pour un renouveau socialiste
E manifeste que nous reproduisons ci-dessous a été publié dans le numéro du 22
- juillet 1986 du quotidien britannique The Guardian. Dans sa presentation du do.
• cument, lequel est daté de novembre 1985, le correspondant du Guardian à Moscou, Martin Walker, explique que des exemplaires avaient été envoyés par ses auteurs à la presse soviétique. Il n'y a eu aucune réaction officielle, ni avant sa publication à l'Ouest, ni après, à ce manifeste, intitulé par ses auteurs « aux citoyens de l'Union
Le texte commence par dresser un tableau assez sombre de l'état de l'économie et de la société soviétiques, avant de proposer une série de mesures de réformes économiques et politiques. Ses auteurs partent de la nécessité de renforcer en le réformant de manière radicale un système auquel ils s'identifient et qu'ils défendent contre l'Occident. Cela dit, leur manifeste appelle quelques remarques. D'abord, la qualité des informations qu'il contient (statistiques économiques, références à des mutineries dans la marine soviétique et à des défections de hauts responsables du KGB, etc.) indique que ses auteurs proviennent de l'élite soviétique. Quant aux propositions de réforme, sur le plan économique, certaines d'entre elles, par exemple sur l'autonomie des entreprises et le rôle proposé pour les entrepreneurs privés dans le secteur des services, sont très proches des orientations appliquées ou prévues par la direction Gorbatchev. D'autres n'ont pas été évoquées par la direction actuelle, du moins pas encore, mais ne sont pas du tout imprévisibles. En revanche, sur le plan politique, les appels à la démocratie et au pluralisme politique ont un contenu nettement plus explosif, qui met en question
D'après The Guardian, il « reste possible » que la communication de ce texte à la presse occidentale constitue « une provocation délibérée, fabriquée par des groupes anti-réforme en Union soviétique, qui cherchent à discréditer la stratégie réformiste de
Gorbatchev en la liant à un programme ouvertement politique qui menace le Parti communiste et son monopole du pouvoir ». Mais il faut constater que même dans cette hypothèse, qui n'est certainement pas celle retenue par Walker, les orientations économiques et politiques mises en avant correspondent à celles qui ont été exprimées dans des débats récents dans les cercles intellectuels de l'élite soviétique. Et il est plus probable que le document soit le produit authentique de responsables soviétiques qui pensent que les réformes adoptées jusqu'ici par Gorbatchev sont beaucoup trop limitées et veulent faire connaître leur programme au peuple soviétique par l'intermédiaire
De toute manière, le manifeste parle de lui-même, et les idées qu'il contient sont suffisamment intéressantes pour qu'il soit lu attentivement par tous ceux pour qui la démocratie socialiste représente la seul moyen de sortir la société soviétique de son imde la FINUL est venue d'Iran, coïncidant rejetait la résolution des Nations unies avec une déclaration des Iraniens décidant la formation de cette force d'intervention. Les Hezbollah prétendent que cette force a pour rôle de prévenir les attaques chiites contre Israël et qu'elle doit donc partir. Cette position n'a aucune chance de convaincre les masses
Sud-Liban qui considèrent que la présence des troupes de la FINUL est positive pour eux parce qu'elle est une protection contre les incursions israéliennes et leur permet de vivre relativement normalement.
La revendication correcte, qui pourrait en revanche être comprise par les serait de demander l'application de la résolution 425 des Nations unies qui prévoit le déploiement des troupes à la frontière sud du Liban et non leur présence actuelle au Nord de la « zone de sécurité » contrôlée par Israël.
le cas des forces francaises participant à la FINUL peut être dissocié, dans la mesure où, avec ou sans casques bleus, ces forces sont avant tout l'instrument de l'impérialisme français. Il est correct d'exiger leur retrait.
- Quelle est la situation actuelle de - Le dernier épisode de la guerre des camps s'est soldé par l'intervention directe des troupes syriennes, symbolique, pour la première fois depuis 1982, intervention dont le but était de mettre fin à cette guerre des camps et de garantir une stabilité Beyrouth Ouest après des mois d'affronbombardements (1). Pendant quelques semaines cette intervention syrienne a effectivement stabilisé la situation mais cela n'a pas duré très longtemps. Il faut plus que quelques une situation comme celle de Beyrouth Ouest, tant la confusion est grande. On ne peut oublier que même le commandement respectif des diverses milices est de les contrôler totalement. Même Walid Joumblatt ne contrôle pas ses gens. Après quelques semaines tout est redevenu comme avant. En revanche, jusqu'à maintenant, la présence des Syriens dans la zone des camps palestiniens A ce propos, il faut souligner une différence sur cette question entre les Syriens et Amal, même si elle est mineure. Les Syriens veulent que les camps soient dominés par les Palestiniens pro-syriens alors qu'Amal, tout au moins son aile droite, entend supprimer toute présence ou existence de Palestiniens armés. Ils veulent bien des civils mais pas de forces armées.
Propos recueillis par Gerry FOLEY, International Viewpoint, 29 septembre 1986. 1. Voir Inprecor numéro 198 du 10 juin 1985.
URSS
Manifeste du Mouvement
soviétique ». les bases mêmes du monopole du pouvoir par le parti. de la presse occidentale, afin d'élargir le débat. passe actuelle. DOCUMENT
Un groupe de citoyens soviétiques ayant accès à une information objective a réalisé une étude complète sur la situation de l'économie soviétique aujourd'hui, sur ses perspectives d'ici l'an 2000, sur la situation politique intérieure aujourd'hui et à venir, et sur la situation internationale de l'URSS et la place occupée par les forces du capitalisme et du socialisme.
Les résultats de cette analyse montrent que notre pays a atteint un point au-delà duquel apparaît un retard insurmontable dans le développement économique, scientifique et technique par rap port aux pays industriellement développés ; un retournement de l'actuel équilibre militaire entre les USA et l'URSS en faveur des USA, accompagné d'une intensification de la menace militaire contre notre pays; l'affaiblissement continu de la position internationale de l'URSS et son déclin vers une puissance de second rang ; l'approfondissement des contradictions entre les membres des pays du bloc socialiste accompagné d'un effondrement du système socialiste mondial.
En raison de la situation exceptionnellement grave à laquelle est confronté notre pays, ce groupe a décidé de constituer le Mouvement pour un renouveau socialiste (MRS), avec comme première initiative de porter à la connaissance de la population soviétique les résultats de notre analyse et de proposer ainsi à la discussion un certain nombre de mesures politiques et économiques qui peuvent encore sortir l'Union soviétique de l'impasse et offrir à son peuple la prospérité et les libertés économiques.
Après la victoire de la Grande révolution socialiste d'Octobre, Lénine écrivit que la Russie était devant l'alternative « de périr ou de rattraper les pays avancés et les dépasser économiquement ».
Presque 70 ans se sont écoulés deet pourtant selon tous les indicateurs économiques, l'Union soviétique n'a pas rattrapé, et encore moins dépassé, les pays avancés. Par exemple, le produit national brut (PNB) de l'URSS est égal à la de celui des USA. En ce concerne la production industrielle, les connu depuis les années 1970 une chute
- 1928-1932, ndlr. —, 10 % dans les années 1950 et 1960, 5 % dans les années 1970, et 2 à 3% dans les années 1980). Cette chute s'est produite alors que l'on pouvait constater, pour les mêmes années, une croissance industrielle « explosive » aux USA (deux à sept fois supérieure), dans les pays de la CEE (3 à 9 fois supérieure) et au Japon (23 fois supérieure). Du point de vue de son développement économique, l'Union soviétique a 10 à 15 ans de retard sur les pays capitalistes, et ce retard va croissant. L'URSS prend maintenant le chemin qui l'amènerait à rejoindre les nations sous-développées.
Lénine a dit que « le capitalisme peut et sera finalement vaincu, car le socialisme créera une productivité du travail nouvelle et d'un niveau supérieur ». En 1968, la productivité du travail dans l'industrie soviétique était égale à 55 % de celle des USA, et dans l'agriculture égale à 25 %.
Parlant de l'état économique arriéré de la Russie, Lénine prenait pour exemple la composition du commerce d'exportation russe, qui était dominé par les marchandises dites « coloniales », comme les céréales, le bois, la fourrure ou les minerais. La composition du commerce d'exportation soviétique vis-à-vis des pays caRassemblement pacifiste officiel à Minsk, capitale de la République de Biélorussie. (DR)
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OF GUIpitalistes développés dans les années 1980 est telle que 85 % des revenus à l'exportation proviennent des minerais, alors que ceux provenant des machines et des biens d'équipement sont restés depuis plus de 20 ans à 2%. Alors que le pays était exportateur de céréales et de produits manufacturés, il devient maintenant un des grands importateurs de ces produits.
La balance commerciale de l'URSS avec les pays capitalistes est déficitaire, le déficit étant couvert par des crédits occidentaux. L'Union soviétique est maintenant devenue l'une des nations les plus endettées du monde, ses dettes aux institutions financières capitalistes (environ 30 milliards de dollars US à la mi-1983) la plaçant en troisième position, après le Brésil et le Mexique. Si l'on projette dans le futur une structure équivalente du plan d'importation et d'exportation, les dettes de l'Union soviétique envers les nations capitalistes auront été multipliées par 6 d'ici l'an 2000, et d'ici l'an 2005, le pays sera obligé de dépenser 75 % de ses revenus à l'importation seulement pour rembourser ses dettes extérieures.
La science économique est l'art de gérer l'économie. Le trait caractéristique de la gestion économique soviétique aujourd'hui est la mauvaise gestion manque d'esprit de responsabilité des hauts fonctionnaires de l'appareil gouvernemental pour l'état de l'économie nationale, et l'absence de tout stimulant matériel pour les travailleurs des bureaux, des usines ou des campagnes, ou pour les scientifiques et l'intelligentsia technique et créative quant aux résultats de leur travail.
Le pays manque de métaux, car environ un tiers du métal est gaspillé et, dans
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СТРОИТЕЛИ THEE YAIT certains cas, cela va jusqu'à 70 à 80%. Le pays manque de céréales, car 30 % sont perdues durant la récolte et le transport. Les pertes concernant d'autres produits agricoles, comme les pommes de terre ou les fruits, se montent à plus de 60 %. Le pays manque de bois et de papier, bien que les ressources de l'URSS en bois soient les plus importantes du monde. Et, bien que l'Union soviétique soit l'un des principaux pays producteurs de pétrole du monde, son économie souffre d'une importante insuffisance de produits pétroliers.
L'Union soviétique est la première au monde pour son attitude de gaspillage de ses réserves illimitées de minerais. Au cours des dix dernières années seulement, les exportations de gaz se sont multipliées par 30 ; des quantités énormes de pétrole brut sont exportées ; les exportations d'or se montent pour certaines années à 300 tonnes par an, et de nombreuses autres matières premières utiles, dont beaucoup représentent un intérêt stratégique, sont aussi exploitées à une grande échelle
Le niveau de vie de la population est l'un de plus bas du monde industriellement développé, y compris en tenant compte des pays du COMECON. Aux USA, un travailleur touche en moyenne 1000 roubles par mois. Le salaire mensuel moyen d'un travailleur soviétique est de 185 roubles, c'est-à-dire cinq fois moins. Et l'écart est encore plus grand entre les deux pays en ce qui concerne les salaires des travailleurs intellectuels techniques et créatifs, les militaires et les responsables de l'appareil d'Etat.
Aux bas salaires, il faut ajouter les difficultés de la vie quotidienne. L'insuf fisance chronique de produits alimentai-
МИ
res de base tels que la viande, le lait et le beurre, et l'arrêt fréquent de la fourniture de ces produits comme de beaucoup d'autres, ont des effets négatifs sur la santé de la population, en particulier celle des enfants, et sont la cause d'un climat de nervosité et d'incertitude, les gens passant leur temps libre et même prenant sur leur temps de travail pour rechercher de la nourriture et faire la queue.
Comparée aux USA, l'Union soviétique produit en moyenne par tête d'habitant deux fois moins de produits alimentaires de base comme la viande, le lait, le beurre, le fromage, les œufs et le sucre. En 1968, certains produits alimentaires ont été rationnés dans un certain nombre de régions, tout comme durant les années de guerre. Cela a été une des causes de l'augmentation de la mortalité infantile.
Dans les magasins, l'interruption continuelle de fourniture de certains produits, les uns après les autres, dont les produits alimentaires ; la quête incessante pour les biens les plus élémentaires et les petites choses de tous les jours, contraignent la population à limiter son centre d'intérêt à cette recherche perpétuelle, ne lui laissant ni le temps ni la force physique de satisfaire ses besoins spirituels et culturels, et détruisant ainsi en elle toute dignité humaine.
Les conditions de vie de la population rurale, en particulier de ceux qui ne vivent pas dans les fermes d'Etat et les fermes collectives, rappellent celles de la paysannerie russe au début du 20e siècle.
Du point de vue des services publics, on ne peut même pas comparer la situation avec celle des pays capitalistes ni même avec celle des pays en voie de développement. Il y a un manque désespérant de services nécessaires à la vie quotidienne, comme les épiceries, les caisses d'épargne et les centres de santé. Les longues queues font inévitablement partie du paysage de la vie quotidienne soviétique.
Les bas salaires ont conduit à la féminisation des hommes, qui ne peuvent pas être financièrement les chefs de famille, avec toutes les conséquences négatives que cela comporte pour leur famille, l'éducation de leurs enfants et la place des hommes dans la société en général.
L'incapacité des hommes à soutenir leur famille conduit à la masculinisation des femmes. Marx a dit que le niveau d'évolution d'une société pouvait être apprécié en fonction de la position occupée par le beau sexe. Le conseil des ministres d'URSS vient juste adopter une résolution interdisant l'emploi des femmes dans les tâches pénibles. Il aura fallu 60 ans pour que cette mesure soit adoptée, et encore ne l'est-elle que sur le papier, et les femmes continuent d'être utilisées pour des travaux difficiles et monotones en usine ou pour la construction des routes, travaux que les hommes refusent de faire.
Comme il est impossible de vivre du salaire d'un homme, les femmes d'URSS sont contraintes d'abandonner leur famille et leurs enfants pour chercher du travail dans une usine ou un bureau. Mais le travail ne libère pas une femme du travail domestique et du soin du mari et des enfants. La raison pour laquelle apparaissent tant d'enfants à problèmes et de délinquants est que souvent on ne s'occupe plus d'eux à la maison et dans la famille, qu'ils sont livrés à eux-mêmes et reçoivent leur éducation de la rue.
Dans ces conditions sociales et politiques fleurissent l'ivrognerie et l'alcoolisme, ainsi que la prostitution et les vols.
L'Union soviétique tient largement la première place mondiale pour sa consommation d'alcool fort : 11 litres de vodka sont consommés par an par habitant, y compris les enfants très jeunes, qu'entre 1950 et 1984, la consommation d'alcool a quadruplé. On consomme dix à quinze fois plus de vodka en Union soviétique aujourd'hui qu'on en consommait du temps de la Russie tsariste.
Nous connaissons maintenant l'alcoolisme féminin, qui a particulièrement progressé et qui explique l'augmentation des naissances de bébés mentalement et physiquement diminués.
L'alcool imprègne profondément la vie du peuple soviétique et prend la dimension d'un désastre national, qui menace l'avenir même de notre pays et de no-
Il y a un effondrement brutal du noyau de base de la société soviétique, la famille. En 1913, il y avait 0,44 divorces pour 100 mariages ; il y en a 17,94 % en 1965 et 28,52 % en 1974. Cet effondrement représente donc une augmentation de 59 % depuis 1913.
Le milieu des années 1970 a connu nouvelle révolution technologique dans le monde, basée sur les dernières découvertes de la science et de la technique. L'Union soviétique sous-estima la signification de ces nouveaux développements de la science mondiale pour son économie nationale et le renforcement de son potentiel militaire et, dépensant 1,5 à 2 fois moins que les pays occidentaux pour la recherche scientifique et la construction expérimentale, elle a pris progressivement du retard sur eux en science et en technologie. Il existe un retard particulièrement significatif dans des domaines aussi importants pour le progrès scientifique et technique de notre pays que la complexe mécanisation et automatisation de la production (40 % du travail réalisé dans l'industrie est manuel) ; les méthodes cybernétiques d'administration et l'utilisation de systèmes automatisés (l'utilisation de l'automation aux USA dépasse de plus de 8 fois ce qui peut être fait dans ce domaine en URSS) ; en informatisation, y compris dans le domaine des microprocesseurs, de l'opto-électronique, de la biotechnologie et de l'énergie atomique (la moyenne d'une centrale nucléaire en Union soviétique est de plus de quatre fois inférieure à la moyenne américaine) ; et dans la technologie de réduction de la consommation d'énergie
Le retard scientifique et technologique pris par l'URSS est devenu chronique et n'est plus mis en doute ; comme si les problèmes urgents que connaît le développement économique du pays allaient pouvoir être résolus en important des technologies de pointe de l'Occident, ainsi que par la construction d'usines entières « clés en mains », qui sont payées avec nos ressources nationales illimitées en pé trole, en gaz, en minerais de fer, en minerais concentrés et autres réserves minérales vitales. L'URSS vit au jour le jour, nos dirigeants ne se soucient pas du lendemain, de l'avenir du pays et de son peuple. « Après moi le déluge » (ndt. en français dans le texte) disait Louis XV, et ses courtisans s'émerveillaient de sa sagesse. L'histoire se répète maintenant dans un autre pays et à une autre époque.
L'Union soviétique a connu une victoire historique lors de la Grande guerre patriotique, mais le peuple soviétique aurait pu arracher cette victoire avec beaucoup moins de pertes humaines et matérielles, et la route pour Berlin ne devait pas forcément partir de Moscou, Leningrad, Stalingrad et le Caucase du Nord.
La science marxiste-léniniste définit la politique comme une expression concentrée de l'économie. Un organisme économique malade affaiblit inévitablement la situation internationale d'un pays. Le camp socialiste n'est plus l'union monolithique et unie de nations fraternelles. Le rôle dirigeant de l'Union soviétique parmi les pays socialistes a été considérablement
Gorbatchev dialogue avec des travailleurs du pétrole et du gaz en Sibérie. (DR) affaibli et son autorité est aujourd'hui au point le plus bas de son histoire.
La fraternité socialiste « éternelle et indissoluble » est en train de s'écrouler sous les yeux d'une génération. Le camp socialiste a abandonné des alliés de la veille, tels que la Chine, avec son milliard d'habitants, la Yougoslavie, l'Albanie et la Corée. La Roumanie est le « cheval de Troie » de l'Occident dans le COMECON et dans le Pacte de Varsovie.
Le Parti communiste d'Union soviétique n'est plus le dirigeant reconnu du ouvrier, qui s'est maintenant dissous en des unités distinctes, nationales ou régionales, de la classe ouvrière n'ayant pas de vision commune du monde ni d'organisation commune, ni de liens entre partis.
Les régimes sociaux-politiques de Hongrie, de Pologne et de RDA restent fidèles à l'Union soviétique par la présence de troupes soviétiques sur leur territoire. Pour la première fois dans l'histoire de l'Etat soviétique, les forces armées soviétiques mènent en Afghanistan une guerre non déclarée et sans espoir, qui ne couvre de gloire ni l'Union soviétique ni ses for-
La politique extérieure soviétique a connu de sérieuses déconvenues dans les anciens pays dépendants ou coloniaux De toutes les ressources qui ont été investies en Indonésie, en Egypte, en Algérie et en Irak, l'Union soviétique n'a recueilli aucun dividende, tant politique qu'économique.
La diplomatie soviétique n'a pas pu empêcher le renforcement du bloc politico-militaire de l'OTAN et la constitution, aussi bien à l'Est qu'à l'Ouest, de bases potentielles d'agression militaire. Pour la première fois depuis l'après-guerre, une série de gouvernements comme ceux du Japon, de Chine ou de la Répulique fedérale allemande expriment ou ertement des revendications territoria les à l'égard de l'URSS.
La politique étrangère soviétique repose sur des hypothèses erronées quant à l'origine des tensions dans le monde (course aux armements), et poursuit de faux objectifs (le désarmement universel et total). La course aux armements n'est qu'une conséquence et non la cause de la tension internationale, et pour obtenir le désarmement universel et complet, il faut rechercher les moyens de liquider les centres de tension internationale, les « points chauds » de notre planète.
Sur une période de près de 70 ans, le système socio-politique existant en Union soviétique n'a pas réussi à obtenir de supériorité économique sur les pays capitalistes, aussi bien dans le domaine des sciences économiques, de la science et de la technologie ou dans celui du bien-être de sa population ; ni a garantir l'inviolabilité de ses frontières et la sécurité de son peuple ; ni à s'assurer l'autorité internationale propre à une grande puissance.
La détérioration économique continuelle du pays et du niveau de vie de la population montre bien que les mesures qui ont été adoptées n'ont pas remplacé les lois du système économique existant qui interdit toute initiative, prive les membres de la société socialiste de tout intérêt matériel à leur travail, entrave le progrès scientifique et technique et encourage la poudre aux yeux, le maquignonnage, la production de produits de mauvaise quainutiles, la création de déficits artificiels, grosses différences de prix économiquement injustifiées pour des produits es-
Get une faible discipline dans la production, le travail et la gestion.
Le 27e congrès du Parti va adopter une « nouvelle formulation » pour le programme du PCUS pour la période qui va jusqu'à l'an 2000 qui, du point de vue de n'importe quel indice économique, repré sente un immense recul par rapport à « l'ancienne formulation ». Elle prévoit un retard permanent de l'Union soviétique derrière les pays occidentaux avancés, en production industrielle, en niveau de vie et en productivité du travail. Si l'on prend par exemple la productivité du travail soviétique jusqu'à l'an 2000, il n'est prévu d'atteindre en agriculture l'industrie que 50% de la production des
La crise du système économique est intimement liée à celle du système politique qui touche des principes constitutionnels de l'Etat socialiste aussi fondamentaux que la liberté d'expression, de la presse et de rassemblement, l'immunité de la personne, le secret de la correspondance et des communications téléphoniques et la liberté d'adhérer à des organisa-
La crise politique qui s'accentue de plus en plus touche les fondations mêmes de l'Etat socialiste et pas seulement quelques aspects de son activité. Elle touche l'infrastructure du socialisme et pas seulement quelques maisons annexes ou quelques étages supérieurs. Et on aura beau faire des déclarations disant que les points faibles de la société soviétique sont dus à l'absence du nécessaire esprit d'initiative, de rigueur, de principes, de critique et d'autocritique chez « certaines personnes » ; ou à la présence « dans certains endroits et certaines organisations » de bureaucratisme, de routine administrative et de laisser-aller ; ou à l'inadaptation « dans un certain nombre de cas » du mécanisme administratif, à des méthodes économiques primitives, au gonflement de l'appareil administratif, aux « excès » de centralisation ou de décentralisation (qui
l'étroitesse d'esprit, à des comportements politique de la classe dominante s'exprisont apparemment indépendants du fonctionnement de la société socio-politique la plus développée) ; malgré tous ces dires, personne n'est en mesure de proposer de solution réformiste pour sortir de la crise actuelle. De plus, il est déjà trop tard pour qu'une solution soit réalisable.
Avant qu'il ne soit trop tard pour le pays et le peuple soviétiques, il faut prendre des mesures de nature révolutionnaire pour reconstruire les fondations économiques de la structure socialiste et réaliser les changements dans sa superstructure qui seront nécessaires pour sortir l'Union soviétique de son impasse; faire de l'Union soviétique un exemple pour les autres Etats du point de vue du niveau de vie de sa population, des droits civils, du développement de l'agriculture, de la science et de la technologie ; restaurer son autorité dans le monde communiste et le mouvement ouvrier et lui permettre d'occuper une place dans l'arène internationale, comme il se doit pour une grande puis-
Le MRS a la conviction profonde qu'un certain nombre de mesures fondamentales doivent être prises dans un pre-
MESURES POLITIQUES 1) Liberté de la presse. Le scandale du Watergate en Amérique et la démission du président Nixon, les révélations du journal Der Spiegel en RFA et la démission du ministre des Affaires étrangères Strauss, le scandale Lockheed au Japon et la démission et le jugement de l'ancien Premier ministre Tanaka; l'attentat à la bombe contre le Rainbow Warrior en Nouvelle-Zélande et la démission du ministre de la Défense, Hernu, tous ces qu'une presse indépendante du gouvernement et du parti dirigeant peut jouer un rôle important dans la lutte contre la corruption et les infractions à la loi, même si ces délits mettent en cause les politiciens les plus hauts placés de l'Etat.
La création d'une presse indépendante du parti et de l'Etat encouragerait une lutte plus efficace contre les délits des individus ; elle informerait le peuple soviétique de manière détaillée et complète sur la vie de leur pays et d'ailleurs ; d'être mieux informé et lui permettrait d'avoir un jugement plus objectif sur les événements et sur les personnalités de l'Etat et du parti.
Dans un projet de résolution sur la lide la presse, Lénine a écrit : « L'Etat ouvrier et paysan signifie par la liberté de la presse (...) la fourniture à chaque groupe d'un certain nombre de citoyens (disons 10 000) des moyens proportionnels en papier, fournitures et matériel d'imprimerie. »
2) L'arrêt de la répression en fonction des opinions politiques et religieuses et la garantie de la liberté d'expression. L'appareil de répression existant actuellement ainsi que les actions qu'il entreprend conduisent à de l'hypocrisie, à de sans scrupules et à de la servilité. Les citoyens soviétiques ont pris l'habitude de mener une double vie ; une vie dans leur famille et parmi leurs amis, où ils peuvent avoir leurs propres pensées, idées, rêves et opinions, et l'autre, lors des occasions officielles et au cours des rassemblements, où ils doivent se conduire comme des marionettes programmées par officielle pour parler et agir « correctement » selon le stéréotype en vigueur, pour répéter les déclarations des dirigeants placés plus haut dans la hiérarchie, pour répéter leurs idées, leurs opinions sur tous les sujets de l'activité humaine allant de la politique extérieure et des questions d'idéologie jusqu'à la largeur d'une paire de pantalons ou la longueur d'une veste. Si l'on veut savoir pourquoi les gens sont « incapables » de parler sans notes dans les réunions, c'est parce que le peuple soviétique est obligé de répéter les l'absence de liberté d'expression oblige certains à constituer des groupes illégaux ou semi-légaux de caractère politique ou religieux. Parfois, cela conduit certaines personnalités en vue du monde de la culture - des artistes, des écrivains, des scientifiques -l'étranger où ils sont actifs dans des cercles antisoviétiques. Dans d'autres cas, ce qui est bien plus inquiétant pour le gouvernement, cela mène à l'organisation d'attaques armées avec des objectifs politiques — comme cela s'est produit à Riga sur un des vaisseaux de guerre de la flotte de la Baltique - ou au passage à l'ennemi de responsables de haut niveau du KGB
L'attribution de la liberté d'expression et de la presse assainirait la situation politique de notre pays, renforcerait le moral et l'unité politique du peuple soviétiqe et faciliterait son éducation dans l'esprit du patriotisme authentique et de l'amour du pays. Sans la liberté d'expression et de la presse, il n'y a pas vraiment de débat public. Et « sans débat public », disait Lénine, est ridicule de parler
3) Fournir les éléments constitutionnels permettant la formation d'organisations politiques alternatives. Le système de parti unique en vigueur dans ce pays a été créé par Lénine comme l'expression politique de la dictature du prolétariat, dans le but de détruire l'ancien système socio-politique, de supprimer les restes des classes exploiteuses et de construire une nouvelle société socialiste. Maintenant qu'est achevée la victoire finale et complète du socialisme, la dictature du prolétariat a rempli sa mission historique, du point de vue de son développement interne, et elle n'est plus nécessaire.
Le gouvernement, qui est né comme gouvernement de la dictature du prolétariat, est devenu un gouvernement socialismaintient toujours le système de parti unique comme instrument de la dictature du prolétariat et rejette le pluralisme poli-
Dans la société capitaliste, la volonté me à travers un mécanisme propre à l'Etat bourgeois, celui d'un parti politique (ou d'une alliance de partis) qui présente - en compétition avec d'autres partis, dont les partis communistes — le programme le plus adapté aux intérêts de cette classe à un moment précis de son développement historique. Au moment des élections, il peut faire de la propagande à la population sur la justesse de son programme, et si le parti vainqueur ne peut réaliser ses promesses une fois au pouvoir, la classe dominante soutiendra un autre parti bourgeois aux prochaines élections.
Ce système d'alternance et de compétition entre plusieurs partis politiques pour la meilleure défense des intérêts de la classe dominante et la meilleure satisfaction de ses besoins politiques et économiques, facilite l'introduction d'idées dans le fonctionnement de l'Etat et des partis, et fournit des garanties constitutionnelles contre la paresse d'esprit, la lourdeur et le conservatisme, la bureaucratie, l'irresponsabilité, l'incontrôlabilité, l'abus de pouvoir et toutes les autres maladies chroniques que connaît naturellement un parti constamment au
La création en URSS de différentes organisations politiques ayant toutes pour but ultime de construire le socialisme, la compétition entre elles pour le meilleur programme d'action dans les intérêts de paysans et l'intelligentsia - et pour le droit de représenter leurs intérêts dans les instances juridiques et exécutives les plus hautes, l'entière responsabilité donnée au peuple et le contrôle par le peuple (au moyen de partis politiques alternatifs et de la liberté de la presse) de la mise en pratique de ce programme, tout cela représenterait un nouveau saut qualitatif dans le développement de la démocratie soviétique et dans la participation de tous les citoyens soviétiques à un authentique auto-gouvernement socialiste.
« Tout citoyen doit pouvoir participer à la discussion des lois de l'Etat, à l'élection de ses représentants, et à la mise en pratique des lois de l'Etat », disait Lénine.
MESURES ÉCONOMIQUES
1) Respecter les lois économiques existant objectivement. Selon la concep tion marxiste-léniniste concernant les processus économiques, il existe pour chaque formation socio-économique des lois économiques générales qui agissent objectivement et sont indépendantes du niveau de conscience ou de la volonté de la population. Ces lois économiques générales - concernant le développement des rapports de production, de distribution, d'échange et de consommation - sont aussi objectives pour toutes les méthodes de production que le sont les lois de la mathématique ou de la physique.
Les rapports de propriété - privée ou publique - des moyens de production ne modifient pas l'action de ces lois, et leur non respect conduit à des récessions
et à des crises dans le système économique, à des « dérapages » dans le mécanisme économique et, en dernière analyse, à un ralentissement de la croissance éconoau retard économique. Les exemples les plus frappants du mépris à l'égard des lois économiques en URSS et leur remplacement par des déclarations d'intention furent la liquidation de la politique léniniste du capitalisme d'Etat (la NEP, Nouvelle politique économique) et la collectivisation de l'économie rurale. Il y a quelque temps, environ 80 % des fermes collectives étaient non rentables et vivaient aux dépens de l'Etat (rien qu'en 1984, environ 50 millions de tonnes de céréales ont été importées, ce qui correspond à 25 % des besoins du pays), alors que dans le domaine des services et de la production des biens de consommation, l'URSS ne peut être comparée plus arriérés des pays développés.
2) Etendre les droits des entreprises sur la base d'un auto-financement complet. Il doit y avoir une extension des droits des entreprises qui réalisent des profits allant de pair avec une décentralisation de la planification et de l'administration d'Etat et le transfert des pouvoirs des organes centraux vers les organes locaux où les biens matériels sont effectivement produits. Tout en accordant largement la possibilité d'initiative aux entreprises locales, leur responsabilité à la fois vis-à-vis des consommateurs et des entreprises voisines doit être accrue. La stimulation économique de l'activité productive des entreprises et le paiement des fonctionnaires leur travail doivent être davantage liés à
3) Permettre le développement de l'initiative privée dans la sphère des services et de la production de biens de consommation. Le développement de l'initiative privée au travers de la création par des citoyens individuels (ou de groupes de citoyens) de petites entreprises pour la production de biens de consommation, ainsi que dans le secteur des services publics de restaurants publics, a pour résultat, comme l'a montré la Nouvelle politique économique, des améliorations rapides et significatives, sans investissement de capital par l'Etat dans la production de produits alimentaires et de biens de première nécessité ; une réduction des dépenses de l'Etat et la création de nouveaux revenus par la taxation des commerçants privés.
Comme Lénine l'a dit en 1921 : « Ce n'est pas quelque chose (la liberté de développement capitaliste) dont le socialisme doit avoir peur, dans la mesure où le transport et l'essentiel de l'industrie restent dans les mains du prolétariat. »
4) Donner le droit aux citoyens soviétiques de louer des machines agricoles et de la terre pour la culture et de rembourser l'Etat avec une partie de leurs récoltes. Le surplus de la production agricole sera la propriété du bailleur et pourra être vendu sur le marché. Une comparaison de la production agricole aux USA et en URSS montre que les bailleurs ont des réserves potentielles énormes : aux USA, la capacité de récolte moyenne est plus du double de celle de l'URSS. De plus, on effectue sept fois plus de travail pour récolter 100 kilos de blé en URSS qu'aux
Le système de location de la terre et des machines, afin d'augmenter la capacité et la productivité et de diminuer le trad'intéresser personnellement le bailleur au résultat de son travail, entraînera la création de fermes hautement productives et fournira en fin de compte au pays des produits agricoles essentiels. Il ne faut pas oublier que la Russie est maintenant un importateur de céréales.
5) Ne pas empêcher le développement de zones privées au sein des fermes collectives, de jardins ouvriers et de maisons de campagne coopératives, ou la vente aux citadins des maisons paysannes inutilisées. Le développement plus poussé des lopins personnels et la vente de leurs produits sur le marché peut améliorer significativement la fourniture de biens alimentaires aux villes et à la population paysanne et entraîner une réduction des prix du marché.
Aujourd'hui, les propriétés personnelles constituent 2% de toute la terre cultivée et contiennent environ 20 % des porcs appartenant à l'Etat et plus de 30 % des vaches. Ces propriétés fournissent en conséquence environ 30 % de la viande et du lait, 35 % des fruits, 40% des œufs, 60% des pommes de terre, et jusqu'à 70 % des légumes. Il faut souligner, de plus, que l'Etat ne fournit aucun fonds pour le développement de ces propriétés ne rénumère pas leurs propriétaires pour leur travail, et comme il n'existe pas pour elles d'appareil administratif (comme le parti ou les comités exécutifs) prenant en charge les propriétaires de la terre, ceux-ci ne payent aucune charge ad-
6) Créer les conditions pour le développement du commerce privé. Il est impossible de prendre des mesures permettant de tirer le meilleur parti de l'initiative et des intérêts du peuple et de l'Etat socialiste sans utiliser le commerce privé dirigé par une coalition économique constituée par les entreprises privées, les bailleurs de terre, les petits propriétaires de terre et les consommateurs sur le marché. Le développement du commerce privé par la création de petites entreprises de commerce est économiquement nécessaire pour le fonctionnement, selon les principes léninistes, du mécanisme économique du capitalisme d'Etat.
« L'échange de marchandises et la liberté de commerce conduisent inévitablement à l'apparition de capitalistes et de relations capitalistes », disait Lénine. « Nous n'avons aucune raison de le craindre. L'Etat ouvrier a entre les mains suffisamment de ressources pour contenir ces relations dans des limites acceptables. »
Le programme de transformation politique et économique que nous proposons représente la création la plus achevée faite à partir des enseignements du marxisme-léninisme sur l'Etat, l'expérience de la construction du socialisme en URSS et dans d'autres pays so-
Dans le domaine politique, le programme dénonce toutes les violations de la Constitution de l'URSS faites par l'Etat et les organes du parti, et offre aux citoyens soviétiques un débouché pour des droits constitutionnels tels que la liberté d'expression et de la presse, et la liberté d'activité politique, créatrice et religieuse ; l'indépendance de la justice et la révo-
Get l'obligation de rendre des comptes pour toutes les instances légales du pouvoir soviétique.
La nouvelle structure politique permettra la réalisation de la revendication léniniste, fondamentale pour un Etat socialiste, concernant le besoin « de délimiter beaucoup plus précisément les fonctions du parti (et de ses services secrets), et d'augmenter la responsabilité et l'autonomie des responsables et des institutions soviétiques ».
Le Mouvement pour un renouveau socialiste en appelle au peuple soviétique, indépendamment de son âge ou de sa nationalité, de sa position sociale ou de sa position par rapport au parti, pour qu'il lise attentivement le Programme pour un renouveau socialiste, le discute activement avec sa famille, ses amis, ses relations, ses collègues de travail et envoie par courrier aux journaux soviétiques, à la radio et à la télévision toute suggestion ou
Le Mouvement pour un renouveau socialiste exprime l'espoir que les médias soviétiques, mis au défi d'accorder à la population la liberté d'expression, rempliront leur devoir envers elle et feront tout leur possible pour informer tout le monde sur le Programme pour un renouveau socialiste. Et que les instances légales soviétiques, mises au défi de défendre et de garantir les droits constitutionnels des citoyens de l'URSS, ne reprimeront pas ces citoyens pour leurs idées politiques.
Si ce programme est publié dans la presse soviétique, les dirigeants du Mouvement pour un renouveau socialiste sont prêts à apparaître à la télévision nationale pour discuter des problèmes abordés dans leur programme. Mouvement pour un renouveau socialiste,
Léningrad, 21 novembre 1985.
LA BRECHE diffusion
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