Après sa reconduction au gouvernement avec 46% des voix aux élections législatives de juin 1985 (contre 48% en 1981), le Parti socialiste panhellénique (PASOK) s'est lancé dans une politique d'austérité très sévère qui contrastait fortement avec sa première législature marquée par une orientation économique plutôt keynésienne. En octobre 1985, était proclamé un train de mesures comprenant un blocage des prix et des salaires pour deux ans, la suppression de l'échelle mobile qu'avait instaurée le PASOK lui-même après sa venue au pouvoir en 1981, la hausse des tarifs publics, et une dévaluation du drachme de 15% par rapport aux autres monnaies européennes.
Dimitri IONOS
Les réactions populaires à cette douche froide post-électorale ont été vives. La vague de mouvement sociaux qui s'est déclenchée après octobre 1985, s'est heurtée à l'intransigeance du gouvernement Papandreou qui n'a pas hésité - pour montrer sa détermination en matière d'austérité et faire un "exemple"
- à infliger une très forte amende au quotidien communiste Rizospastis pour avoir accordé une augmentation de salaire à ses travailleurs, sanction qui a d'ailleurs déclenché une grève générale de la presse en mars 1986.
Loin de refluer, ce mouvement gréviste s'est étendu et amplifié depuis l'automne
1986, touchant tous les secteurs écono miques - le public comme le privé - mais aussi la jeunesse.
LES ELECTIONS MUNICIPALES
Le PASOK a lourdement payé cette politique lors des élections municipales d'octobre 1986. Les plus grandes villes du pays, Athènes, Le Pirée, Salonique, sont passées à l'opposition de droite, le parti pour une Nouvelle démocratie (ND) qui confirmait ainsi sa progression des élections législatives de 1985 avec 41% des voix contre 35,8% en 1981. C'est cette formation qui devait bénéficier de la forte abstention (20%).
Pour sa part, le Parti communiste grec
(pro-soviétique, KKE), qui avait noué pour l'occasion une alliance électorale avec certains secteurs exclus du PASOK, n'avait pas donné de consigne de vote au second tour, laissant ses électeurs voter
"selon leur conscience" tout en appelant à
"sanctionner" le PASOK dans la capitale.
"de l'intérieur"
Quand au PC dit
(KKEes) qui, s'il n'avait pas encore scissionné, était déjà profondément divisé, aà gauche milliards de dollars en 1985. vait abordé cette échéance électorale avec deux positions. La majorité du comité central appelait ses membres à voter pour le PASOK pour empêcher le retour de la droite, pendant que certains membres du CC et surtout l'organisation du parti au Pirée, exprimait la même position que le KKE, c'est-à-dire appelaient à l'abstention ou laissaient toute latitude à leurs membres.
Une crise profonde traverse ce parti et plus généralement, l'ensemble de la gauche grecque, se traduisant par une série de scissions et de recompositions au niveau politique et syndical. Melina Mercouri en campagne pour le PASOK. (DR)
CAloy ins Notpitas
ПАТОН a ins Etai
Ce faisant, le gouvernement socialiste dirigé par Papandréou se ralliait au "langage de la raison" tenu par le Fonds monétaire international (FMI) et la Communauté économique européenne (CEE) qui pressaient la Grèce de réduire ou pour le moins de stabiliser son déficit budgétaire et celui de sa balance commerciale en réduisant les dépenses publiques et en augmentant les exportations, et d'assurer plus efficacement le service de sa dette extérieure, de l'ordre de 14
En 1986, un tiers des rentrées en devises fut consacré aux intérêts de cette dette, soit, près de 1,3 milliards de dollars.
Peu de temps avant les élections de
1985, deux députés du PASOK, T. Injes et
V. Evanguelinos, qui "flirtaient" déjà depuis longtemps avec le KKE, considérant pour acquis qu'ils allaient être exclus du
PASOK, créent, avec deux autres ex- membres du comité central du PASOK, V.
Filias et L. Fillipatos, une nouvelle organisation : l'Unité combative populaire
(LEA). Lors des législatives, le KKE conclut un accord électoral avec le nouveau parti, ainsi qu'avec la Tendance socialiste unitaire de la Grèce (ESPE), créée en 1984 par l'ex-ministre des finances socialiste
Manolis Detrakis et l'ancien secrétaire d'Etat à l'intérieur, Stathis Panagoulis.
CRISES ET SCISSIONS DU PASOK
En octobre 1985, G. Arsenis, jusque là ministre de l'économie, est exclu du PA-
SOK. Il avait implicitement exprimé ses divergences avec la politique d'austérité qu'allait mettre en place le gouvernement, se présentant comme le principal défenseur de la politique néo-keynésienne, face aux libéraux du PASOK et de la droite représentée par la ND.
La Confédération générale du travail
(GSEE), principale organisation syndicale du pays, (l'autre étant la confédération qui regroupe les fonctionnaires du public), au sein de laquelle se retrouvent toutes les tendances du mouvement ouvrier, organisées en courants plus ou moins politiques, n'allait pas être épargnée par cette "remise en ordre" du PASOK.
En novembre 1985, au cours d'une réunion du comité exécutif de la CSEE, un groupe de dirigeants syndicaux appartenant au PASOK, sous la pression des travailleurs mécontents de la politique gouvernementale, font savoir qu'ils s'opposent aux moi mesures économiques prises par l'équipe
Papandréou. Ils sont exclus du PASOK le 6
février 1986 et, avec 1 200 syndicalistes, décident alors de créer le Mouvement syndical socialiste d'ouvriers et d'employés (SSEK). Leurs principales forces se trouvent essentiellement dans le secteur public : électricité, postes et télécommunications, services des eaux. Le SSEK se pose le problème d'une activité politique dépassant le strict cadre syndical. En désaccord, peu de temps après, deux cadres dirigeants du SSEK décident de réintégrer le PASOK. En mars 1987, une autre série de départs va affecter l'organisation syndicale nouvellement créée, deux autres cadres dirigeants rejoignant le Parti socialiste de la Grèce que vient de créer G. Arsenis.
Enfin, aux côtés du PASOK, une scission touche également la Gauche démocratique unitaire (EDA) en novembre 1986. C'est grace à sa collaboration avec le PASOK que cette organisation avait pu faire élire un député - M. Glezos (1) et en avoir un autre au Parlement européen, S. Kolokotronis. A la racine de cette scission, on trouve la question des alliances aux municipales. La minorité de la direction, avec Glezos, maintenait l'alliance avec le PASOK, pendant que la majorité optait pour une alliance avec le KKE. C'est ainsi que le secrétaire géénral d'EDA, Th. Katrivanos (ex-préfet d'Attique pour le PASOK) était tête de liste de la coalition avec le KKE.
L'EVOLUTION DU PC "DE L'INTERIEUR"
(KKEes) Le PC dit "de l'intérieur" (KKEes), est un petit parti d'orientation eurocommuniste, formé d'une scission en février 1968 par la direction qui dirige le travail politique à l'intérieur du pays - d'où sa dénomination- pendant la dictature des colonels. Il serait trop long d'analyser ici en détail les raisons profondes de cette scission. Mentionnons simplement qu'elles commen cent à apparaître en 1944 et se concrétisent lors de la 6e réunion plénière du PC en 1956 qui condamne à la fois, le "zachariadisme", du nom du secrétaire général du PC de 1931 à 1956, Nikos Zachariadis, le régime intérieur "anormal" du parti ainsi que certaines décisions politiques de la direction pendant la période 1950-1955. Le Parti communiste soviétique, voyant que la crise intérieure pouvait se développer avec sa propre dynamique, a préféré contrôler son issue en nommant comme nouveau secrétaire général K. Koliyiannis et en procédant à de nombreuses exclusions ainsi qu'à la persécution systématique des membres du parti qui résidaient dans les pays de l'Est depuis la guerre civile de 1944-1947.
Dans les années suivantes et jusqu'au coup d'Etat des colonels en 1967, le conflit à l'intérieur du PC, prend la forme d'une opposition entre la partie de la direction qui se trouve à l'étranger et celle qui se trouve en Grèce même. Le différent se concentre sur des problèmes organisationnels mais aussi sur la question des rapports entre le PC -alors illégal - et T'EDA, à laquelle il participait.
Dans les années qui suivent la scission, entre 1968 et 1972, l'influence du PC "de l'intérieur" égale celle du PC "de l'extérieur".
Dans la jeunesse, sa suprématie est indiscutable, parmi les "Lambrakis", le mouvement de jeunesse de l'EDA, et les "Rigas Fereos", l'organisation de jeunesse du PC. Mais son orientation politique à partir de 1972 et dans la période qui suit la chute de la dictature, en 1974, conduit à sa marginalisation.
A partir de 1972, toute sa ligne politique se centre sur les élections conçues comme un moyen de saper "de l'intérieur" le régime militaire. Mettant l'accent sur la entre les proclamations du régime qui se veut une "démocratie avancée de type occidental" et sa pratique dictatoriale, il réussit à donner l'impression d'un parti cherchant une politique de compromis avec le réentre en conflit avec les forces radicalisées de la jeunesse, mais aussi plus largement avec l'ensemble des forces anti-dictatoriales qui lancent la consigne d'abstention aux élections que préparent en 1973 les militaires.
A la chute des colonels en 1974, la ligne politique du PC consiste à opposer deux blocs : les forces qui prépareraient une nouvelle dictature et l'ensemble des forces anti-dictatoriales, y compris la droite, sans voir même que les appareils de la junte militaire n'allaient pas se diluer
La grève générale de Février dernier (DR) mais s'intégrer dans le nouveau régime.
Aux élections de novembre 1974, il propose une liste unitaire de tous les partis et se déclare prêt à participer a priori à un gouvernement d'unité nationale quels que soient les résultats des élections. Bien sûr, tous les partis refusent cette proposition.
Sous prétexte de danger de dictature et au nom de l'unité anti-dictatoriale, il freine et dépolitise les luttes sociales et politiques.
Jusqu'aux élections de 1977, il se situe dans le cadre de l'Unité démocratique antidictatoriale nationale (EADE) et vise "à l'unification des forces de la gauche, du centre et de la droite anti-dictatoriale", pour l'élargissement de la démocratie et la limitation de "certaines inégalités sociales".
Cette politique ne va pas sans conséquence au niveau électoral et le PC "de l'intérieur" n'est jamais parvenu à dépasser les 1,5-2% aux diverses consultations. Il faut chercher dans sa propre ligne politique la prédominance prise par le PC prosoviétique.
Quand, après les élections de 1977, une partie importante de la jeunesse du PC "de l'intérieur", "Rigas Fereos" met cause la ligne de l'AEDE, la direction du parti procède à leur exclusion.
Ces militants constituent l'organisa-
1) Glezos est un héros de la résistance contre les nazis et il jouit encore d'une forte autorité morale. L'EDA, fondée vers 1950, fut le parti où militèrent les communistes pendant toute la période de clandestinité qui s'étend de la guerre civile (1944-1947) à la dictature des colonels.
la "2e conférence panhellénique Rigas Fereos"). C'est sans aucun doute le courant le plus révolutionnaire qui se l'intérieur du PC. Aujourd'hui, le groupe dirigeant de ce mouvement publie la revue théorique Thesis, qui se situe dans un cadre proche du marxisme-révolutionnaire.
Après les élections de 1977, il devenait clair que le PASOK constituait le principal parti d'opposition au gouvernement en place. L'évolution de couches de la petite et moyenne bourgeoisie qui votaient traditionnellement à droite, l'impact du PASOK sur des secteurs de la classe ouvrière, ont eu pour effet de transformer les deux partis communistes en "compagnons de route" a-critiques de ce parti.
Le PC "de l'intérieur" ne se différenciait plus au niveau idéologique et politique du PASOK. Son but demeurait toujours ce fameux élargissement de la démocratie et la limitation des inégalités sociales par le regroupement de la gauche et du centre. La seule différence était qu'il n'y avait plus de référence à la droite anti-
De fait, le PASOK est devenu le juge suprême des confrontations entre les deux partis communistes. Toute la question était de savoir lequel des deux allait profiter de la coopération préférentielle et exclusive avec le PASOK.
LA SCISSION DU PC "DE L'INTERIEUR"
A l'intérieur du KKEes commence à se développer la contestation sur les choix politiques opérés depuis 1971, sans toutefois qu'elle remette en question la logique de la "troisième voie" vers le socialisme par la démocratie et la liberté. Les cadres dirigeants - comme Leonidas Kirkos, Kostas Filinis, Babis Drakopoulos, Antonis Brilakis - couvrent toute la palette des "nuances" de l'eurocommunisme. L'élection de G. Banias au poste de secrétaire général au congrès de 1982 ne résoud aucun des problèmes du KKEes qui s'épuise dans un soutien critique au gouvernement du PASOK, en se contentant de souligner "T'insuffisance" des mesures adoptées, alors que tout confirme qu'une fois de plus l'expérience social-démocrate a ratée parce que les réformes dans une période de crise économique et de récession profondes sont tout simplement impossibles.
De plus en plus souvent, la presse et les partis commencent à parler de "l'après PASOK". Les départs et les scissions de ce parti montrent qu'un nombre important de ses militants le quittent sans pour autant s'intégrer dans la gauche traditionnelle. Il y a un vide politique. Voilà qui explique pourquoi tous se lancent dans la course pour essayer de combler ce vide avec, comme projet à plus ou moins long terme, la création d'un nouveau parti. C'est là la principale raison de la scission que vient de connaître le PC "de l'intérieur"
La majorité de ce parti, dite "Transformation", avec comme leaders Kirkos, Filinis et Brilakis, est pressée d'opérer une grande ouverture vers les masses, alors que la minorité - "Revalorisation" - dirigée par Banias, Kotoula, Bistis et Portaliou soutiennent qu'il faut continuer l'effort de rénovation du parti commencée en 1968, sans pour autant que le futur regroupement perde sa physionomie communiste.
La divergence principale entre les deux courants est donc centrée sur le caractère regroupement, qu'apparaissent pourtant de stratégie politique.
La référence au caractère communiste du discutée de façon schément européen Filinis, aujourd'hui dirigeant de la Gauche grecque (EAR) nisme repousse les masses et puisque nous avons échoué à changer les masses, il est temps que nous changions parti sera de gauche et communiste et socialiste
АУТАЛАТЕ Е siste et politique et social et écologique et pacifiste et anarcho-autoet tout ce qu'il faudra, pourvu qu'il apparaisse comme moderne, beau et attractif"' (revue Politis,
A l'en croire, c'est donc le spectre du communisme qui plane au-dessus de la Grèce et qui constituerait la cause des 1,5-2% de l'ex-KKEes. Aucune autocritique, aucune conclusion n'est tirée du chemin parcouru, sur l'origine des er-
Et Filinis continue sur sa lancée : " Il ne faut pas chercher dans le passé ni nous empêtrer dans des exercices de critiques sur les choix du PC de l'intérieur. Le problème est de nous interroger sur ceci : Pourquoi les nouveaux choix du PC de l'intérieur se sont-ils avérés aussi inefficaces que ceux qui les avaient précédés et pourquoi ont-ils laissé le parti à la limite de la survie ?"
La logique donc, de la majorité de la "Transformation" du PC "de l'intérieur" et aujourd'hui de la nouvelle organisation qui en est issue, l'EAR, n'est plus simplement la même. Elle se transforme en une orientation purement social-démocrate. Et si l'on pouvait encore avoir des doutes sur le caractère social-démocrate de l'EAR, l'analyse de D. Psychoyios, membre du bureau politique, sur la manière de traiter la crise économique, suffit à les balayer. " Il faut intensifier les investissements économiques capitalistes et augmenter la productivité. Certes, il en résultera inévitablement une montée du chômage, dans une économie comme celle de la Grèce, sauf si le nombre d'heures de travail baisse avec une baisse parallèle des salaires, ce qui veut dire baisse du revenu réel de la classe ouvrière. Ceci ne pourrait devenir acceptable que dans le cadre d'une austérité pluri-
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Dans les endroits les plus insolites... directionnelle et proportionnelle, c'est-àdire qui s'élargisse à toutes les classes avec les mesures appropriées" (La Gauche aujourd'hui, numéro 12-13). La fonction du nouveau parti serait donc d'aider à faire appliquer une politique d'austérité ... accepta-
Le congrès de fondation de T'EAR s'est déroulé en avril 1987 à Athènes. La publicité dont il a bénéficié de la part de la télévision et de la grande presse est inversement proportionnelle à sa force réelle. Les discussions avant le congrès étaient ouvertes à tous, mais ceux qui ont donné 500 drachmes (25 francs français) pour y adhérer et que l'on peut considérer comme ayant une affinité idéologique et politique avec ce nouveau parti sont environ 12 000. Les membres organisés de l'EAR sont estimés à 4 000-5000. Ceux qui ont participé à la création de la Gauche grecque sont surtout les anciens membres du PC en accord avec sa majorité ainsi que
du PC en accord avec sa majorité ainsi que ses électeurs traditionnels auxquels il faut ajouter certains exclus du PASOK. La principale décision prise lors de la conférence de fondation est de se présenter de manière indépendante aux prochaines législatives. Sur I'OTAN - l'une des questions clé de la politique grecque -, l'EAR pense que jusqu'à la suppression des "deux blocs", forcement du pôle européen de l'OTAN... va permettre une réduction de la domination américaine, absolue actuellement ". Cette prise de position est sans doute une DEH ANTINnEPIANIZION EnONAATTON la campagne du PC grec. (DR) des raisons de toute la publicité faite autour du congrès d'une organisation si petite et à l'avenir plus qu'obscur !
LE PC DE L'INTERIEUR -GAUCHE RENOVATRICE
La tendance - minoritaire - de la "Revalorisation" a organisé les 1987, une conférence panhellénique et choisi comme nom jusqu'à son prochain congrès prévu pour octobre 1987, l'intérieur-Gauche rénovatrice". Les membres de cette nouvelle organisation sont environ 3 000. Ils constituent le secteur le plus vivant du défunt PC "de l'intérieur" avec un certain appui de masse. Mais surtout, la grande réussite de "Revalorisation" c'est d'avoir entraîné la quasi-totalité des membres actifs des jeunesses, le "Rigas Fereos". Avec la minorité du PC se sont regroupés le courant existant autour de la revue ISloros Politis et un petit groupe programmatiquement de l'EAR. cette
KKE
fonctionnement KKEes, ses membres sont sensibles à toute tentative d'imposer "par en haut" des pas été précédées d'une discussion. Le silence fait par la grande presse autour de 12-15 mars "PC de bre d'obtacles dont le moindre n'est pas l'incompréhension des raisons de l'échec concentrent sur son cours néo-libéral suivi après 1985, sans jamais aborder sa première législature durant laquelle il appliqua une politique keynésienne. Ce que beaucoup ne comprennent pas, c'est que l'échec du PASOK, c'est l'échec du réformisme. Le de militants de la gauche révolutionnaire vide politique qui édite le Bulletin des travailleurs socia-
La direction de "Revalorisation" se trouve sur des positions que l'on pourraît qualifier d"euro-communistes de gauche".
Leur référence théorique à une stratégie anti-capi-taliste ou à l'actualité du socialisme serait insuffisante à la différencier
Leur différence essentielle avec l'EAR à l'heure actuelle, c'est qu'ils sont radicalement opposés à la politique économique du
PASOK ; ils sont pour la supression des bases militaires américaines et pour quitter l'OTAN. Au niveau syndical, ils veulent favoriser l'action commune de toutes les forces qui se trouvent à la gauche des appareils réformistes du PASOK ou du
KKE. Lors d'une conférence organisée le 9 mai dernier dans la capitale,
Athènes, à l'initiative du
SSEK, de membres de la municipalité et des militants indépendants qui ont quitté le PASOK depuis 1976, le PC de l'intérieur-Gauche rénovatrice était la seule organisation politique invitée à réunion dont l'objectif était d'entamer des discussions pour la création d'un nouveau parti des travailleurs.
De plus, le PC de l'intérieur-Gauche rénovatrice est ouvert à tout militant qui accepte le caractère communiste du parti. En réaction bureaucratique de l'exprises de prises de positions qui n'auraient cette organisation contraste étrangement avec la publicité qui a été faite sur l'EAR !
Le futur de ce parti dépendra de sa capacité à tirer les leçons du passé et à répondre
Toutes les tentatives faites en Grèce à
Theure actuelle pour créer un nouveau parti de la gauche, se heurtent à un certain nomdu PASOK. Les critiques face à ce parti se auquel tout le monde se réfère ne peut être comblé que par une véritable politique anti-capitaliste. beaucoup de terrains, que ce soit la question de la CEE ou bien le différent entre la Grèce et la Turquie sur la mer Egée, la gauche est loin d'avoir des positions clasrecomposition gauche s'est indéniablement engagé ; bien des débats et des clarifications à l'épreuve des faits seront nécessaires. Avec leurs forces modestes, les marxistes-révolutionnaires y prendront leur place.
Dimitri IONOS Mai 1987 Deux nouveaux cahiers du CER Dans la série des Cahiers d'étude et de recherches, deux nouveaux dossiers viennent d'être publiés.
Le numéro 3 : La révolution chinoise - Tome 2 : le projet maoiste a l'épreuve du pouvoir" de Pierre Rousset (48 pages, 25 FF)
Le numéro 4 : "Sur la révolution permanente" de Michael Lowy (40 pages, 20 FF).
Sont toujours disponibles, le CER N° 1 : "La place du marxisme dans l'histoire" par Ernest Mande (40 pages, 20 FF) et le CER N° 2: "La révolution chinoise - Tome 1 : la deuxième révolution chinoise et la formation du projet maoïste" par Pierre Rousset (32 pages, 20 FF)
L'abonnement pour neuf numéros (indiquer a quel numéro commencer l'abonnement) : 180 FF (ajouter 20% par avion).
les commandes d'abonnements ou de numéros individuels a CER, 2 rue Richard Lenoir - 93108 MONTREUIL. De préférence en francs français tirables sur une banque située en France, par mandat postal ou par virement postal au compte CL-La Roquette, 30002-816_47170C.
Libeller les palements au nom de Pierre Rousset.