sud-ouest de l'Irlande du Nord, alors qu'une foule nombreuse se britanniques de la dernière Guerre Mondiale, a déchaîné une campagne de propagande en faveur de la répression contre le mouvement anti-impérialiste en Irlande. 1l personnes ont été
Toutes les couches de la population irlandaise ont été choquées
La direction de l'IRA (Armée républicaine irlandaise) a qualifié
Le mouvement républicain et le mouvement anti-impérialiste
Bien que les opérations répressives coordonnées des forces de le filet fut jeté suffisamment loin pour y enfermer des militants
Dans l'article ci-dessous, un dirigeant de People's Democracy, analyse les dangers de l'offensive impérialiste et pro-impérialiste
IRLANDE
Après l'attentat d'Enniskillen
L'EXPLOSION LE 8 NOVEMBRE DERNIER, d'une bombe posée par l'IRA à Enniskillen, dans le Comté de Fermanagh au pressait à la cérémonie de commémoration des morts tuées dans la foule qui comptait de nombreuses personnes âgées et des enfants.
par l'attentat.
cette explosion d'erreur grave, expliquant qu'elle s'était produite par accident et n'était pas destinée a des civils.
Cette opération qui a mal tourné, s'est inscrite dans un contexte général de perte d'efficacité politique de la campagne des Républicains et de diminution accélérée du nombre de militants engagés dans la lutte armée.
dans son ensemble se sont donc trouvés particulièrement exposés.
répression d'Irlande et de Grande-Bretagne aient été effectuées, dans le bu. déc:aré de rechercher des armes, purement politiques, comme Ann Conway de la section de
Dublin de Peoples'Democracy, section irlandaise de la IVe
Internationale.
de l'après Enniskillen et les réponses à y apporter.
John McANULTY
F
AISANT CHORUS avec les hauts cris poussés par les britanniques contre la lutte anti-impérialiste, les représentants du nationalisme bourgeois, le Parti social-démocrate et travailliste (SDLP) en Irlande du Nord et les partis majeurs d'Irlande du Sud, ne se sont pas montrés moins hystériques.
Les pressions anglaises
Leur hystérie est teintée de soulagement. La tragédie s'est produite juste quelques jours avant le deuxième anniversaire de l'accord anglo-irlandais qui a engagé Dublin a soutenir activement le maintien de l'administration britannique et la domination unioniste sur le Nord, en échange d'une réforme superficielle supposée garantir l'égalité des Catholiques au sein de l'Etat du Nord.
Deux ans après, il n'y a toujours pas de réforme. Au contraire, les Britanniques ont fait pression sur les nationalistes bourgeois pour qu'ils soutiennent leurs nouvelles mesures répressives : extradi-
ATTE
tion de Républicains suspects du Sud et promesse d'empêcher effectivement le Sinn Fein, l'aile politique du mouvement républicain, de participer aux élections dans le Nord.
Aujourd'hui, la tragédie d'Enniskillen sert de couverture à une vague massive de répression au Nord comme au Sud. Il appaDublin a l'intention d'introduire une loi publicains devant des tribunaux sans jury populaire, dans le Nord. Le parti nationaliste bourgeois au Nord, le SDLP, s'est engouffré dans la vague, annonçant qu'il refuserait sa collaboration aux conseillers soutenant la violence, préparant ainsi la voie pour l'exclusion du Sinn Fein des assemblées locales.
Une quinzaine de jours après l'hécatombe, ce que le président du Sinn Fein, Gerry Adams a appelé "le calendrier secret de l'accord anglo-irlandais" fut révélé au grand jour avec la coordination des forces répressives irlandaises et britanniques pour mener une seule offensive, dans toute l'Irlande comprenant des raids contre les bureaux du Sinn Fein et des arrestations massives de militants républicains.
Malgré les nombreux points corrects de la déclaration du Sinn Fein (voir ci-dessous) sur l'hypocrisie du gouvernement anglais et sur l'origine de la violence, lesRépublicains ont cherché à se tirer d'affaire eux-mêmes et non à construire une large contre-offensive pour dénoncer l'hypocrisie de l'impérialisme et des néo-colonialistes.
Renouveler la stratégie
Il est nécessaire de revoir la tactique et la stratégie de la lutte anti-impérialiste. Comment se fait-il que le mouvement républicain se soit retrouvé isolé d'une façon aussi dangereuse, juste un an après que Gerry Adams ait proclamé la primauté de la politique et la nécessité d'un tournant à gauche ?
L'histoire du républicanisme irlandais est celle de la domination de l'organisation militaire sur l'aile politique. En pratique, le commandement militaire a toujours une autorité souveraine aux yeux de la plupart des militants.
Il y a eu également eu, traditionnellement, une confusion sur le rôle du capitalisme irlandais. Lorsque l'accord anglo-irlandais a été signé, le Sinn Fein menait une offensive électorale unitaire envers le SDLP, l'un des principaux partisans de l'accord.
Les Républicains n'ont pas essayé de faire campagne contre leurs partenaires. Le premier test de la nouvelle orientation politique est venu avec les élections générales de l'an dernier, dans les 26 comtés.
Le Sinn Fein eu un mauvais score, avec environ 2% des votes. Il n'avait pas défini de ligne politique lors de son congrès, mais avait cherché un processus empirique de développement à travers des luttes électorales et communales.
Le résultat des élections frappa réellement les dirigeants républicains. L'absence de luttes de masse et de victoire électorale engendra la prudence. Une vue étapiste du processus révolutionnaire commença à se développer et Gerry Adams déclara "le socialisme n'est pas à l'ordre du jour".
C'est lors du débat au congrès de cette année (fin octobre 1987) que les conséquences s'en firent sentir. Toute discussion sur les problèmes majeurs de la lutte de classe a été soit bloquée par la direction, soit reléguée en marge. Dans l'adresse du président, Gerry Adams avait dit "la plupart des gens ne lutteront pas et ne voteront pas pour des choses abstraites. Les grandes idées du parti sur la libération, le nationalisme et l'indépendance devront être développées à partir des petites idées concernant les problèmes locaux, les protestations, les aspirations."
Rarement une orientation politique aura duré aussi peu de temps. Une semaine après, la tragédie d'Enniskillen avait de nouveau centré la bataille autour des "grandes idées". Qui aller s'assurer l'allégeance du peuple irlandais ? Les impérialistes et les capitalistes avec leur appel à
l'ordre, ou les anti-impérialistes appelant
Au milieu des années 70, un isolement semblable de la lutte militaire et un affaiblissement stratégique du mouvement anti-impérialiste avaient conduit à la formation du mouvement pro-impérialiste des "partisans de la paix" (Peace People).
Un tel mouvement est improbable aujourd'hui. En partie parce que les masses ont déjà fait cette expérience. Mais surtout parce que la masse des travailleurs, en dépit de tout ce climat d'hystérie, n'a pas rejeté les Républicains. Ils acceptent la thèse de l'accident pour les morts d'Enniskillen, tout en reconnaissant les dangers de la ligne qui y a mené.
La contre-offensive
Best possible
Il y a donc de bonnes possibilités de lancer une contre-offensive. La bourgeoisie irlandaise se débat dans une crise qui la contraint à serrer les coudes derrière une politique et des options économiques communes de collaboration avec l'impérialisme. L'actuel gouvernement de Dublin n'a la majorité qu'à une voix près. Mais sur toutes les questions majeures il peut compter sur le soutien de l'opposition.
L'accord anglo-irlandais était destiné à fournir une couverture à une telle politique de collaboration. En pratique, le mécontentement des unionistes inquiète grave ment la Grande-Bretagne. Elle ne peut se permettre de voir la base de masse du soutien à l'occupation militaire du Nord se démoraliser complètement. C'est pourquoi elle a appelé à une pause dans la réforme de façade impliquée par cet accord, et le gouvernement de Dublin s'est trouvé acculé dans une impasse dont la tragédie d'Enniskillen ne pourra le sortir.
Le socialisme
Best à l'ordre du jour
Les Républicains sont toujours capables de relever le défi. Ils sont maintenant un mouvement plus politique avec une direction mûre et expérimentée. L'étapisme n'est pas encore un courant cristallisé.
La caractéristique dominante de la direction est un pragmatisme souple. La politisation a conduit à l'émergence de divers courants dans le mouvement. Les prisonniers ont formé des cercles d'étude marxiste et demandent que le résultat de leur étude soit pris en compte dans les dédiscussions du dernier congrès étaient davantage ancrées dans les conflits et luttes de masse actuels. C'était tout à fait clair lors du débat sur les droits des femmes et sur les résolutions concernant les luttes organisées des travailleurs.
L'extradition de militants et la coordination grandissante des forces de répression étatiques, des deux côtés de la frontière qui divise l'Irlande, ont créé un grand mécontentement chez les travailleurs. Mais avant que la machine à extraditions puisse réellement fonctionner, l'Etat irlandais devra affronter des batailles risquées pour extrader des militants à cause d'activités qui ont été le propre des pères fondateurs dont il se réclame.
Le projet britannique d'interdiction du Sinn Fein n'est pas une simple question administrative, il implique reconnaissance des droits civiques d'une partie importante de l'électorat du Nord, éliminant les dernières prétentions à la démocratie dans ce mini-Etat. People's Democracy, section irlandaise de la IVe Internationale, va discuter d'une riposte avec les Républicains et les autres anti-impérialistes.
Notre argument sera que dans cette lutte, le socialisme doit être à l'ordre du jour, que le capitalisme irlandais doit être identifié comme un ennemi et que la force organisée de la classe ouvrière est l'arme principale dans la lutte pour la liberté irlandaise.