SEPTEMBRE 1984 : pour la première fois, des femmes travailleuses de différents secteurs : Comités de femmes au foyer des mines de Siglo XX et Catavi, Fédération nationale des femmes au foyer des quartiers populaires de La Paz, Syndicat d'employées de maison - se réunissent pour rédiger un document commun présenté au VIe congrès de la Confédération ouvrière bolivienne (COB), dont le premier point réclame l'intégration de leurs organisations à la centrale ouvrière bolivienne.
Les femmes des mines demandent "que soit effacé le titre de déléguées fraternelles par lequel on nous a désignées parce que dans les combats nous sommes tombées ensemble et pas comme fraternelles, mais parce que nous sommes capables de lutter" et elles rappellent la grève de la faim de 1978, les femmes tombées à Caracoles en 1980, et toutes celles qui donnèrent leur vie pour la défense des travailleurs, hommes et femmes.
Le 11 septembre, 5 dirigeantes des différentes organisations lancent au congrès cet avertissement : "Si la COB ne nous accepte pas, avec tous les droits, elle nous incitera à créer notre propre centrale ouvrière parce que nous ne pouvons pas rester exclues de la lutte".