Le mouvement ouvrier face à l'évolution en 1990. Au Pays de Galles, les femmes travaux répétitifs. Si l'on en croit de ré-
GRANDE - BRETAGNE
ES idées du féminisme ont largement pénétré la consciention sexuelle continuent de s'accroître dans le domaine de l'emploi. L'article qui suit examine la structure actuelle de la population active féminine en Grande-Bretagne et ses effets Valerie COULTAS
Les femmes hors du foyer ont toujours été partie intégrante de la classe ouvrière. Mais, si la tendance actuelle se maintient, à l'horizon de 1990 le nombre de femmes travaillant au dehors de leur foyer sera presque égal au nombre d'hommes.
dans les années 1880, que l'indépendance économique provenant de l'indes femmes à la main-d'œuvre servirait de fondement à leur libération. La réalité s'est avérée plus complexe : si le recours aux travailleuses, il l'a fait dans le notamment sur une base sexuelle.
La double fonction des femmes comme ménagères et travailleuses hors du foyer a imprimé sa marque sur le type d'emploi qu'elles occupent en dehors du foyer. Les femmes travaillent à métiers différents, différentes, avec des échelles de différentes et des horaires différents de ceux des hommes. En fait, les employeurs, guidés par les nécessités nées de la récession, ont accru la division sexuelle de la travail afin de contourner la flexibilité du travail féminin à son point maximum. La gauche, lorsqu'elle formule ses objectifs politiques, doit bien percevoir cette structure de l'emploi féminin et la manière éhontée dont la bourgeoisie profite des divisions de la classe ouvrière.
LA NOUVELLE STRUCTURE DE
L'EMPLOI FÉMININ L'expansion de l'emploi féminin s'explique par l'entrée massive et croissante des femmes mariées sur le marché du travail depuis la Seconde Guerre mondiale. Aujourd'hui, 60% des mariées font partie de la population active, soit deux fois plus que dans les années 1950. En Suède, c'est plus de 80% des mères d'enfants de moins de sept ans qui étaient salariées en 1985.
En 1951, il y avait 7 millions de femmes salariées en Grande-Bretagne. On estime qu'elles seront 9,6 millions en 1990. Pour sa part, le nombre de salariés masculins a culminé en 1966 à 14,7 millions pour décliner par la suite. On estime qu'il se situera à environ 11,2 millions de l'emploi des femmes suite le débat constitueront probablement moitié de la main-d'œuvre avant la fin de
D'autres modifications de la structure de l'emploi ont affecté les femmes :
millions d'emplois à temps plein ont été perdus, remplacés par le même nombre à temps partiel.
sur cinq travaillait à temps partiel ; il est probable qu'en 1990, ce sera un sur quatre. La grande majorité de ces salariés à temps partiel sont des fem-
Qui dit temps partiel, dit petit salaire. En Grande-Bretagne, les travailleuses sont moins que les travailleurs masculins. Et l'écart va grandissant, malgré la loi sur l'Egalité des salaires. Mais ce n'est pas tout. En effet, cet écart n'est calculé qu'en fonction des taux horaires ; or, la différence totale entre les salaires doit prendre en compte le fait que les hommes travaillent beaucoup plus d'heures que les femmes. La différence est de taille quand rappelle que les ouvriers culins britanniques font des semaines plus longues et disposent de moins de congés que leurs collègues continentaux. Les salaires étant tellement bas, c'est en moyenne dix heures supplémentaires par semaine qu'effectuent la plupart des travailleurs manuels en Grande-Bretagne et ce, malgré le taux élevé de chômage. Donc, il ne faut pas prendre uniquement en compte l'inégalité du salaire horaire mais aussi l'énorme différence du nombre hebdomadaire d'heures ouvrées hors du foyer.
Le travail à son compte est aussi en augmentation dans la Grande-Bretagne de Margaret Thatcher. Pas celui de la petite entreprise à succès, mais celui issu de l'accroissement de la précarité des travaux de nettoyage ou de restauration avec leur lot de bas salaires, d'avantages sociaux dérisoires et d'absence de sécurité de l'emploi. En 1979, 600 000 personnes occupaient ce type d'emploi. Le travail intérimaire et les contrats à durée déterminée connaissent la même extension.
Les nouvelles technologies, dont on fait tant l'éloge, n'ont en rien contribué à la création pour les femmes d'un travail intéressant et mieux payé : de nouvelles hiérarchies dans l'organisation du travail ont vu le jour qui placent les femmes aux échelons les plus bas et leur réservent les sur la radicalisation des femmes dans la société, et aborde ensur les solutions que la gauche doit proposer dans la période qui vient, en vue des prochaines élections. Cet article a été publié dans le numéro de mai-juin 1986 de International, revue marxiste dans le Parti travailliste. centes enquêtes, les femmes n'ont tout ment » requis - élévation de la qualification au sein de l'entreprise, carrière professionnelle ininterrompue, mobilité géographique — qui leur permettrait de profiter de nouveaux postes administratifs ou de direction, ou bien d'accéder aux emplois informatiques hautement qualifiés. Bien au contraire, le développement du travail à domicile permet la réalisation de hauts profits aux dépens des femmes, dont beaucoup sont noires ou handicapées, avec de jeunes enfants.
Si l'on considère le grand nombre de femmes dans le travail salarié et la ségrégation sexuelle de l'emploi, on peut voir que l'objectif du patron n'est pas d'éliminer le travail féminin mais bien de substituer un emploi des femmes à temps partiel et précaire à un travail masculin à plein temps et permanent. En poursuivant la restructuration et en augmentant le chômage, les employeurs approfondissent la fragmentation de la force de travail sur la base du sexe comme sur celle de la race ou de l'âge.
Depuis la révolution industrielle, la part des femmes sur le marché du travail n'a jamais été aussi grande qu'aujourd'hui, sauf durant les années de guerre. Avec le contrôle de leur fertilité, plus de femmes choisissent de travailler hors du foyer afin de gagner leur indépendance économique. Mais leur accès au travail est cantonné aux travaux les plus mal payés, les moins qualifiés, sans perpective ou presque de promotion. Et il devient de plus en plus difficile aux femmes d'échapper à ce ghetto de l'emploi féminin. UN REGARD NOUVEAU SUR ENGELS
Quelles sont les implications de ces nouvelles formes du travail féminin sur le postulat que fit Engels quant à la base de la libération des femmes ? Dans «L'origine de la famille, de la propriété privée et de l'Etat », Engels écrit : « La première condition à l'émancipation des femmes, c'est la réintégration dans l'industrie publique des personnes de sexe féminin dans leur ensemble et cela exige la disparition des attributs de la famille individuelle comme unité économique de la société ». Trop souvent, les critiques féministes ont réduit cette hypo-
thèse d'Engels à une banalité. Ainsi, dans son essai « Le mariage malheureux du marxisme et du féminisme », Heidi Hartmann écrit que les premiers marxissoutenaient que «le capitalisme abolirait les différences entre sexes et traiteraient tous les ouvriers de la même façon ».
Le problème avec ce postulat d'Engels, il est vrai, c'est que la famille n'a pas été abolie comme unité économique de la société et qu'en même temps, les femmes ont été intégrées à la force de travail. Comme objectif stratégique, le combat d'Engels sur la famille demeure juste, mais c'est une réponse inadéquate dans les débats du mouvement féministe sur la lutte à mener pour en finir avec la double exploitation des femmes. Le mouvement marxiste doit prêter plus d'attention à la question du travail domestique gratuit que les femmes effectuent au foyer. Les hommes ne prennent pas en charge ce travail domestique, en partie parce qu'il est entendu qu'il s'agit là de la tâche des femmes et en partie du fait de leur longue journée de travail. La revendication de la réduction de la journée de travail peut permettre de commencer à en finir avec cette division sexuelle du travail domestique et de l'éducation des enfants.
Mais il est fondamental que dans le cadre d'un objectif final qui demeure la socialisation du travail domestique, les revendications qui sont avancées impliquent clairement que les hommes doivent partager ce travail et non pas fuir leurs responsabilités en ce domaine. Le mouvement socialiste a soutenu les exigences des femmes sur la formation et sur l'emploi, mais il a été très long à prendre en compte la question posée par les féministes sur le travail domestique. C'est une raisons pour lesquelles les féministes ont mis une telle insistance sur le fait que les femmes travaillaient à la maison et qu'elles produisaient des valeurs d'usage qui n'étaient pas reconnues et rémunérées dans cette société dominée par les hommes. LA RÉPONSE DE LA DIRECTION DU
MOUVEMENT OUVRIER Dans les deux dernières décennies, et notamment sous le gouvernement conservateur britannique, il y a eu de nombreuses luttes de femmes travailleuses pour l'égalité des salaires, contre les bas salaires et en défense de l'emploi des femmes. Il y eut une mobilisation énorme des femmes syndicalistes, surtout dans le secteur public, quand le Congrès des syndicats britanniques (TUC) a appelé à une manifestation en octobre 1979 contre le projet de loi anti-avortement du député conservateur John Corrie.
Les femmes travailleuses ont aussi mené d'importantes campagnes pour rendre les syndicats plus représentatifs des femmes. Le recrutement de femmes travailleuses a prévenu un déclin dramatique des effectifs syndicaux tel qu'il s'était produit dans les anées 1930. Cependant, d'après les dernières statistiques, durant ces sept dernières années, les syndicats ont perdu environ 2,2 millions de membres. Toutefois, malgré la pression des femmes à la base, la direction droitière des syndicats en Grande-Bretagne avérée incapable de stopper l'offensive du patronat et de mettre en œuvre une stratégie pour combattre la ségrégation institutionnalisée que les employeurs veulent mettre en place pour diviser le mouve-
A l'exception de la grève des mineurs, c'est l'aile droite des syndicats, la direction du Syndicat des électriciens (EETPU) et du Syndicat de la métallurgie (AUEW), qui est à l'initiative dans le mouvement ouvrier. En échange du monopole syndidans l'entreprise que leur accordait le patronat, les leaders syndicaux se sont engagés à ne pas faire grève au nom des « réalités » du capitalisme moderne. Les employeurs avaient donc ainsi le feu vert pour aller de l'avant et s'attaquer aux secteurs les plus vulnérables de la classe
: quand on accepte la logique du thatchérisme, on ne peut résoudre les problèmes des plus opprimés.
A chaque fois que des travailleurs sont entrés en lutte contre les conservateurs, le TUC est intervenu non pour les soutenir, mais pour les faire retourner au travail. Une telle orientation de la direction de la confédération a provoqué une perspectives politiques non seulement à l'intérieur des syndicats mais aussi dans les mouvements qui s'y étaient alliés, dans ce cas, le mouvement de libération des femmes. L'unité et le consensus qui régnaient dans les années 1970 autour des quatres premières revendications du mouvement de libération des femmes sont bien finis. Même si cette unité était extrêmement précaire sur certains points comme le prouvèrent les revendications Contre les bas salaires des femmes. (DR)
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spécifiques des lesbiennes et des Noires. Aujourd'hui, le mouvement de libération des femmes est fragmenté : il n'y a plus un mouvement unique organisé nationalement.
LES NOUVELLES FORMES D'ORGA-
NISATION DES FEMMES Mais bien que le mouvement féministe soit éclaté, il demeure actif et les idées féministes ont même pénétré plus avant dans la conscience de la masse des femmes. Cela s'est concrètement démontré avec la naissance du Mouvement des femmes pour la paix et le mouvement « Les femmes contre les fermetures puits » pendant la grève des mineurs, comme le soutien qu'ont apporté milliers de femmes à ces campagnes (1). Les élections de 1983 ont confirmé une inversion de la répartition des votes par sexes : maintenant, plus de femmes que votent contre les conservaMalheureusement, le Parti travailliste ne capitalise que la moitié du vote contre les conservateurs chez les femmes. Néanmoins, cela confirme que les femmes exploitées au travail et qui sont les budgets sociaux évoluent politiquement vers la gauche.
Les féministes socialistes ont commencé à lutter contre la suffisance qu'affectait le mouvement ouvrier sur la question des femmes en combattant contre sa domination par les hommes. Un projet pour rejoindre les sections féminines du Parti travailliste a été mis en place. Quasi spontanément depuis 1980, les femmes ont commencé à rejoindre le Parti travailliste pour essayer de le féminiser. Ce projet était lié à la révolte dirigé par Tony Benn contre la gestion gouvernementale
Wilson-Callaghan, mouvement qui exigeait de la direction du parti - et de sa fraction parlementaire - qu'elle rende des comptes à la base du parti (2).
Les femmes, avec le Comité d'action des femmes travaillistes (WAC), ont rapidement remporté une victoire au sein du Parti travailliste quant à l'adoption d'une politique « d'action positive » (3) et d'une représentation plus importante parmi les femmes. Les municipalités dirigées par la gauche travailliste ont aussi répondu dans beaucoup de cas en mettant en place des comités de femmes. Mais il va falloir mener une bataille beaucoup plus ardue pour convaincre les hommes de la direction du Parti travailliste, et la plupart des dirigeants syndicaux qui
1. Sur la participation des temmes au mouvement anti-guerre, voir numéro 164 du 9 janvier 1984. Sur la grève des mineurs se reporter au numéro 176 du 25 juin 1984.
2. Voir à ce sujet Inprecor numéro 103 du 8 juin 1981.
3. La politique dite d'« action positive » vise à renverser la ségrégation raciale ou sexuelle. notamment dans le domaine de l'emploi par des mesures de priorité en faveur des temmes ou des ressortissants de minorités ethniques. Cela concerne ici la composition des instances du Parti travailliste.
ont entre leurs mains les votes décisifs dans les congrès, d'ouvrir la voie aux
Au sein du Parti travailliste, les féministes sont confrontées à une comment lutter pour une politique qui réellement la discrimination institutionnalisée dont sont victimes les femmes au travail et dans la société ?
QUELQUES FAUX DÉPARTS
Souvent le mur d'incompréhension auquel se heurtent les femmes alimente en leur sein l'idée selon laquelle le véritable problème n'est pas de tre contre les bureaucrates mâles mais contre les hommes en général. Bea Campbell a développé cette idée dès ses premiers articles sur une politique féministe des revenus, à la fin des années 1970, dans le Red Rag (Chiffon rouge) (4). Sa soluprivilégiés et donner aux femmes défavorisées. L'approche de Campbell rejoint les arguments développés par les dirigeants de la droite, du centre et maintenant de la gauche travailliste, tels Ron Todd, qui soutient que la seule chance du Parti travailliste de revenir au pouvoir réside dans un accord qui place la question des bas salaires et de l'emploi au centre des préoccupations, aux dépens des autres de salariés. L'expérience « contrat social » des années 1974-1979 pratiqué par le Parti travailliste, est, elle, mise sous le boisseau. A cette époque, la situation des travailleurs les plus mal payés s'est dégradée, la différence de salaire entre les hommes et les femmes s'est encore accrue et le chômage a augmenté de façon dramatique, parce que la direction du Parti travailliste n'a combattre les priorités imposées par un capitalisme en crise.
Des courants de la gauche marxiste ont répondu aux thèses de Bea Campbell en rejetant en bloc le féminisme. C'est très clair avec la tendance « Militant », mais avec l'arrêt de la parution de Women's Voice (La voix des femmes), c'est maintenant aussi le cas du Parti socialiste des travailleurs (SWP) (5). Au nom de l'orthodoxie marxiste, ces groupes recrutent des femmes du fait de la radicalisation générale, mais seulement pour les « vacciner » contre les idées du petit-bourgeois ». blement, cela a pour conséquence de détourner les femmes féministes du mar-
UN MINISTERE DES DROITS DE
LA FEMME ? Jo Richardson, l'une des dirigeantes de la gauche travailliste a fait circuler un document de discussion sur le rôle d'un nouveau ministère des Droits de la femme.
défend que « l'engagement des travaillistes sur les droits des femmes doit occuper une place centrale dans notre nouveau Manifeste pour les élections générales et doit avoir le plein appui de la direction ». Inspiré de l'exemple français et de l'expérience du Conseil du grand Londres, le document propose la formation d'un nouveau ministère, doté de ressources adaptées et qui soit représenté dans le Cabinet ministériel. Richardson propose une nouvelle législation sur l'égalité, un salaire minimum, la garderie gratuite pour tous les enfants de trois et quatre ans, la fin des discriminations dans la répartition des des privilèges hommes mariés, l'abaissement de l'âge de la retraite à soixante ans pour les hommes, enfin une semaine de travail plus flexible avec des journées de travail plus
Get des congés parentaux mieux Beaucoup de ces mesures seraient les bienvenues pour les femmes, mais il y a certaines omissions. L'application des orientations adoptées en congrès par le Parti travailliste et les syndicats vis-à-vis de la contraception et du droit à l'avortement sont complètement laissées de côté. Parmi les mesures sur l'emploi, il n'y a aucune proposition contraignant les embaucher des femmes ou des travailleurs des minorités ethniques. L'introduction minimum apparaît dépendant de l'accord du TUC, le budget prévu pour les garderies des enfants est inadéquat. La proposition d'une semaine quid du salaire ? Et comment combattrat-on la ségrégation dans le travail si l'on ne prévoit pas de quotas dans la formation et les emplois ? Mais surtout, la référence au « soutien » de la direction du Parti travailliste et à des « ressources l'heure où le dirigeant travailliste Neil son possible pour UNE STRATÉGIE DE LUTTE Nous avons besoin d'une stratégie offensive contre les patrons afin de renverser cette ségrégation dans l'emploi. Une telle stratégie aurait des priorités totalement différentes de celles de la classe dominante. Pour créer des emplois et les ressources nécessaires aux services sociaux, nous avons besoin d'un minimum et d'un maximum des salaires. Nous avons besoin d'un impôt sur la fortune et du contrôle des banques pour empêcher l'évasion des capitaux. Les féministes doivent prendre en charge le débat sur les questions de la politique économique afin d'obliger le Parti travailliste à lutter contre l'oppression des femmes et pour être sûres que leurs revendications ne soient pas ignorées par
Deuxièmement, le vote de la majorité des députés travaillistes en faveur du projet de loi sur les droits de l'embryon, déposé par le député d'extrême droite Enoch Powell, la fraction parlementaire travailliste continue d'ignorer les exigences des femmes et de l'ensemble du Labour. De la même manière, les bureaucrates syndicaux ont rejeté la recommandation faite par le
NEC, lors du dernier congrès du Parti travailliste, pour qu'il y ait au moins une circonscription propositions de listes électorales. Cette année, la conférence des femmes du travailliste a décidé d'élire une « liste fantôme » de femmes pour les cinq places au NEC (6). La gauche doit faire campagne pour cette liste afin d'en faire un exemple, non seulement pour que les femmes puissent choisir des femmes mais pour démocratiser le vote des syndicats. Cela donnera au WAC l'occasion de nouer des liens importants avec des syndicats, occasion pendant la grève des mineurs car de nombreuses dirigeantes du WAC mirent beaucoup d'ardeur à attendre les miettes tombées de la table de Kinnock.
Finalement, la gauche doit continuer à participer aux initiatives et aux débats du mouvement féministe, afin de contrecarrer le retour en arrière en matière de liberté sexuelle et de droits des femmes conquis à la fin des années 1960 et au contre le droit des femmes à contrôler sation contre ces attaques doit se développer. Les nouvelles techniques de procréation sont utilisées contre les intérêts des femmes, comme dans le cas des mères d'une culture de masse se fait contre les femmes, et la gauche - qui est contre la censure - doit travailler à trouver des politique de la gauche a eu pour conséquence le repli sur elles-mêmes de toutes les parties du mouvement féministe avec la fin du souffle du 1968 et des espoirs suscités plus tard par la révolte du courant Benn. La gauche ne peut pas tourner le dos aux femmes ni aux débats du mouvement féministe, car les femmes joueront un rôle central dans la recomposition politique qui s'opère aujourd'hui dans le mouvement ouvrier, du fait de leur participation croissante niveaux. C'est là une nouvelle réalité. Et la gauche doit la saisir à bras-le-corps dans tous les aspects du débat politique.
Valerie COULTAS, International, mai-juin 1986. 4. Journal féministe qui existait dans les olitiquement proche d mmuniste britannique dont Bea Campbell, 1 des chefs de file du courant eurocommuniste,
« Militant » est la plus forte tendance de gauche à l'intérieur du Parti travailliste dont elle contrôlait notamment toutes les sections de
SWP, qui vient comme « Militant » de la tradition trotskyste, est la plus forte organisation révolutionnaire en GrandeBretagne. Il s'efforce de construire une organiWomen's Voice fut son journal en direction
Cette formule de « liste fantôme » fait référence au « cabinet fantôme » (Shadow cabinet) qui est un contre-cabinet ministériel de l'opposition. Les cinq places au NEC sont celles réservées aux femmes, mais dont les titulaires sont actuellement élues par tout le