NOUVELLES DU MOUVEMENT OUVRIER ET DE L'INTERNATIONALE
BELGIQUE
Soutien aux luttes ouvrières Depuis la première grève des cheminots de la fin janvier, la Belgique a connu quatre mois de mobilisations ouvrières contre les attaques du gouvernement Martens (cf. Inprecor numéro 224 du 21 juillet 1986). Les chantiers navals, soumis à un plan drastique de restructuration, sont un des points forts des luttes ouvrières en Belgique, que suivent attentivement nos
Parti ouvrier socialiste (POS), section belge de la IVe Internationale. Nous reproduisons ci-dessous une motion de solidarité émise par le bureau politique du POS et publiée dans La Gauche du 21 octobre 1986.
Le POS félicite la CMB-Waasland (centrale des métallos FGTB du Pays de Waas) de son opposition ferme à la restructuration des chantiers navals de Boel et Cockerill. Cette restructuration, le gouvernement et le patronat veulent la réaliser au prix d'une perte massive d'emplois. La CMB-Waasland est l'exemple de ce que doit être un syndicat, un instrument de lutte pour défendre les travailleurs qui luttent pour leurs intérêts.
Le POS défend les revendications de la CMB-Waasland : pas de licenciements, réduction du temps de travail sans perte de salaire, pas de flexibilité, maintien des acquis sociaux. Ce sont des revendications avec lesquelles une grande majorité des ouvriers, quel que soit leur syndicat, sont d'accord. Comme le demande la CMB-Waasland, la convention de restructuration doit être cassée, il faut de nouvelles négociations. Une fois de plus, le gouvernement Martens montre qu'il est le gouvernement des patrons : le plan de Val Duchesse impose la restructuration, telle que le patron la souhaite. Il faut chasser ce gouvernement!
Le POS blâme le comportement de tous les autres syndicats, la CCMB (Centrale chrétienne des métallos), le PMB (Centrale FGTB des métallos d'Anvers) et les deux syndicats des employés, qui ont tous signé l'accord sans consulter leurs membres. En agissant de la sorte, les dirigeants syndicaux envoyent leurs membres à l'abattoir et ils laissent les mains libres aux patrons pour licencier les délégués et les militants combatifs et pour décapiter les forces syndicales sur les chantiers, afin de pouvoir donner ultérieurement le coup de grâce.
Le POS appelle tous les partis ouvriers à constituer un front politique autour de la CMB-Waasland, pour soutenir les revendications et les actions syndicales, et pas comme le fait le Parti socialiste dans sa proposition qui accepte une restructuration sur le dos des travailleurs. Celle-ci a d'ailleurs été rejetée par la CMB-
Le POS fera tout pour développer la solidarité la plus large avec les ouvriers de Boel. L'unité est la question centrale. Le POS soutient en particulier la proposition de constituer un seul front de tous les travailleurs des entreprises menacés de licenciements massifs, et cela par-dessus les frontières linguistiques.