) de la région du

Deux semain

dans la régio

A seule région qui ait été en Centre et membre du POS. Nous reproduisons ci-dessous cet entretien.

« LA GAUCHE » : - Trois semaines de greve dans les services publics, dix jours de grève interprofessionnelle, la région du Centre a été à la pointe du combat. Comment expliques-tu cela ?

Arnold DE SPIEGELEER : - L'essentiel est que nous avons pu imposer une certaine démocratie syndicale. Avant que le mouvement ne se déclenche, plusieurs assemblées générales intersectorielles ont été organisées. Au cours de celles-ci, on a pris la décision de mener une campagne de sensibilisation et de mobilisation auprès de l'ensemble des affiliés. Cette campagne a bien marché, surtout grâce au travail des délégués. Une fois le mouvement déclenché par les cheminots, l'intersectorielle a pu se prononcer rapidement et a décidé de les rejoindre dans le combat. Et au cours de la lutte elle-même, chaque jour, une assemblée générale intersectorielle était organisée, ce qui a dynamisé la lutte dans les différents secteurs.

- Quel bilan tires-tu de ce mouve- Premièrement, on n'a pas pu sortir la région du Centre de son isolement. Nous avons eu des contacts avec les autres directions syndicales régionales, avons envoyé des délégations à Mons, Charleroi, Liège, Bruxelles, mais nous nous sommes heurtés aux appareils syndies de grève en du centre grève pendant deux semaines, secteur privé et

Deuxième leçon : la force de l'intersectorielle, qui a pu impulser les dix jours de grève interprofessionnelle, avons joué un niveau. Ainsi, nous étions côte à côte avec les travailleurs du privé dans les piquets de grève, ce qui a permis d'avoir des échanges très fructueux. C'était d'autant générale interprofessionnelle n'avait été

- Quelles sont les principales leçons qui se dégagent pour les luttes futures ?

- Avant toute décision, il faut regrouper au maximum les travailleurs par l'organisation d'assemblées C'est cette instance qui doit impulser la lutte. Mais il faut mieux structurer l'intersectorielle, il faut mieux organiser la grève, notamment par l'élection d'un ou de plusieurs comités de grève, pour limiter le poids de l'appareil et pallier ses lacunes.

- Que peut apporter un parti comme le POS aux syndicalistes de combat ?

- Tous ceux qui refusent l'austérité et qui luttent pour une réelle alternative doivent s'organiser politiquement pour gagner le mouvement syndical à leur ligne. Aujourd'hui, prendre ses responsabilités en tant que syndicaliste de combat, c'est adhérer au POS.

Propos recueillis par A. VAN PRAET,

9 juin 1986.

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