Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

UNION SOVIETIQUE

Quelles garanties pour la perestroïka ?

· Inprecor n° 268, 20 juin 1988 · p. 7-9 · 3 377 mots

URSS et Russie

LES ENJEUX en terme de pouvoir que recouvre la préparation de la conférence du parti prévue pour la fin du mois de juin,

Trois semaines après l'offensive des conservateurs lancée dans la Sovietskaïa Rossia, la Pravda, du 5 avril publiait une attaque juristes occupant des postes importants), permettent de saisir

UNION SOVIETIQUE

Quelles garanties pour la perestroïka ?

en règle de ces positions. Depuis, l'offensive des libéraux se poursuit.

Rupture ou continuité ? C'est dans ces termes que se pose aujourd'hui le probleme de la perestroika. Les reponses apportées par les participants de la table ronde organisée par l'hebdomadaire à grand tirage Ogoniok et dont nous publions ci-dessous des extraits, (sociologues, économistes, ce qui se passe aujourd'hui en URSS.

Ogoniok

G. Vodolazov : Comment

G garantir l'irréversibilité de la perestroïka ? Il faut construire la société, participer à la vie de la société, prendre des décisions.

Les gens ne peuvent le faire que sils savent ce qui se passe. S'ils sont coupés des sources d'information, toutes les discussions sur la démocratie sont vides d'intérêt. La garantie de la démocratie, c'est ce que disait Lénine : "Tout le monde doit tout savoir".

V.N. Choubkine : Mais comment y parvenir réellement ?

G.G. Vodolazov: Je pense qu'aujourd'hui il existe de réelles possibilités, mais qui dépendent beaucoup de la force de l'opinion publique. Dans le domaine de l'histoire, cela peut se faire en un jour : il faut rendre publics les livres qui sont dans les fonds spéciaux, donner un libre accès à la plus grande partie des archives. Le faire en un jour, d'un seul coup. Que les gens lisent les travaux de

Strouvé et de Milioukov, de Martov et d'Axelrod ; qu'ils lisent tout Plekhanov, tout Kautsky, tout Rosa Luxembourg ; les travaux de Bernstein et de Radek, ceux de

Piatakov et Zinoviev, de Boukharine et de

Trotsky ; tous les travaux de Staline et de

Khrouchtchev. Ces travaux, et bien d'autres encore, doivent se trouver non dans les "fonds spéciaux" soigneusement protégés, mais dans les rayons de bibliothèques où l'on trouve déjà les œuvres de

Toukhatchevski et Roudzoutak, de Vavilov et Kondratiev...

La commission (dirigée par V.A.

Solodine) chargée du transfert des ouvrages soviétiques et étrangers des "fonds spéciaux" dans les bibliothèques ordinaires, y réfléchit actuellement.

Lorsque les personnes sont capables de se former un jugement indépendant, elles ne sont plus les mêmes. On peut enlever beaucoup de choses à la société, en revanche on ne peut supprimer la richesse

Et la science, comment peut-elle se développer ? En étant coupée de l'information ? Sans le droit de connaître et de citer les documents appartenant aux courants les plus divers, l'histoire, l'histoire du Parti, celle qui s'occupe des idées politiques, ne peut tout simplement pas exister.

Nous parlons beaucoup de transparence, mais elle a toujours un caractère limité (...)

Un autre aspect encore de cette question. Nous savons, on nous dit, qu'il y a des discussions, des opinions variées concernant la transparence, la presse. Mais pourquoi ne voyons-nous que le résultat de ce travail. Souvent le résultat est bon : il prend la forme de rapports nourris, présentés à des plénums, des confédes réunions. Mais pour le développement de la conscience sociale, ce qui compte ce n'est pas seulement le résultat, c'est aussi le processus qui y conduit.

Hegel disait déjà que le résultat sans le chemin qui y conduit, est privé de vie et de dynamique, que c'est quelque chose de peu effectif. Nous voulons voir comment le résultat se forme à partir de l'affrontement des idées, des positions, des approches distinctes.

Lénine soulignait que la société, et chaque individu en particulier, doit savoir comment un responsable politique s'est conduit dans telle ou telle situation, quelles sont les idées qu'il a avancées, pour que l'on puisse confronter ces idées avec le cours réel de la vie. Chez nous, l'opinion publique sait peu de choses à propos des dirigeants politiques.

V.N. Choubkine : Il y a beaucoup de choses que nous ignorons. Nous ne connaissons pas tous les documents de la veille de la guerre. Nous ne connaissons pas l'intégralité de "l'ordre numéro 227" (1). Nous le publions, mais avec des coupures. Que cherchons-nous à cacher et à qui ? Il est publié dans le monde entier. Les Allemands l'ont déversé par milliers d'exemplaires de leurs avions.

Il serait bon que nous sachions certaines choses sur les pertes humaines pendant la guerre. Nous qui nous sommes battus au front, nous avons vu tomber nos camarades. Ce serait bien qu'avant notre mort, nous apprenions quel a été le prix payé pour telle ou telle victoire dans telle ou telle bataille. La défense de la paix aujourd'hui en serait d'autant plus solide. Et l'appréciation du "génie militaire" du généralissime et de nombre de dirigeants militaires sera alors mieux fondée.

Dans le cadre de l'affaire Béria, il y a eu un acte d'accusation. Pourquoi n'a-t-il pas été publié ? Il aurait permis de regarder sous un jour différent cette époque et ses "héros".

Et le rapport de Khrouchtchev au XXe congrès ? Combien de temps encore allons-nous jouer à cache-cache ? Il a été publié dans le monde entier. Si nous lisions ce rapport, nous comprendrions enfin que Nikita Serguéïevitch était un homme remarquable, qu'il était en avance de vingt ans sur son entourage politique Et un homme très courageux. Il prenait un très grand risque en lisant ce rapport. E.A. Fourtseva, qui était à l'époque secrétaire du Comité central, lors d'une intervention devant l'organisation du parti de l'Université de Moscou, a raconté que lorsque la direction d'alors du parti a voté contre la lecture du rapport, Khrouchtchev s'est ressaisi et a déclaré : "Ce n'est pas vous l'organe principal du parti, c'est le congrès. Je vais me rendre sur le champ au

1) L'invasion de l'Union soviétique par les troupes allemandes le 22 juin 1941 trouva une Armée rouge impréparée (bien que Staline ait été prévenu de différentes sources, notamment par Sorge et Trepper) et qui avait été décapitée par l'épuration stalinienne.

La débâcle des armées soviétiques fut terrible. Le 28 juillet 1942, le commandement n°227 émis par Staline sti-

1) "Aux conseils militaires des fronts et avant tout aux commandants des fronts :

a) liquider inconditionnellement les états d'esprit défaitistes dans les troupes et mettre fin d'une main de fer à la propagande affirmant que nous pouvons continuer à reculer à l'Est, que cette retraite ne causera soi-disant pas de tort;

b) destituer inconditionnellement de leur poste et envoyer au Grand quartier général pour être traduits devant le tribunal militaire, les commandants d'armée responsables de la retraite des troupes depuis les positions occupées sans ordre du commandant du front ;

c) former dans les limites du front, de un à trois (selon la situation) bataillons disciplinaires (de 800 hommes) et y envoyer les cadres subalternes et supérieurs ainsi que les instructeurs politiques correspondant de tous les genres de troupes fautifs d'avoir enfreint la discipline par poltronnerie ou instabilité et les placer dans les secteurs les plus difficiles du front afin de leur offrir la possibilité de racheter par le sang leurs crimes envers la patrie. (...)" (Nouvelles de Moscou du 7 février 1988).

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congrès et je vais leur demander s'ils veulent ou non écouter mon rapport, et les informer de votre position". Ce n'est qu'après cette déclaration qu'ils se "résignèrent".

V.N. Choubkine : Depuis le début des années 30 et jusqu'à nos jours, on a fait prévaloir les intérêts de l'administration sur ceux de la société, des individus et des groupes réels. On les a opposés. Il est un problème très important: savoir si la société peut contrôler l'Etat. Pendant une longue période, nous avons eu la possibilité de réaliser ce contrôle sans opposition, par exemple sous la forme du contrôle populaire. On disait également que certaines fonctions devaient être prises en charge par les syndicats et la presse. L'heure des bilans a sonné. Ils sont tirés de façon variable. Je me sens très proche de l'académicien Likhatchev lorsqu'il écrit dans Literatournaïa Gazeta que nous n'avons pas encore pris conscience de la profondeur de l'abîme dans lequel nous sommes tombés.

Certes, on peut prendre sur le champ un décret renforçant le contrôle populaire et créant des commissions avec des travailleurs d'avant-garde chargés d'assurer ce contrôle, mais je doute beaucoup que dans les conditions actuelles, cela puisse fonctionner efficacement.

Je pense qu'il est indispensable de créer de nouvelles organisations sociales, que l'on pourrait appeler "groupes de soutien à la perestroïka", qui seraient chargées d'exprimer l'opinion publique, la porteraient à la connaissance des autorités et qui veilleraient à ce qu'il en soit réellement tenu compte lors du règlement des problèmes d'intérêt général. Sans cela, je crains que cela ne se termine mal, une fois de plus.

Ces organisations sociales devront se réclamer du socialisme, défendre les idéaux socialistes. Je pense que plus on avancera, plus il sera possible que progressivement, se créent de telles organisations sur une base socialiste.

B.P. Kourachvili : C'est juste ! Simplement il faut préciser groupes sociaux nous parlons. J'ai une proposition. Chez nous, quelqu'un qui n'est pas au parti et qui n'est plus en âge d'être au Komsomol (Jeunesses communistes, ndlr), celui-là n'entre dans aucune formation sociale, il est pratiquement privé de la possibilité de manifester de façon régulière une activité sociale et politique. Il est privé de la possibilité d'influer sur la vie politique, de participer à la perestroïka. Je proposerais de créer une Union démocratique pour le développement socialiste. Ou une Union démocratique pour le renouveau socialiste. Ce qui compte, ce n'est pas le nom. Il existe des unions de ce type dans beaucoup de pays socialistes.

-LES TEMPS CHANGENT.

VOUS POUVEZ DIRE

AUTRE CHOSE

QUE «AAA».

C'est le Front national en RDA et en

Tchécoslovaquie, le Front patriotique en

Bulgarie, une union similaire a été créée en Pologne (2).

pas l'imaginer comme le "parti des sans- parti". De par sa nature même, elle doit être ouverte et accessible à tous les citoyens, aux communistes et aux sans-parti, aux jeunes Komsomols et à ceux qui ne le sont pas, aux croyants et aux non- croyants, à tous ceux qui veulent participer à la perestroïka. La nouvelle Union fonctionnera sous la direction du parti, de de quels fait cela constituera pour lui une arène importante où logique et éducative.

quelque chose de purement formel et démagogique, une fiction, une sorte de drapeau pour orner la façade de la démocratisation. Elle doit être une organisation socio-politique autonome, ayant ses propres racines politiques, son identité, une autorité réelle. Et surtout, il doit être possible de faire passer dans la réalité ses décisions. Aussi, l'Union, à tous les échelons doit-elle avoir le droit, la possibilité de formuler des critiques à l'encontre des comités du parti, des soviets et de l'appareil de gouvernement, sur la réalisation tres

Cette union démocratique, il ne faut

B.P.

développer son activité idéo-

Mais cette Union ne doit pas devenir sion.

pratique des décisions programmatiques du parti, et le respect de la légalité.

Premièrement, elle fera des propositions concernant les décisions programmatiques parti, participera à l'examen des

Deuxièmement, elle projets.

prendra des initiatives de lois.

Troisièmement, elle organisera des campagnes électorales : présentation de candidats, examen des candidatures, rencontres, etc. Elle devra lutter contre le bureaucratisme, et aider ceux qui réclament justice : ceux qui ont été licenciés de façon illégale ou ont subi une condamnation injuste, tous ceux qui aujourd'hui errent dans les antichambres des rédactions à la recherche de protection et de vérité.

On pourrait célébrer les cinquante ans de la création du

Bloc des communistes et des sans-parti non par des meetings déserts, mais par un progrès sérieux dans son développement qui permettrait d'entraîner communistes et sans-parti dans une activité créatrice, dans la perestroïka.

L.A. Gordon : Mais plutôt que d'imaginer des sociétés et des organisations artificielles, ne pourrait-on pas soutenir celles qui existent déjà ? Il existe à présent un très grand nombre d'associations informelles. Elles se développent et ne risquent pas de se volatiliser !

Elles apparaissent à droite comme à gauche. Lors des renconet des discussions de ces organisations informelles, on avance fréquemment l'idée de créer une Union des parti sans de la perestroïka, qui regrouperait membres du parti et sans-parti, et dont le but serait d'aider la direction du parti à mener à bien la perestroïka. Voilà ce qui est essentiel. Voilà le chemin qu'il faut emprunter. Voilà un chemin qui a mûri dans la vie elle-même.

Kourachvili : Leonid

Abramovitch, il me semble que nous proposons la même chose. Simplement les groupes indépendants, les associations informelles sont très hétérogènes. Ils fonctionnent de façon non-structurée, ils ne débouchent pas sur le système de gouvernement existant, ils ne peuvent pas avoir d'influence sur les prises de déci-

I.K. Pantine : Puisque l'on a commencé à parler du contrôle par la société...

on peut peut être aller plus loin. Pourquoi au Soviet suprême n'y-a-t-il pas de commission s'occupant des problèmes de sé-

2) Les organisations "à vocation de masse" qui excistent dans ces pays sont censées associer les partis "autres"

que le PC ou les sans-parti avec le Parti communiste.

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no Cremer, Prix national de poésie ; Josep Carandell, journaliste ; Agapito ramos, mité central du POUM ; Enrique Calduch, journaliste ; Eugenio Fernandez Granell driguez ; Acandro Quiroga ; Elena Lequio ; Rodolfo Lares ; Rosalia Sanles ; Diaz

Gauche démocratique indépendante-Frente Amplio : Victor semproni ; Hector Diaz shington Estellano, Professeur de sociologie à la Faculté d'architecture ; Ruben curité intérieure et extérieure et des problèmes de défense ? Pour quelle raison ? Pourquoi ces organes échappent-ils au contrôle de la société ?

lou. S. Markhachov: Nous parlons de démocratie interne au parti, de démocratie sur le plan économique, mais par contre nous ne nous intéressons nullement à ce qui se passe au niveau des Soviets, comme si cette sphère de la vie sociale n'avait pas d'importance pour nous. C'est en soi symptomatique. Que sont les Soviets aujourd'hui ? La majorité de la population les prend-elle au sérieux ? On dirait que tout le monde a oublié que la révolution d'Octobre s'est faite aux cris de "Tout le pouvoir aux Soviets ". Les travailleurs en masse se sont lancés dans la Révolution sous ce mot d'ordre. Selon Lénine, le pouvoir devait appartenir ensans restriction ni limitation. Tout le pouvoir ! C'est pour cette raison qu'à l'époque, les différentes organisations politiques se livraient une bataille acharnée dont l'enjeu était l'influence dans les Soviets. Après la mort de Lénine, les Soviets, d'organes du pouvoir d'Etat, se sont transformés en organes auxiliaires de l'appareil du parti. Un citoyen, un tant soit peu avisé, lorsqu'il a un problème à résoudre s'adresse au comité du parti et non au comité exécutif du Soviet local. Une atmosphère particulière s'est créée au sein des Soviets et autour d'eux : ils ne peuvent pas grand-chose, guère de responsabilités, ils attendent les instructions comme des coureurs attendent le coup d'envoi. Dans le District et la Région, le "patron", c'est le premier se-

Financièrement, les Soviets sont souvent étroitement dépendants de différentes administrations qui ont des entreprises sur ce territoire. Les dirigeants des chantiers, usines, entreprises de transports, surtout ceux qui relèvent de Moscou, ignorent en toute impunité les organes locaux des Soviets, ou les directives que ces derniers peuvent prendre. Ne tenant compte que des intérêts de leurs administrations, ils causent des dégâts importants à l'économie, aux ressources naturelles, à l'écologie, à la santé de la population. Mais les Soviets sont impuissants face aux ministères.

Maintenant, je vais lire l'article 2 du premier chapitre de la Constitution d'URSS : "Tout le pouvoir en URSS appartient au peuple. Le peuple exerce le pouvoir par l'intermédiaire des Soviets de députés populaires, qui constituent le fondement politique de l'URSS. Tous les autres organes d'Etat sont soumis au contrôle des Soviets et responsables devant eux".

Mais cet article de la Constitution de l'URSS est loin d'être appliqué en tout lieu et sur tous les plans.

Igor Konstantinovitch Pantine a parlé de certains organes d'Etat (KGB, ministère de la Défense) sur qui le contrôle du Soviet suprême et des Soviets locaux devrait être renforcé. Si l'un de ces organes échappe au contrôle des Soviets, c'est une violation manifeste et déclarée de la Constitution.

B.P. Kourachvili: Ce qu'ont proce n'est posé les derniers intervenants, rien d'autre qu'une "semi-parlementarisation" des Soviets. Effectivement, il conviendrait peut-être, d'avoir des commissions auprès des Soviets qui fonctionneraient en permanence avec des députés déchargés de leur activité professionnelle.

Par ailleurs, il ne faudrait pas élire dans les Soviets des fonctionnaires

En second lieu, il faut effectivement libérer les Soviets de la tutelle de l'appa-

Enfin, et c'est le point essentiel, il faut concentrer l'activité du parti sur les questions politiques et idéologiques, ne pas disperser les forces du parti. Pour décharger le parti des fonctions qui ne sont il faut renforcer les

Soviets et leur transmettre ces fonctions.

L. la. Gozmann : Je considère que la principale garantie concernant le ractère irréversible de la démocratie c'est que la masse des gens la veuille, qu'ils veuillent ces réformes. Actuellement, la majorité est pour la perestroïka. Mais qu'en est-il pour la suite ? Pour l'instant, la perestroïka n'apporte pas d'avantages économiques. Certes, les réformes économiques, si elles réussissent, apporteront des avantages, à certains en tout cas, plus tard. Par contre, des inconvénients j'en ai tout de suite. Pour prendre un exemple, la réforme des prix, quelle que soit la prudence avec laquelle elle sera menée, est une épreuve brutale. De fait, les prix ont déjà augmenté. Les cafés coopératifs, vous pouvez aller voir, c'est l'horreur du côté des prix. Les réformes économiques sont désavantageuses non seulement pour

Campagne pour la réhabilitation juridique et pénale des victimes des procès de Moscou

Carmen Sansa, actrice ; Raul Garcia,

Conseil autonome de Madrid; Eduardo Mangada, nomie de Madrid ; Empar Pineda, téministe ;

rile, Président du Comite dentreprise du ministere missions ouvrières ; Enrique del Olmo ; Maria Teresa de Andrade

Comité central du POUM ; Wilebaldo do Savater, philosophe ; Javier Maestro, historien Enrique Rodriguez Arroyo, peintre ; Carles Girbau, journaliste ; Alejandro Arizcun Cela,

Eduardo Rubienes ; Daniel Parada ; Marcelo Fereira d'architecture ; Hugo Rodriguez Filippini,

PS ; Miguel Brasesco, architecte ; José Luis d'architecture.

ceux qui ne veulent pas perdre leurs privilèges, elles le sont aussi (maintenant, à l'heure actuelle) pour beaucoup (à l'exception bien entendu des membres des coopératives et des travailleurs indépendants qui ont commencé à gagner pas mal). En revanche, prenons le cas d'un travailleur qui fabrique soigneusement une pièce, mais que l'on paie moins ou en tout cas pas davantage (psychologiquement, c'est la même chose) parce que la production n'est pas compétitive sur le marché mondial. D'un point de vue économique c'est tout à fait rationnel, mais pas du point de vue de cet ouvrier : lui, il fait bien son Si les réformes ne sont pas avantageuses au plan économique, à quel niveau le sont-elles ? Psychologiquement. Mais à cela on ne réfléchit guère. Il me semble qu'une résistance à la perestroïka de la part d'une partie de la population peut venir du fait que les mesures prises le sont sans une préparation psychologique. Elles n'ont pas fait l'objet expertise psychologique (cela désenchantement et méconOn peut prendre comme exemple la procédure tout à fait démocratique d'élection des dirigeants dans les entreprises. Apparemment, on ne saurait rêver mieux ! En fait, je connais un grand nombre de combinats où personne ne veut des élections, ni l'administration, ni les "masses". L'élaboration de procédures démocratiques fondées psychologiquement est un travail particulier dont personne ne se soucie. Les choses se font comme par le passé, "au hasard", ce qui a pour effet de jeter le discrédit sur des choses qui seraient bonnes en elles-mêmes. Avril 1988 Président duel mase de Mentise e Conseil du PSOE de Cerñadola ; Raimon, chanteur ;

Université autonome de Barcelone

Conseil d'urbanisme de l'Auto Conseil général du pouvoir judiciaire ; Pelai Pagès, histo

Miguel Angel Kodriguez Lo la Culture pour les Com -omité central du POUM URUGUAY : Raoul Sendic, MLN-Tupamaros ; E. Fernandez Huidobro, MLN. Parti socialiste-Frente Amplio ; Mouvement révo: Mario Rossi Sergio Napoli ; Fernando Rotravailleurs : Marita architecte ; Adolfo Cortategui. comptable ; Conrado Petit, professeur à la membre du Comité exécutif du Parodi, professeur à la faculté

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