Inprecor 1974–2004

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ARGENTINE

L'autocritique du Parti communiste argentin

· Inprecor n° 232, 15 décembre 1986 · p. 13-16 · 3 143 mots

Argentine et Chili IVe Internationale El Salvador Syndicalisme

L'autocritique du PC argentin

ARGENTINE

E processus de crise argentin (PCA) depuis décembre 1985, date à laquelle a été connue l'autocritique du comité central sur sa politique d'appui à l'«aile démocratique » de la militaire (1976-1983), a secoué les milieux politiques gentins (voir article suivant). Il ne s'agit rien moins que de la remise en question par la base de la « direction historique » du plus monolithique des PC latino-américains, de l'autocritique du parti qui fut, pendant des décennies - comme le signalait le péroniste révolutionnaire John William Cooke - l'archétype de l'« immuabilité » et de la « résistance à l'autocritique ».

Le parti de Victorio Codovilla, fer de lance de l'« anti-

L'élément nouveau dans la crise du

PCA n'est ni le brusque virage politique ni la purge dans la direction l'autocritique publique. Historiquement, le PCA s'est toujours caractérisé par ses volte-face et ses épurations politiques, sans jamais la moindre autocritique (voir

L'AUTOCRITIQUE DU PCA :

CE QU'ELLE DIT,

CE QU'ELLE NE DIT PAS

L'autocritique fait partie des docupréparatoires au du PCA, qui doit se tenir en décembre prochain, composés d'un projet de thèses politiques, d'un projet de programme et d'un projet de statuts. Au-delà de la phraséologie et de l'idéologie du PCA, les points nouveaux sont les sui-

- l'autocritique explicite de sa politique sous la dictature ;

à son antipéronisme passé et aux « relents sectaires face au péronisme » qui demeurent dans

- la constatation que les intérêts de la bourgeoisie nationale se mêlent chaque fois davantage avec ceux de l'oligarchie et de l'impérialisme ;

- l'abandon de la thèse du caractère des campagnes argentines, on admet qu'il s'agit de relations capitalistes, quoique attardées ;

— le problème explicitement posé de la « question du pouvoir » et la nécessité de « combiner toutes les formes de

— l'autocritique sur l'attitude qui consistait en « la négation ou la sousd'autres forces révolutionnaires marxistes ou non marxistes qui ne sont pas dans le parti ».

Ces points expriment, au niveau programmatique, un véritable tournant à ouvert dans le Parti communiste dictature arnaître un gauche qui s'est traduit partiellement dans la pratique depuis le milieu de l'année 1985, dont le point le plus fort est la constitution du Front du peuple (FREPU) en septembre 1985 avec des secteurs du péronisme révolutionnaire, le Mouvement pour le socialisme (MAS), groupe des trotskystes morenistes, le Parti de libération, ex-maoistes, et le groupe Praxis, qui sympathise avec le courant représenté par la IVe Internationale.

Mais les points signalés plus haut suscitent plus de questions que de réponses chez n'importe quel observateur politique et, en premier lieu, chez les militants du PCA. Pour quelles raisons, la force traditionnelle de gauche la plus importante du pays a-t-elle appuyé « l'aile démocratique » de la dictature militaire ? Pourquoi « pendant une large période ne fut pas posée la question du pouvoir » ? Pourquoi a-t-on dépeint les rapports de production dans les campagnes comme féodaux ou semi-féodaux, agraire de caractère capitaliste la tâche centrale ? Pourquoi pendant des décennies a-t-on dépeint une bourgeoisie à vocation progressiste, indusde quand date cette dégénérescence poli-

La base militante du PCA se pose toutes ces questions et les pose de façon agressive dans les débats préparatoires du pré-congrès, ne pouvant se contenter des réponses de la direction. Personne n'est satisfait de l'explication contenue dans la thèse politique qui veut trouver la racine du problème dans l'absence de définition militaire ». Encore moins Fernando Nadra, l'un des dirigeants historiques du PCA, qui soutient que « parler de convergence civico-militaire pour le futur était alors correct, mais essayer de l'appliquer dans le moment que vivait l'Argentine était erroné ». Une véritable autocritique, ce que veulent les militants de base du PCA devrait conclure que la politique trotskysme » dans toute l'Amérique latine dans les années

1920, s'est-il alors « approprié la critique trotskyste des fronts populaires, en déclarant caduque le rôle progressiste des bourgeoisies nationales et en récupérant la centralité prolétarienne » comme l'interprète malicieusement la presse bourgeoise ? (1) L'autocritique, nous le verrons, ne va pas aussi loin que voudrait le faire croire la bourgeoisie, mais elle n'est pas non plus un simple ravalement de façade comme l'affirme le reste de la gauche. Il faut commencer par reconvéritable tournant politique, un bouleversement à gauche, réponse d'un secteur de la direction appuyé par la base du Parti, à une crise qui se faisait sentir depuis la dictature.

suivie entre 1975 et 1983 n'était finalegauche du coup d'Etat militaire et du régime de terreur en échange d'une semi- légalité de l'appareil du parti.

De plus, cette véritable autocritique devrait dire que cette politique ne fut pas le fruit d'une déviation, d'une erreur conjoncturelle ou du délire d'un groupe de vieux dirigeants dont on veut faire aujourd'hui les boucs émissaires. L'histoire même du PCA démontre que son aval à la dictature a non seulement des antécédents historiques sous la Décennie infâme, sous la Révolution libérale, (voir encart) mais qu'elle est le résultat d'une politique inhérente de collaboration de

LA BOURGEOISIE NATIONALE

ET LA QUESTION DU POUVOIR

L'un des points les plus importants de l'autocritique, qui figure dans la thèse politique et dans le programme soumis à la discussion est l'abandon de la théorie d'une soi-disant bourgeoisie nationale argentine décrite comme antimonopoliste, progressiste, démocratique, industrialiste et parée d'on ne sait trop encore quelles vertus. Maintenant le PCA reconnait que

« l'expérience est faite et démontre que la bourgeoisie ne peut prendre la tête de la lutte anti-oligarchique, antimonopoliste et anti-impérialiste ». On reconnait également que les « secteurs non monopolistes de la bourgeoisie argentine tendent à la conciliation avec le pôle dominant ».

Dans le programme comme dans la thèse, un flou demeure : les liens qui

•existent entre la bourgeoisie argentine, d'une part, et ce qu'on nomme l'oligarchie et l'impérialisme, d'autre part, sont-ils des liens structurels ou le produit des

1. Pablo Giussani, Tiempo Argentino, 29 mai 1986. Pablo Giussani est l'idéologue du parti au pouvoir, le Parti radical.

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« changements importants de la dernière liation de classes, de préservation du statu

? Loin d'être une simple quo international et qui a commencé d'érudition, reconnaître qu'il dans les années 1920 avec la bureaucran'y a jamais eu en Argentine une telle tisation du premier Etat ouvrier, l'Union anti-oligarchique, soviétique et de l'Internationale comet progressiste laisserait sans politico-théorique cinquante ans d'histoire du PCA.

Il est peu crédible d'affirmer que étapes qui a prévalu dans tous les partis communistes a préconisé l'instauration structure de classe de l'Argentine provient d'une « insuffisance d'analyse » dûe à un national de type nouveau » au travers d'« une révolution agraire, anti-féodale, (de) la méthode marxiste léniniste ». La anti-oligarchique, antimonopoliste, politique du PCA vis-à-vis de la bourgeoisie nationale ne peut s'expliquer par des d'une révolution prolétarienne, qui mènedéficiences idéologiques. Son suivisme rait à bien les tâches démocratiques pro-bourgeois comme sa dégénérescence bourgeoises jamais accomplies en Argenidéologique sont le produit d'une politique nationale et internationale appli- séparation de l'Eglise et de l'Etat, indusquée par quasiment tous les partis com- trialisation, non paiement de la dette munistes dans le monde, faite de conci- extérieure etc. et ouvrirait la voie au socialisme, ne fut hardiment assumée que par ceux qu'ils nommaient les « sectaires trotskystes ». Aujourd'hui, le PCA tourne son regard vers les secteurs à sa gauche, il commence à parler jusqu'à plus soif de la Le Parti communiste argentin fidèle question du pouvoir, mais il ne fait pas

Run seul pas dans cette direction. Ni la thèse politique, ni le programme n'effectuent la moindre rupture avec l'étapisme. «gouvernement démocratique et Sur la question de la prise du pouvoir, ils se gargarisent de l'analogie avec l'autocritique du Parti communiste salvadorien (PCS) (2), mais un abîme séparent les deux autocritiques. 2. En décembre 1981, Shaffick Handal, le - démocratisation, réforme agraire, qui avait été celle de son parti dans les années précédentes. Cette autocritique devait conduire le PCS à s'intégrer aux rangs qui, en même temps,

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Premièrement, l'autocritique du PCS contient une définition stratégique précise sur la question du pouvoir, reconnaissant de fait, le caractère permanent du processus révolutionnaire ment la nécessité de la « prise du pouvoir par le prolétariat révolutionnaire ».

Deuxièmement, l'autocritique politique du PCS s'est accompagnée d'un virage dans la pratique politique, amenant cette organisation à s'intégrer à la lutte armée dans un front avec des organisations révolutionnaires, le Front Farabundo Marti de libération nationale (FMLN).

En revanche, à aucun moment, le PCA ne parle de « la prise du pouvoir par le prolétariat révolutionnaire » ou bien de prise du pouvoir par la classe ouvrière se portant à la tête de tous les opprimés de la nation, mais il répète à qui veut l'entendre « l'importance de la question du pouvoir » sans la définir et, quand vient l'heure de le faire, il parle de « gouvernement démocratique et populaire de type nouveau ».

Ensuite, le PCA, à la différence du PCS, n'est pas partie prenante d'un front stratégique avec d'autres forces de gauche, avec la prise du pouvoir comme objectif. Il ne fait partie que d'un front tactique, le Front du peuple (FREPU) qui, à l'exception des initiatives prises par les militants de base des partis qui le composent, n'a pas été au-delà d'un simple accord électoral. Dans l'autocritique, il est fait allusion à la combinaison de « toutes les formes de lutte », allusion elliptique à la lutte armée, mais dans la seule perspective d'un « nouvel Etat démocratique, réellement du peuple, dont la classe ouvrière prenne la tête (après) destruction de la domination monopoliste, impérialiste, latifundiste ».

Comment doit-on comprendre l'expression ? Est-ce la destruction de l'appareil et du système de domination de l'Etat bourgeois et la mise sur pied d'un autre Etat, un Etat ouvrier, basé sur la classe ouvrière et les secteurs populaires ? Doit-on en déduire que « la destruction de la domination monopoliste, impérialiste, latifundiste » implique pour le PCA la lutte pour une révolution anticapitaliste ?

Nous ne faisons pas référence ici à des question tactiques telles des alliances avec des secteurs moyens et mineurs de la bourgeoisie qui impliqueraient le maintien, après la prise du pouvoir, de certaines sphères régies par des relations capitalistes, mais à des définitions stratégiques, au caractère de la révolution en Argentine et en Amérique latine, sur lesquelles il ne peut y avoir de flou artistique.

Ces ambiguités sur la question du pouvoir, ces coquetteries honteuses sur la lutte armée, ne sont pas de simples manipulations idéologiques de vieux bureaucrates, elles sont aussi l'expression de la crise et de la transformation du PCA. Il ne faut pas perdre de vue que les militants combatifs de la base, après des décennies de méséducation politique, voient dans cette phraséologie, le début d'un processus qui va conduire leur parti, transformer et à devenir le parti révolutionnaire d'Argentine, le Front devenant lui, le FMLN de l'Argentine.

OU VA LE PARTI COMMUNISTE

ARGENTIN? L'autocritique faite en décembre 1985 est la première réponse sérieuse de la direction du PCA face à une crise qui venait s'aggravant depuis les dernières années de la dictature et qui s'est traduite par une hémorragie permanente de militants, parallèlement un mécontentement et une démoralisaion grandissants tablements ont conduit de ceux qui restaient.

Plusieurs événements ont conduit à cette autocritique :

Premièrement, il y a la contradiction flagrante entre la politique de la direction appuyant la dictature et la répression subie par les militants.

Deuxièmement, l'appui datures péronistes lors des élections de 1983 qui ont porté le radical Alfonsin à la présidence. La direction calcule alors maladroitement qu'elle pourrait se blanchir de son discrédit populaire, en se liant aux candidats « populaires » qui triompheraient à coup sûr, hypothèse malheureuse, car, pour d'importants secteurs populaires, le péronisme signifiait alors la continuité avec la dictature. La déroute de 1983 devait entraîner une atomisation totale du péronisme. A sa propre crise, le PCA ajoutait en fait la crise du péronisme.

Troisièmement, la constitution du FREPU en prévision des élections législatives de 1985, impliquait un profond virage politique, puisque le PCA passait d'une politique d'alliance historique avec la bourgeoisie à une alliance avec les forces issues du trotskysme et du péronisme révolutionnaire. Ce tournant dans la politique unitaire exigeait une certaine autocritique de celle suivie jusqu'alors. La pratique quotidienne avec des courants révolutionnaires qui harcelaient de façon permanente les militants du PCA pour sa politique durant la dictature était un point de faiblesse et un réarmement idéologique s'imposait.

Quatrièmement, le contexte internaDans un meeting péroniste, un portrait géant de Juan Peron. (DR)

tional n'est pas étranger à tout ce processus. La révolution sandiniste, qui a montré la nécessité de détruire l'appareil de domination de l'Etat bourgeois par une révolution et a créé un nouvel Etat, est tombé à point nommé pour la jeunesse du PCA (la Fédération communiste jeune). Les brigades du café envoyées au Nicaragua, sont revenues en Argentine avec de profondes critiques vis-à-vis de la direction.

L'autocritique historique du PCS a aussi influencé les militants. Des centaines, sinon des milliers, de photocopies des principaux textes de Shaffick Handal ont circulé clandestinement, de la main à la main, dans les rangs du PCA

On pourrait ajouter à ces deux principaux facteurs la nouvelle initiative cubaine à l'échelle continentale, la campa gne pour le non paiement de la extérieure, le 3e congrès du Parti communiste cubain, comme la participation du Parti communiste chilien à une organisation armée — le Front patriotique Manuel Rodriguez (FPMR) - et, finalement, le dégel de l'Union soviétique avec Gor-

La pression pour l'autocritique est partie des rangs de la jeunesse. La figure politique qui s'identifie le plus à ce tournant est sans aucun doute Patricio Echegaray qui, en peu de mois, est passé de dirigeant de la FJC au comité central et à la direction de l'hebdomadaire officiel du parti, Que Pasa ?. Echegaray et Jorge Pereyra, secrétaire à l'organisation, ont impulsé au comité central de décembre 1985, les projets de thèses, programme et statuts qui furent votés à l'unanimité et lancés depuis lors comme documents soumis à la discussion pour le 16e congrès. l'appui à la dictature et symbolisée par Athos Fava a fini par accepter comme inévitable l'autocritique formelle, ce pour éviter dire une immédiatement dans la pratique politique par une nouvelle politique d'alliances avec la gauche, la FREPU en un social, la rupture avec sa ligne de collaboration de « moins mauvais » de syndicale péroniste au profit d'une ligne classiste et antibureaucratique.

Une figure est apparue publiquement pour s'affronter aux changements qu'impliquait lautocritique, le vieux bureaucrate syndical, Rubens Iscaro, récemment écarté de la Commission politique du PCA. Iscaro, avant d'être mis sur la touche, a posé au comité central de mai 1986, les points suivants :

-la politique actuelle ne peut se baser sur la seule alternative « dépendance ou libération », bien qu'elle soit importante, l'autre alternative, « démocratie ou fascisme n'est pas a sous-estimer » •

- la nouvelle politique ne peut se ré. duire à un « affrontement drastique avec le gouvernement radical », la politique de critique des « côtés négatifs » et de reconnaissance des « côtés positifs » doit

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se poursuivre ;

- on ne peut abandonner la politique d'alliances en direction des « secteurs de la bourgeoisie locale qui s'affrontent à la bourgeoisie monopoliste » en s'appuyant sur « l'affirmation que la bourgeoisie a épuisé capacités réformistes » ;

- s'il faut poursuivre l'expérience du FREPU, « ce n'est pas pour cela que nous devons négliger ou mettre en péril des alliances avec les autres secteurs ».

En somme, il y acceptation formelle de l'autocritique afin de poursuivre la vieille politique.

Maintenant, sans doute que le 16e congrès va approuver de façon unanime les projets de thèses politiques, programme et statuts. Mais ce qui est important, c'est le processus politique ouvert par le débat sur ces documents, la dynamique enclenchée par la discussion qui va beaucoup plus loin que l'imaginait la direction. Ce débat a irrigué toutes les sphères de la vie du parti. Beaucoup veulent que cette autocritique s'exprime dans une pratique radicalement distincte, dans une révolutionnaire. communistes sont sortis de leur léthargie, ils sont amenés à remettre en question les vieux dirigeants et les vieilles politiques, chercher de nouvelles alliances militantes, à lire la presse des autres organisations de gauche, à rechercher l'unité des révolutionnaires.

Mais ce processus ne débouchera pas nécessairement sur la rupture d'un secteur révolutionnaire, et ce pour deux raisons:

- Le manque de clarté politique des secteurs les plus radicaux de la base, après des décennies de monolithisme politique, d'absence de débat et de démocratie interne. Par exemple, jusqu'à présent, il n'est apparu aucun courant qui pose le droit à former des tendances ou d'autres droits démocratiques taires dans la vie du parti. Le nouveau projet de statuts interdit d'ailleurs explicitement les tendances.

- L'absence d'un pôle révolutionnaire de référence hors du PCA. Les critiques de partis comme le MAS ou du Parti ouvrier d'origine lambertiste n'ont été que de peu d'aide pour les militants combatifs de la base. Ces organisations se sont limitées à signaler que l'autocritique était un piège, que le PCA demeurait stalinien, que la critique de l'incapacité de la bourgeoisie avait été faite des années auparavant par les trotskystes etc.

Vers où pourraient se diriger les révolutionnaires communistes apres avoir rompu avec le PCA, si le péronisme révolutionnaire, le secteur radicalisé du mouvement péroniste, est aujourd'hui divisé en plusieurs groupes, certains dans et d'autres hors du Parti justicialiste, traversé par une crise chaque jour plus importante et menacé d'éclatement, si le MAS persiste dans sa politique sectaire qui entrave le développement du FREPU, si le Parti ouvrier connaît à l'heure actuelle son cours le plus sectaire, condamnant le FREPU comme « frontpopuliste » et « contrerévolutionnaire », si le Parti intranchaque fois plus affaibli, est menacé d'éclater en deux entre un secteur qui appuie le FREPU et l'autre qui appuierait les candidatures péronistes aux élections prévues pour 1987 ?

L'autocritique du PCA et l'apparition du Front du peuple ont mis en relief la crise de la gauche argentine. Au moment où la population voit de nouveau une politique de baisse vertigineuse des de chômage, d'attaques contre acquis sociaux et de limitation du droit de grève, au moment où les travailleurs commencent la lutte pour reconquérir les syndicats aux mains de la bureauUn dirigeant du cratie péroniste, casser le Plan austral (3) et exiger le non paiement de la dette extérieure, pour obtenir la libération des

Get exiger le jugement et le châtiment de tous les coupables des crimes commis sous la dictature, la construction d'un parti révolutionnaire de masse est aujourd'hui plus que jamais à l'ordre du jour pour permettre exploités d'être victorieux sur ces revendications et en même temps d'ouvrir la voie à la révolution socialiste.

Horacio TARCUS, Buenos Aires, août 1986.

PC s'exprime

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