prononcée et une énorme dette extérieure. Ces deux phénomènes frères qui s'influencent mutuellement. La crise s'étend ou la reprise l'incapacité productive rend plus difficile le paiement des intérêts.
de récession ou d'austérité permet de payer les intérêts de la dette, contretemps en comparaison de ce qui se produirait si Amérique
Amérique latine, la crise et la dette
AU NIVEAU ECONOMIQUE, les années 80 se sont caracterisees en Amerique latine, par une crise economique qui, en d autres temps, purent coexister sans engendrer de préoccupations majeures, sont en revanche aujourd'hui deux économique butte sur les hauts intérêts payés ; et vice-versa,
De plus, il faut préciser que la dette influe beaucoup sur la détérioration des conditions productives, en diminuant la production et le marché intérieur. A court terme, une politique mais, à long terme, elle peut détruire les forces productives
(désindustrialisation) si bien que l'Amérique latine n'aura pas les moyens de produire de façon compétitive sur le marché mondial, pour obtenir des devises et couvrir les intérêts. La crise de la dette qui a commencé en 1982, ne serait qu'un simple latine ne sortait pas de la récession économique de ces six dernières années.
Jesus RODRIGUEZ VARGAS
E SYSTEME DE CREDIT, dans des conditions déterminées, peut être une bénédiction pour l'endetté. La dette est en rapport direct avec les besoins en capital:
quand les capitalistes voient s'ouvrir des possibilités d'obtenir des profits et n'ont pas les ressources nécessaires, ils demandent des crédits. L'endettement se convertit alors en un mécanisme qui développe les forces productives, via l'investissement.
L'augmentation de la dette extérieure de l'Amérique latine est liée à la période de plus forte croissance de l'économie. En revanche, ce qui fut dénommé "la crise de la dette" est lié à la crise économique. La crise de la dette apparaît quand la production chute fortement : les capacités productives récemment installées sont sous- utilisées, les exportations tombent, fuite des capitaux augmente et le problème se présente comme un manque de liquidités pour honorer les crédits reçus antérieurement.
Le problème de l'endettement de l'Amérique latine surgit quand les "conditions déterminées" se modifient, quand elles s'inversent et quand la bénédiction devient une malédiction ou une sanction pour les pays qui eurent recours à cet expédient. A la racine de cet endettement, nous trouvons le bas prix de l'argent : il aurait été irrationnel pour les capitalistes de ne pas accepter les tentations offertes par les banquiers au moment où les taux d'intérêt étaient si bas. Les termes favorables de l'échange, l'augmentation des exportations, de bons prix, etc., furent d'autres facteur favorisant l'endettement accéléré. Ces deux conditions ont induit un volumineux transfert net de ressources qui couvraient les besoins productifs, militaires et laissaient même un surplus pour le gâchis des classes possédantes. C'était l'époque de l'abondance, les rêves de vaches grasses.
Croissance et endettement
Dans les années 70, l'Amérique latine connaît une croissance annuelle de 6% en moyenne : 6,5% en moyenne annuelle pour les cinq premières années et un peu plus de 5% la seconde moitié de la décen-
Ces taux de croissance sont d'autant plus significatifs si on les compare avec les taux de 3% des pays industrialisés qui ont subi la récession de 1974-1975, tandis qu'en Amérique latine elle ne frappait que légèrement en 1975. Le sous-conti nent a, de fait, esquivé, avec une certaine facilité, les effets de la récession internationale.
Ce panorama de croissance économique est associé à la croissance des prêts consentis par le système bancaire international aux gouvernements d'Amérique latine. Les deux hausses du prix du pétrole en 1973-74 et en 1979-1980, dont bénéficièrent les pays exportateurs de pétrole, ont eu comme conséquence des dépôts importants dans les banques privées des pays industrialisés au moment où baissaient les investissements productifs car on entrait dans la récession. Les banques offraient alors de larges liquidités en pétrodollars, aux pays importateurs de pétrole qui avaient besoin de devises pour financer les récentes augmentations de prix ou les grands projets d'investissements. La quantité de capital-argent dans les banques commerciales était telle, que ces dernières ne marchandèrent pas sur les conditions de prêt : "Elles montraient un intérêt véritablement agressif à prêter de l'argent. Lorsqu'une délégation mexicaine allait dans les métropoles financières, elle devait se diviser en sous-groupes, pour pouvoir prendre contact avec tous les banquiers qui avaient une offre à faire, à chaque fois meilleure que la précédente" révèle un des principaux financiers mexicains de l'époque, l'ex-ministre Silva Herzog-
Dans les années 70, "ce n'était pas une mauvaise affaire que de s'endetter", se justifie le même Silva Herzog en 1984. En réalité, c'était une très bonne occasion car les taux d'intérêts étaient bas, voire négatifs, en termes réels. De 1973 à 1978, les taux LIBOR et préférentiels se retrouvaient en-dessous de zéro, tandis qu'au début des années 70 ils étaient de 2%. Personne, possédant un solide bon sens capitaliste, ne peut mépriser une telle occasion de s'endetter, le seul problème à considérer pour l'avenir, était que les crédits soient concertés avec les banques privées habituées à travailler avec des taux flottants, à court terme et avec des paiements additionnels. Mais à cette époque, l'avenir importait peu, et les gouvernants des pays exportateurs de pétrole ne s'en préoccupaient guère, qui prévoyaient des hausses du prix de ce combustible et des baisses des taux d'intérêts.
Le deuxième facteur qui explique la croissance économique et qui garantissait le fort taux d'endettement, c'est l'augmentation des exportations et le rapport favorable des termes de l'échange. Les exportations doublèrent en cinq ans, de 1975 à 1979, passant de 41 à 82 milliards de dollars. Les termes de l'échange dans la période 1971 à 1980 restèrent positifs. Pendant sept ans, le taux de croissance moyen annuel fut de 2,4%. La sortie de la crise des pays capitalistes industrialisés en 1976-1980, permit à l'Amérique latine d'exporter ses principaux produits à bons prix et en quantités croissantes. Auparavant, la crise des pays industrialisés, plus les liquidités en pétrodollars et la politique d'internationalisation de la banque
privée, avaient stimulé les prêts à l'A-
Avec l'injection massive de dollars s'effectuant à travers la dette et par les exl'Amérique latine bénéficia, dans les années 70, d'importants transferts de ressources. En 1973, la différence entre les rentrées nettes de capitaux et les paiements nets de marchandises et d'intérêts était de 3,7 milliards de dollars, en 1978 elle atteignait les 16 milliards. Les réserves internationales augmentèrent également, passant de 1978 à 1979, de 8 à 9,5 milliards de dollars.
La décennie 80 qui s'ouvrait, montrait des signes favorables dans les principaux indicateurs : le Produit intérieur brut (PIB) avait augmenté de plus de 5%, le PIB par habitant atteignait son plus haut niveau historique avec plus de 1 000 dollars, le rapport des termes de l'échange était de 4,3%, le déficit commercial d'à peine 1,3 milliard de dollars, mais la dette avait aug-
Mais le binôme croissance-dette externe et cette surabondance entraînaient également une inflation majeure, l'élévation du service de la dette, l'accroissement du déficit des comptes courants, au moment où les réserves internationales diminuaient ces signaux de danger rendaient les banquiers nerveux.
Crise économique
Get crise de la dette
Au tout début de la décennie 80, les conditions changèrent et le positif devint négatif. La reprise importante des pays industralisés était arrivée à sa fin, et la récession internationale se profilait, plus grave encore que celle de 1974-1975. La crise économique de l'Amérique latine débute en 1981, avec une croissance minuscule de 0,5% du PIB. En six ans, la croissance moyenne annuelle n'a été que de 1%, trois années ont connu une décroissance, et trois une croissance légère. La crise qui a pris par surprise les gouvernants et la bourgeoisie, s'est manifestée de 1981 à 1983, par une croissance de respectivement 0,5%, -1,4%, -2,4%, créant ainsi en Amérique latine une crise beaucoup plus profonde que celle des années 30. Le PIB par habitant est descendu au niveau de celui de 1972, ce qui montre le recul des forces productives. formera le cadre déterminant de la crise de la dette. La forte inflation des pays industrialisés et la politique monétariste ont revalorisé le dollar et les taux d'intérêts, faisant apparaître aussitôt un énorme service de la dette extérieure. Les facteurs qui ont permis la croissance deviennent alors ceux qui engendrent les difficultés du paiement de la dette extérieure, et qui entraînent le début des renégociations et des ajustements extérieurs et intérieurs, causant de graves dommages
La crise de la dette a débuté en août 1982 quand le Mexique s'est déclaré insolvable et a demandé un moratoire de 90 jours, tandis que la dette publique externe était reprogrammée, avec des conditions sévères, et qu'en même temps, il recevait un refinancement pour lui permettre de s'acquitter du service. La dette est devenue un problème quand la récession internationale a frappé l'Amérique latine et que ses exportations chutèrent de 1982, pour stagner ensuite. Une des sources d'approvisionnement de devises, permettant de payer la dette, s'était ainsi momentanément tarie, la diminution de la demande et l'excédent de l'offre faisant tomber les prix des produits de base nonpétroliers, de 27% entre 1980 et 1986, tandis que les prix des produits manufacturés des pays industrialisés augmentaient en 1986 de 17%. On peut illustrer cet échange inégal entre les grandes puissances et les pays d'Amérique latine avec l'exemple suivant : il y a 24 ans ont pouvait acheter un bulldozer d'une puissance de 180 chevaux avec 200 tonnes de sucre, aujourd'hui, il en faut 800 tonnes.
La deuxième source de devises, l'endettement, qui s'était accru de 1975 à 1981 à des taux annuels supérieurs à 20%, tend à diminuer et son service à augmenter rapidement, à cause de l'élévation des taux, négatifs jusqu'alors, et qui, à partir de 1978, connaissent une tendance ascendante jusqu'à atteindre 20% en termes nominaux et 8% en termes réels en 1980.
A partir de 1982, l'Amérique latine commence à transférer vers l'extérieur des ressources supérieures à celles qui entrent, cette année-là, ce sont 18 milliards de dollars qui sortent, et en 1983, liards. A compter de cette date, ces pays sont véritablement saignés, le service de la dette est le principal poste qui les vide de leurs ressources. La dette extérieure qui s'est accrue entre 1975 et 1980 de 300%, et qui en 1981, a encore augmenté 25%, commence à décroître pour atteindre, ces deux dernières années, un taux de
Le rapport entre les intérêts totaux exportations est considéré comme un indicateur du niveau de l'endettement. En 1970, les intérêts étaient coudes exportations; en 1980, avec 20% ; en 1982, avec 40,5% ; et dans les quatre dernières années, il a fallu environ 35%. Selon les banques, la limite tolérable est de 20%. Les prêts n'ont pas augmenté en termes réels, mais le paiement des intérêts a, lui, augmenté, à cause des taux qui flottent à la hausse, et qui ont atteint des niveaux usuraires. En 1985, 80% de la dette étaient à des taux flottants, contractés auprès de banques privées, et représentaient 300 milliards de dollars, si bien que l'augmentation d'un pourcent signifiait 3 milliards de dollars supplémentaires à payer. A partir du deuxième semestre 1985 et jusqu'à mars 1987, les taux ont connu une tendance à la baisse qui a allégé le service de la dette, surtout pour les pays les plus endettés, mais les lourds nuages de la hausse me-
En plus de l'endettement, de la crise économique, de la chute des exportations, de l'échange inégal, l'Amérique latine doit faire face à l'inflation, la fuite des capitaux, le déficit des comptes courants. La politique économique des Etats-Unis de revalorisation du dollar et de protectionnisme commercial y a beaucoup contri-
Accords
Dans ce sombre panorama économique, les gouvernements en coordination avec les banques officielles, le FMI, les organismes privés, et dans la majorité sous leur tutelle, place des politique d' "accords" et entrepris de gérer une renégociation de la dette externe. Ce processus a été la réponse immédiate à la crise économique de 1981, mais surtout à la crise de la dette externe.
La nouvelle politique économique se a) de réduire le déséquilibre extérieur, le déficit de la balance courante qui était de 28 milliards de dollars en 1980, de 40 milliards en 1981 et de 41 milliards en 1982. On ne pouvait déjà plus alors financer le déficit de la balance courante avec l'endettement externe, avec les investissements étrangers et bien sûr, avec des réserves. On se mit à promouvoir les exportations et à ralentir les importations qui diminuèrent de Ce fut un succès puisque tion du déficit. b) L'autre objectif de cette politique économique monétariste était de modérer le rythme de l'inflation qui était passé de
58% en 1981 à 275% en 1985, 1986 étant la seule année qui ait connu une diminution importante. Les mesures monétaristes utilisées furent des dévaluations constantes, la libération des prix, des taux d'intérêts bancaires positifs, des reprivatisations, la diminution du déficit public et celle de la monnaie en circulation, etc. Malgré l'aspect drastique de ces mesures, le processus inflationniste ne s'arrêta pas mais s'accéléra, produisant des effets sociaux qui détériorèrent le niveau de vie de la population.
c) Le processus de renégociation de la dette externe débuta en août 1982 lorsque le gouvernement mexicain déclara son insolvabilité pour la dette publique externe, tout en maintenant le paiement des intérêts. Les renégociations se succèdèrent alors, comme une vague traversant la majorité des pays d'Amérique latine. Les années difficiles furent 1982 et 1983, car au cours des deux suivantes, le danger de l'impossibilité de payer disparut. La chute des prix du pétrole de 1980 avait durement frappé le revenu public du gouvernement mexicain il brandit l'idée d'un moratoire et obtint une restructuration et un refinancement de sa dette. Mais les accords avec le Mexique n'étaient pas encore conclus que le Brésil décrétait, en 1987, le moratoire des intérêts et rompait avec la
L'endettement croissant de l'Amérique latine dans les quinze dernières années ne doit pas être considéré comme une "perversion" de l'économie, ou comme le produit d'intentions malsaines de gouvernements sans scrupules. Il ne s'agit pas non plus d'un piège tendu par les banquiers et les gouvernements impérialistes. Les économies capitalistes d'Amérique latine n'auraient tout simplement pas pu se développer dans les années 70 sans ressources extérieures. Ce sont des économies faibles qui, par leurs propres forces, ne pouvaient obtenir les devises suffisantes pour les importations de marchandises, surtout de biens d'équipement, produites par les pays industrialisés. Ils ont absolument besoin de l'"'épargne extérieure", que ce soit sous forme d'investis-sements étrangers directs, ou indirects (dette). Comme la première forme a diminué de crainte des nationalisations et des mobilisations sociales, la seconde, comme nous l'avons déjà expliqué, a trouvé des conditions propices à sa croissance.
Le crédit accélère le processus de reproduction du capital, développe les forces productives, aide à l'écoulement rapide des marchandises, favorise le marché mondial. C'est là le côté "positif", ce sont les objectifs que poursuit le capitalisme pour croître. En Amérique latine, il y avait de bonnes affaires, avec de forts taux de profit, peu de ressources intérieures et beaucoup d'offre de liquidités internationales. Seul le système de crédit international pouvait couvrir les besoins en capitaux de l'Amérique latine.
Ce qui n'est pas perceptible à première vue, c'est le côté "négatif" pour le débiteur. L'avenir n'est pas pris en considération par l'heureux possesseur du présent, nombreux sont les témoignages et les expériences qui le confirment : "nous avons été surpris par la crise", disait Silva Herzog. Les banques et le crédit ont également accéléré l'explosion violente des contradictions du capitalisme, les crises économiques. Auparavant, ils permettaient de favoriser la production de capitaux et de marchandises, de sortir de ses propres limites, aujourd'hui, ils sont devenus le véhicule le plus efficace de la crise et de la spéculation.
Grâce au crédit, la récession de 1974-1975 a pu être évitée, mais cela n'a fait que repousser la crise en Amérique latine, si bien que quand elle s'est présentée, elle fut des plus brutales, comme nous l'avons
Il est évident que sur le total de la dette extérieure contractée par les gouvernements d'Amérique latine, une grande partie, un tiers, selon l'Institut financier international, a pris la fuite vers les pays industrialisés. Les crédits concédés en 1980-1983 en particulier, n'ont pas servi à renforcer l'appareil de production, mais directement à la spéculation et à la fuite des capitaux. C'est une réponse rationnelle à la crise économique que vivaient les pays. Les possédants de dollars, indépendamment des méthodes d'appropria-
Sont cherché le meilleur refuge : l'achat d'immeubles, l'investissement boursier et bancaire aux Etats-Unis. Et il est impossible d'obtenir le retour des capitaux avec des injonctions morales ou des menaces, seuls de forts taux d'intérêts, rendements ou bénéfices réussissent à attirer les capitaux. La spéculation et la fuite des capitaux ont contribué aux difficultés du paiement de la dette d'une façon telle, que vint un moment où le gouvernement nord-américain et les banques privées firent pression sur les gouvernements débiteurs, pour qu'ils prennent des mesures afin d'éviter cette fuite. D'un ôté, les banques bénéficiaient des dépôts de dollars fugitifs et de l'autre, elles voyaient le danger créé par l'impossibilité de se faire payer leurs intérêts. Ce sont, là encore, les aspects différents des phénomènes économiques. En Amérique latine, l'inflation, la crise économique, l'instabilité politique et sociale et le manque de "confiance" qui en a découlé, plus les récentes augmentations des taux d'intérêts aux Etats-Unis, ont encouragé la fuite des
Le troisième aspect "pervers" c'est la référence à la politique économique. On attribue au Fonds monétaire international et aux banques privées, l'autorité intellectuelle sur ce qu'on appelle la politique d'austérité et sur les accords internes et externes. Une politique économique a des objectifs précis, si elle est bourgeoise, comme dans le cas présent, nécessairement bénéficier à la bourgeoisie, mais pas à toute, seulement à sa fraction dominante, celle qui dicte la politique. Dans les années 80, les décisions de politique économique étaient un choix entre la crise économique et le chômage d'un côté, et le déséquilibre extérieur (déficit de la balance des paiements courants) et l'instabilité monétaire (inflation) de l'autre. La bourgeoisie des pays industrialisés avait déjà, des années avant, décidé d'adopter des orientations monétaristes pour combat-
En Amérique latine, les gouvernements, conseillés par le FMI, appliquèrent l'austérité comme seule politique, obéissant aux impératifs financiers, plus qu'aux nécessités de la production. C'est cette politique de rétablissement de la balance des comptes, de diminution des importations qui a permis la solvabilité extérieure. La lutte contre l'inflation (diminution du déficit public), bien qu'elle se soit accrue, a également permis d'éviter l'impossibilité du paiement de la dette.
C'est la politique d'austérité qui, en Amérique latine, permettait de satisfaire, à court terme, les intérêts de la banque internationale. Le chômage n'avait pas d'importance, ni l'injuste distribution du revenu, ni les problèmes sociaux. Les gouvernements firent la sourde oreille aux nécessités sociales, attaquèrent le populisme, et appliquèrent le réalisme économique. Le court terme était l'urgent et l'important. Ainsi fut fait. Jusqu'à présent, seule la Banque internationale peut se louer de la gestion économique des gouvernements latino-américains : les coûts sociaux de cette politique ont été très éle-
Les conséquences sociales de la crise économique, de la politique d'autérité sont un chômage accru, la réduction du niveau de vie, une plus grande répression et de moindres possibilités d'ascension sociale pour la majorité de la population de l'Amérique latine.