PRES DE 20 PERSONNES des sections européennes de la IVe Internationale se sont rencontrées à Bruxelles les 5 et 6 novembre afin de discuter et de coordonner le travail et les activités antiracistes. Les participants venaient d'Autriche, de Belgique, du Danemark, de France, de Hollande et de Suède.
La première discussion a porté sur le développement du mouvement antiraciste dans les dernières années et les problèmes spécifiques auxquels doivent faire face les travailleurs immigrés en Europe de l'Ouest, qui sont confrontés à des lois de plus en plus dures sur l'immigration et un racisme croissant. Le développement des groupes fascistes et néo-fascistes a également été abordé tout comme les attaques contre le droit d'asile.
L'un des aspects importants de cet échange d'information et d'idées est le rôle central que jouent les jeunes dans la bataille contre le racisme ainsi que la
situation des jeunes dits de la seconde ou la troisième génération. Dans un certain nombre de pays, les campagnes se concentrent sur le droit de vote pour les immigrés et la lutte contre les lois voulant restreindre l'accès à la nationalité. En France, SOS Racisme vient juste de lancer une campagne de pétition pour le droit de vote aux immigrés pour les élections municipales de 1989.
La réunion a également discuté de rapports détaillés sur la situation en Suède, en Grande-Bretagne et en France et sur la multitude de problèmes auxquels sont confrontés les militants révolutionnaires dans les mouvements antiracistes et antifacistes. Au niveau européen, tout le monde s'est accordé sur l'importance de la préparation de 1992, quand l'Acte unique européen signifiera une ouverture des frontières à l'intérieur de l'Europe de la Communauté mais une fermeture des frontières envers l'extérieur. Une autre réunion est prévue pour mars 1989 afin de discuter concrètement des initiatives qui peuvent être prises au niveau européen dans la marche à 1992 sur les thèmes "ouvrez les frontières" et "non au contrôle de l'immigration"