Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

DESARMEMENT

Septième congrès de l'END

Inprecor n° 271, 5 septembre 1988 · p. 27 · 587 mots

Europe de l'Est Paix et armements Pologne

DESARMEMENT Vlle congrès de l'END

Le dernier congrès du mouvement Europe pour le désarmement nucléaire (END) s'est tenu à Lundl, en Suède, du 29 juin au 2 juillet. Pendant ces quatre jours, des centaines de pacifistes venant de tous les coins de la planète ont débattu des nouvelles tâches du mouvement.

Les dirigeants et représentants d'environ 50 mouvements et groupes d'Europe occidentale et de l'ensemble du monde anglophone s'étaient rassemblés. La réunion comptait aussi des délégations des comités pour la paix officiels de Hongrie, de Pologne et d'Union soviétique, ainsi qu'un petit nombre de militants indépendants pour la paix et les droits de l'Homme de Hongrie et de Pologne à qui avait été accordée une autorisation spéciale pour se rendre au congrès.

Les participants polonais indépendants comprenaient des membres du Groupe paix et liberté (WIP) ainsi que deux figures dirigeantes du syndicat Solidarite, Jacek Kuron et Janusz Onyszkiewicz. Parmi les participants indépendants venus de Hongrie il y avait plusieurs membres du groupe pacifiste non officiel 4-6-0 et de l'organisation indépendante de jeunes nouvellement fondée, la Fédération des jeunes démocrates (FIDESZ, voir plus haut dans ce numéro d'Inprecor).

Des délégués des pacifistes indépendants, de l'Eglise, et des groupes pour les droits de l'Homme d'URSS, de Tchécoslovaquie et d'Allemagne de l'Est avaient également été invités, mais les autorités de ces pays leur avaient refusé leurs visas

Le problème général posé à Lundl était celui de la recherche de nouveaux objectifs centralisateurs capables de revivifier le mouvement. En effet, le congrès n'a pu que constater la baisse importante des mobilisations pacifistes dans la période récente. Dans ces conditions, peu d'idées nouvelles ont surgi de la part l'espace augmente ainsi pour les positions officielles et institutionnelles. Ainsi, les prises de position officielles du gouverne-

Inprecor nu du 5 septembre 1988 ment social-démocrate de Suède ont-elles marginalisé le mouvement pacifiste de ce pays en réitérant largement les propositions déjà bien connues de zones dénucléarisées et de politique

Mais les potentialités politiques de l'END restent importantes. Ainsi l'ont prouvé les paroles du repré sentant du Congrès (ANC) d'Afrique du Sud qui déclara que son organisation faisait de grands pas en avant, grâce à l'accroissement notable, quantitatif et qualitatif, de ses actions armées. De même, la sociologue palestinienne Mary Khars, du représentant des groupes pacifistes et anti-nucélaires du Pacifique ont fait vibrer les centaines

Les problèmes d'Europe de l'Est n'ont occupé qu'une petite partie des débats, mais les organisateurs avaient décidé de mettre la question des droits de l'Homme en Europe orientale à l'ordre du jour du congrès et l'invitation de membres des groupes indépendants montrait que leur importance était mieux perçue par les mouvements pacifistes occidentaux. Le congrès tint des sessions sur la Pologne, la Tchécoslovaquie, la Hongrie et la Roumanie, mais seule cette dernière a fait l'objet d'une déclaration conjointe des mouvements participants, décision d'action à venir également conjointe. Cette session sur la Roumanie avait été organisée à l'instigation du mouvement religieux hollandais Pax Christi. La proposition a été faite d'organiser cette année des actions de solidarité, campagnes d'information et manifestations, avec les peuples de Roumanie et les cercles démocratiques de ce pays.

Les initiateurs de cette proposition comprenaient les Polonais du groupe Paix et liberté, Lynn Jones, présidente de T'END de Grande-Bretagne, Joanne Landy, directrice de la Campagne pour la paix et la démocratie/Est et Ouest (Etats-Unis) et Jan ter Laak, secrétaire général de Pax

Les délégués officiels et indépendants de Hongrie ont attiré l'attention sur la discrimination qui pèse sur les populations hongroises de Transylvanie, appelant à la protestation internationale.

Une erreur sur cette page ?