Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

BELGIQUE

Forces et faiblesses de l'avant-garde syndicale

· Inprecor n° 224, 21 juillet 1986 · p. 9-11 · 3 087 mots

Syndicalisme Belgique

D est premie ge des cheminots de ton orie,

EPUIS la première grève des cheminots de la fin janvier, res contre les attaques du gouvernement Martens-Gol, qui ont culminé avec la manifestation massive du 31 mai à

Bruxelles à l'appel de la Fédération générale du travail de Belgique (FGTB), le syndicat socialiste (1). Mais la FGTB n'a pas utilisé cette manifestation comme tremplin pour lancer le mot d'ordre de grève générale. Au contraire, elle a accordé deux semaines au gouvernement, pour savoir si ce dernier était prêt à faire des concessions, tout en menaçant de reprendre, le cas échéant, la lutte après ce délai, c'est-à-dire ... en plein été !

Autant dire que toute mobilisation était ainsi reportée jusqu'en septembre.

Cela ne signifie pourtant pas que tout est fini. Au contraire, la situation en septembre sera ouverte. En effet, la Confédération des syndicats chrétiens (CSC), le syndicat chrétien, sous

Frank SLEGERS

Un vieux proverbe du monde politique belge dit qu'on ne peut pas gouverner contre les syndicats. Avec une classe ouvrière syndisocialement puissante, quée à 70 ou 80%, et virtuellement à

100% dans les grandes entreprises, le mouvement syndical, sans se situer explicitement sur le terrain politique, a toujours eu un poids politique considérable, concentré notamment dans des secteurs comme les grandes entreprises de la métallurgie wallonne.

LE SYNDICALISME DES BASTIONS

ET SES PROBLEMES

Cette situation a donné naissance à un certain type de comportement syndical. Quand ça ne va pas, les délégations syndicales des grandes entreprises, les bastions syndicaux, mettent leurs troupes en mouvement pour exercer une pression sur les instances syndicales qui légitiment le mouvement et ainsi l'élargissent. C'est encore sous cette forme, et notamment à partir de la métallurgie liégoise et de

Charleroi, qu'ont démarré les premières grandes mobilisations contre le gouvernement Martens-Gol en 1982. A partir de cette expérience, le réflexe caractéristique d'un militant syndical belge combatif est de construire à l'usine un syndicalisme solide et de combat, afin de peser à travers l'action sur les instances syndicales. C'est ce type de syndicalisme qui se développe également dans ce qu'on pourrait appeler les nouveaux bastions syndicaux, comme chez les cheminots par exemple. Mais les dernières mobilisations ont montré les limites de ce type de comportement syndical et, intuitivement, des syndicalistes d'avant-garde cherchent de syndicale

Centre (province du Hainaut). nouvelles voies.

Lorsque le gouvernement Martens-Gol remporte les élections de novembre 1985, qu'un nouveau cabinet gouvernemental, le sixième, est installé avec à sa tête Wilfried Martens, l'avant-garde ouvrière a été confrontée à deux problèmes.

Il était d'emblée évident que le gouvernement se préparait à lancer de nouvelles attaques très dures, mais il s'avéra rapidement que l'on ne se trouvait pas à la veille d'une nouvelle explosion sociale en réponse à ces attaques. En effet, les conséquences de la crise économique pèsent sur la classe ouvrière, mais pas seulement la crise ; les défaites du passé pèsent elles aussi. Déjà six mobilisations sociales importantes ont jalonné la vie politique Mobilisation syndicale. (DR)

la pression des attaques du pouvoir et des mobilisations de la

FGTB, a posé des exigences qui sont incompatibles avec la cohésion financière des projets gouvernementaux et avec la cohésion politique du cabinet Martens lui-même. Or, sans l'appui de la CSC, ce gouvernement ne peut tenir.

La rentrée sociale de septembre nécessitera donc sans doute de traiter de nouveau de l'état des luttes ouvrières contre l'austérité en Belgique. D'ici là, il est intéressant d'analyser les l'avant-garde confrontée ces derniers mois, et comment elle a essayé de les

Nous proposons cette analyse dans l'article ci-desconcernant la ainsi que dans deux documents, l'un question des comités de grève dans les mines du Limbourg et l'autre les caractéristiques de la mobilisation dans la région du années 1970.

belge depuis la fin des

Mais ces luttes n'ont jamais abouti. Elles ont soit subi de véritables défaites, comme dans la deuxième moitié de 1982, quand le premier gouvernement Martensl'index, à

Gol s'attaqua notamment soit elles se sont arrêtées après avoir fait reculer une première fois le gouvernement, mais sans vraiment remporter une victoire totale, comme lors de la grève dans les services publics de septembre

1983.

Ces expériences font que les travailleurs ne sont plus prêts à se mobiliser sans que les conditions soient réunies pour ga-

1. Sur la récente vague de grèves en Belgique, cf. Inprecor numéro 223 du 7 juillet 1986.

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secteurs particulièrement visés par les projets gouvernementaux qui prévoyaient soit 600 licenciements, soit 10 % de diminution salariale, soit 6 semaines de chômage technique par an pour tous, soit une réduction du nombre de trams et de bus le matin avant 6 heures et le soir après 20 heures. Voilà l'arrière-plan qui explique que les délégués syndicaux soient allés, dans l'action, au-delà des mots d'ordre nationaux et que les transports publics aient été paralysés à Bruxelles à intervenaient sur la nécessité de l'unité entre la FGTB et la CSC, entre Wallons et

Flamands, entre les différents secteurs des services publies, entre le privé et le public. Plus personne ne voulait d'une nouvelle grève du genre de celle de septembre 1983, où les travailleurs des services publics avaient dû arrêter leur action agents des services publics de Liège et de Charleroi, mais ils furent malheureusement beaucoup moins nombreux avec ceux de Gand et d'Anvers. Cependant, après la manifestation du 31 mai dernier, les grévistes de Bruxelles ont dû constater que les mots d'ordre nationaux ne suivaient pas et que les cheminots de Charleroi, qui eux aussi étaient en grève depuis plusieurs semaines, avaient en conséquence arrêté leur mouvement. La majorité de l'assemblée générale des travailleurs des transports en commun de Bruxelles a donc décidé de suspendre la grève, tout en affirmant que le personnel inscrira son action dans le cadre des que, du début jusqu'à la fin, elle a été dirigée en front commun syndical FGTB-

CSC par les délégués des deux syndicats, y compris au moment où les directions syndicales centrales du secteur donnaient le mot d'ordre d'arrêter, mot d'ordre direction de la FGTB au nom des négociations qui commençaient alors à plusieurs niveaux, entre autres dans les transports publics, où un accord a été conclu pour le secteur Trams-vicinaux-autobus (TVA). A Bruxelles, cet accord a été rejeté par l'assemblée des travailleurs. Dans ce cas, l'arrêt de leur grève et la reprise du travail à Bruxelles n'exprimait donc pas un appui au résultat des négociations, mais la conscience qu'il n'était pas possible de poursuivre seuls la grève au moment où, dans les autres secteurs, la direction syndicale donnait un coup d'arrêt aux

La lutte dans les transports à Bruxelles

100 % pendant deux semaines.

après deux semaines, parce que le secteur privé ne suivait pas.

mots d'ordre nationaux de la FGTB.

qui n'a pas été suivi. gner, c'est-à-dire avec un plan d'action crédes objectifs clairs, Limbourg, ou les secteurs Précis des services publics, font exception cette règle mais ils ne peuvent pas remporter de victoire sans une mobilisation d'ensemble de la classe ouvrière.

Si les travailleurs d'avant-garde perçoivent de mieux en mieux la nécessité de chasser Martens-Gol, et donc de lutter dans un mouvement d'ensemble pour obtenir ce résultat, la masse des travailleurs dans les secteurs les plus en pointe dans la mobilisation était surtout poussée par des menaces directes qui pesaient sur leur secteur, ce qui donnait souvent un ton plus « revendicatif » que « politique » à la mobilisation.

UNE DIRECTION SYNDICALE

AUX ABOIS La définition d'un plan d'action crédible et la mise en avant d'objectifs clairs, cela suppose l'existence d'une direction syndicale capable d'agir avec force et cohésion. Mais c'est justement le contraire qui s'est passé, et cela va constituer le seproblème auquel est confrontée

Les travailleurs des transports en commun de Bruxelles constituaient l'un des

A chaque réunion syndicale, des travailleurs

Pendant la grève du printemps 1986, des contacts ont été établis avec les

Le succès de la participation à la grève s'explique en bonne partie par le fait

Le mouvement de grève au niveau national a été arrêté après le 31 mai par la l'avant-garde ouvrière. La direction de la

FGTB, qui du point de vue de la classe ouvrière possède la clé de la situation, est profondément divisée.

Fin décembre 1985, cette direction décide un plan d'action contre le gouvernement Martens-Gol, avec comme échéanune grande manifestation nationale.

Mais, au début de l'année 1986, plusieurs mois se passeront sans que cette rection prenne la moindre initiative. Elle ne sera même pas capable de fixer la date de la manifestation nationale. Dans les instances, un climat de crise et de division

Finalement, c'est au congrès de la FGTB des 22 et 23 mars derniers, que la date de la manifestation nationale est enfin fixée. Mais cette initiative n'est déjà plus à la hauteur des exigences de la situation.

La centrale générale des services publics (CGSP), dont des secteurs sont en et tire la FGTB en avant. Car, une nouvelle fois, ce sont les services publics (et les allocataires sociaux, les femmes et les jeunes) qui sont les victimes de choix du gouvernement. Mais les centrales syndicales du secteur privé sont moins inclines à se mobiliser. Elles misent sur un accord interprofessionnel dans le privé, pour lequel des négociations sont en cours avec le patronat. Celles-ci devraient maintenant se conclure mi-septembre.

Ces centrales syndicales du privé n'hésitent pas à faire signer par la FGTB, début 1986, un accord-cadre national avec le patronat, qui ouvre toutes grandes les portes des usines à l'introduction de la flexibilité du temps de travail. Cet accord, signé en pleine confrontation sociale, est une véritable trahison. Mais ce n'est pas seulement la division entre le secteur public et le secteur privé qui paralyse les appareils syndicaux, c'est aussi la division de la FGTB wallonne, entre son aile de la région liégeoise et celle de Charleroi.

La direction de la FGTB à Liège mise sur une alliance avec les ailes modernistes du patronat wallon, et dans cette perspective elle veut scinder le mouvement syndical en deux, selon les lignes de clivage communautaires, afin d'avoir les mains libres dans cette perspective. Tandis que la direction de la FGTB de Charleroi comprend qu'il faudra se défendre contre Martens-Gol, et que cela suppose l'unité syndicalistes flamands et francophones.

C'est ce genre de divisions qui traverse l'appareil de la FGTB et qui explique que la direction de la Fédération offrira, des mois durants, le spectacle lamentable de son impuissance à fixer la date d'une manifestation nationale, dont le principe avait pourtant été décidé et alors même que la tension sociale se faisait de plus en plus pressante. Après les échecs des mobilisations contre le précédent gouvernement et suite à la faillite de la stratégie électorale de la direction de la FGTB, voila qui accroît évidemment la perte de prestige des directions syndi-

DE NOUVELLES EXIGENCES C'est à cette situation que se trouve confrontée l'avant-garde ouvrière. D'un côté, il existe plus que jamais le besoin d'un plan d'action d'ensemble clair et crédible. Et, de l'autre, l'on trouve une direction syndicale, notamment dans la FGTB, traversée par des divisions qui sont le reflet de la crise du réformisme sous l'effet de la crise capitaliste, et qui traduisent des questions politiques générales.

De ce fait, le mouvement de grève sera donc fort inégalement réparti. Les mineurs du Limbourg, menacés par la disparition d'un emploi sur deux dans les charbonnages, dans une province où déjà un travailleur sur quatre est au chômage, débrayent spontanément à la mi-avril et imposent leur grève aux directions syn-

Mais les directions des centrales syndicales des mineurs cassent cette grève au moment même où démarre, début mai, la mobilisation dans les services publics, cette autre cible du gouvernement. Dans les services publics, des grèves de plusieurs semaines auront lieu, notamment dans les transports publics, tandis que d'autres secteurs connaîtront une mobilisation beaucoup plus lente.

Une région comme celle du Centre, dans la province du Hainaut, sera en grève

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générale, à partir du 22 mai jusqu'à la manifestation du 31 mai, secteur publie et secteur privé confondus. Mais en Flandres, le mouvement dans les entreprises du privé sera plutôt faible, vu le refus du syndicat chrétien de rejoindre la mobilisation et le refus des syndicats socialistes du privé de lancer des mots d'ordre d'action clairs.

Un mouvement inégal de ce genre pose évidemment beaucoup de problèmes. Les syndicalistes combatifs des secteurs en lutte doivent apprécier les rapports de forces dans leur ensemble et déterminer à partir de là une tactique vers l'ensemble du mouvement syndical, ce qui implique de s'attaquer aux questions politiques qui constituent la racine de la division et du désarroi des appareils syndicaux. Le simple jusqu'auboutisme dans l'action des secteurs les plus en pointe dans la lutte, en tablant sur l'effet d'entraînement sur le reste de la classe ouvrière, ne permet pas de résoudre ce genre de problèmes. Cela signifie aussi que les travailleurs les plus « radicaux » dans les secteurs en lutte n'ont pas forcément et spontanément une vision juste de la situation et des tâches. Les travailleurs d'avant-garde doivent donc développer une capacité d'aller, le cas échéant, à contre courant d'un comportement gauchiste de fait.

UNE PERSPECTIVE POLITIQUE

Si une partie de la direction de la FGTB a effectivement décidé d'engager une bataille véritable contre le gouvernement Martens-Gol, et si le PS en Wallonie a d'ailleurs lui-même rejoint ce combat, c'est au nom de l'alternative d'une participation des socialistes au gouvernement avec les démocrates-chrétiens, afin d'introduire une politique d'austérité « équilibrée » à la place de l'austérité telle qu'entend l'appliquer l'actuel gouvernement de la coalition démocrate-chrétien et libérale. Voilà pourquoi une partie de la FGTB wallonne a rompu avec la ligne de « repli wallon ».

Mais une telle perspective a évidemment des effets sur la façon de conduire la lutte. Une de ses caractéristiques réside dans l'absence de revendications claires, susceptibles d'unifier l'ensemble des travailleurs et de donner une assise solide à la mobilisation des travailleurs dans des secteurs précis. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard. La direction du syndicat socialiste FGTB n'a aucunement l'intention de se lier les mains, dans l'éventualité où ses amis du PS se retrouveraient au gouvernement. Mais les travailleurs d'avant-garde, orientés comme ils le sont sur l'action, portent eux-mêmes trop peu d'attention à la question des revendications.

Autre question, celle de l'alternative politique. La conscience que la seule alternative au gouvernement actuel est une coalition des socialistes avec la même démocratie-chrétienne qui forme déjà aujourd'hui la colonne vertébrale du cabinet gouvernemental, est très présente dans les esprits des travailleurs. Ces derniers se demandent donc s'il vaut la peine de se mobiliser pour amener au pouvoir un nou-

UNITE

CSC-FGTB

EENHEID

ABVV-ACV

veau gouvernement qui ne ferait finalement rien d'autre que d'appliquer une version moins brutale de la politique d'austérité menée actuellement et contre laquelle ils sont entrés en lutte. Une alternative politique est pourtant possible, celle d'un gouvernement des travailleurs, sans représentants des partis de la bourgeoisie et qui s'appuyerait sur le front commun syndical, ce qui impliquerait la rupture du syndicat chrétien avec le parti démocrate-chrétien et la constitution, par le mouvement ouvrier chrétien, de son propre parti. Une telle perspective politique donne un tout autre éclairage à la question des revendications, à la question de l'unité syndicale, et à la perspective de l'issue politique des luttes.

Portée comme elle l'est sur la seule action, l'avant-garde syndicale est aujourd'hui incapable de s'attaquer à ces problèmes. Néanmoins, si elle entend dépasser la crise du mouvement ouvrier dans le sens de l'émergence d'une alternative anticapitaliste, elle sera obligée de résoudre toutes ces questions. C'est le sens profond et concret que l'on peut donner, dans le moment présent, à la construction d'un parti ouvrier révolutionnaire en Belgique.

Les luttes des mois passés ont montré" les faiblesses de l'avant-garde syndicale, mais aussi sa force et de nouveaux développements en son sein. D'abord, et plus que jamais, le débat politique est en cours à l'intérieur du mouvement syndical, et le Parti ouvrier socialiste (POS), section belge de la IVe Internationale, y participe pleinement. Les portes avaient été largement ouvertes à ce débat, déjà lors de l'appei du syndicat socialiste à voter PS lors des dernières élections et suite à la conclusion d'un accord politique entre le PS et la FGTB wallonne.

Quelques expériences précises montrent que le débat politique se développe. Ainsi, le 18 mars dernier, les partis de gauche, dont le POS, étaient invités par le syndicat socialiste des enseignants de Bruxelles à débattre des perspectives politiques, devant 200 syndicalistes. La discussion s'est polarisée entre Gaby Maissin, membre du bureau politique du POS, et Philippe Moureau, un ancien ministre PS. Ainsi, le 22 mars, un autre membre du

La pression de la base pour l'unité syndicale. (DR) bureau politique du POS a débattu à Charleroi, devant 220 personnes, avec Guy Spitaels, président du PS. La FGTB de Charleroi témoigne ces derniers mois d'un véritable esprit d'ouverture à la discussion entre les différents partis de la contraire qui se passe, le POS s'est imposé dans le débat politique à travers la diffusion d'une Lettre ouverte dénonçant la ligne de « repli wallon » pratiquée par les directions du syndicat socialiste à Liège.

En même temps, à l'échelle de plusieurs dizaines de milliers de syndicalistes, il y a un véritable progrès de la prise de sur diverses questions. compréhension de la nécessité de l'unité entre la FGTB et la CSC, entre les travailleurs flamands et francophones, et entre les différents secteurs est très répandu. Cela s'est par exemple exprimé au travers de l'envoi systématique de délégations de solidarité auprès des secteurs en lutte, ou lors des manifestations. Cela traduit la prise de conscience généralisée du qu'il faut une bataille d'ensemble pour battre le gouvernement. Elle s'exprime à travers la formule que l'on entend partout et suivant laquelle « les services publics ont perdu en septembre 1983, parce que le privé n'avait pas suivi, et cette fois-ci, il ne faut pas répéter cette même expé-

Le plus spectaculaire a été, de ce point de vue, l'envoi systématique de délégations de la FGTB dans les manifestations des enseignants chrétiens, contraste fortement avec une tradition de concurrence entre les deux réseaux syndi-

Un autre élément très positif est le développement de formes d'organisation actives. Dans certains endroits se sont développées des formes d'organisation qui dépassent la simple grève et qui témoignent de la conscience - qui se développe - que les problèmes auxquels est confrontée la classe ouvrière demandent des réponses plus élaborées et allant au-delà de ce qu'a été jusqu'à présent la pratique traditionnelle.

Frank SLEGERS, Bruxelles, 29 juin 1986.

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