Voilà cinquante ans, le 26 avril 1937, les avions allemands de la Légion Condor qui, dans le cadre de la "non-intervention" des puissances étrangères dans la Guerre civile espagnole, prêtaient main-forte aux franquistes insurgés, bombardaient et rasaient Guernica, ville symbole de la nation Basque.
"Le jour avait été bien choisi. Le lundi est jour de marché à Guernica et tous les paysans des environs affluent dans la ville. Il était 16H30, le marché était plein, les paysans arrivaient toujours quand la cloche de l'église sonnait le tocsin pour avertir que les avions appro -chaient.
Cinq minutes plus tard, apparut un seul bombardier allemand. Il décrivit un cercle à basse altitude au-dessus de la ville et largua six grosses bombes, visant appa -remment la station de chemin de fer. Une pluie de bombes et de grenades s'abattit sur un collège, sur les maisons et sur les rues avoisinantes. Puis l'avion s'éloigna. Cinq minutes plus tard, apparut un se cond bombardier qui lança ses bombes sur le centre ville. Un quart d'heure plus tard, ce fut au tour de trois Junkers qui pour -suivirent le travail de destruction. A partir de ce moment, l'intensité du bombardement augmenta ; il ne s'arrêta qu'à
La ville, grosse de 7 000 habitants auxquels il faut ajouter 3 000 réfugiés, avait été détruite systématiquement et sur un rayon de huit kilomètres, d'autres avions se chargeant d'incendier les fermes de la région, l'une après l'autre"
2 000 personnes environs périrent sous les bombes.
Une importante série d'activités sont prévues dans la ville de Guernica du 16 au 26 avril 1987, qui reflèteront le rôle de Guernica comme ville de la résistance et
Après le traditionnel "Aberri Eguna" (jour de la nation basque) le 19 avril, se tiendra notamment un Congrès pour la Paix, auxquels sont invités des mouvements et des pays qui luttent pour leur libération : Kanaks, Salvadoriens, Philip -pins, Irlandais, Nicaraguayens etc
Les activités prévues sont organisées par une assemblée d'organisations et de groupes, parmi lesquels l'Assemblée des femmes de Biscaye, les Communautés de nucléaires, Herri Batasuna, nos camarades