Je lis de nombreuses dépêches internationales et beaucoup d'agences capitalistes essaient de nous présenter comme des utopistes, ou comme des idéalistes. Je ne nie pas que nous ayons été idéalistes à certains moments ; nous avons tous été idéalistes, et je dirais même que nous l'avons été au meilleur sens du terme. Nous avons reconnu à un certain moment avoir commis des erreurs d'idéalisme, mais nous sommes tombés sous la coupe des margoulins, c'est-à-dire qu'en rectifiant un tra-
Ils prétendent semer la confusion en disant que nous nous éloignons de la formule socialiste. Et je dis ici catégoriquement que nous n'avons pas l'intention de nous écarter de la formule socialiste, définie il y a longtemps, de chacun selon ses capacités, à chacun selon son travail : c'est-à-dire que la redistribution se fait en fonction
Dans cette étape de notre Révolution nous ne pouvons pas nous écarter de cette formule, la question est de savoir comment on l'interprète. On ne peut pas toujours appliquer le principe de donner selon la quantité et la quantité de son travail. Quand nous voyons un enfant de travailleur à l'école nous ne regardons pas la quantité de travail fournie par son père ni ce que celui-ci apporte à la société, car une des préoccupations de l'Etat est de donner aux enfants la meilleure éducation possible. (...)
Nous nous trouvons face à un grand défi historique : Qui vaincra ? Qui l'emportera ? Le régime capitaliste, égoïste, chaotique, inhumain ? Ou bien le socialisme, un système plus rationnel, plus solidaire et plus humain ? Voilà le défi que doivent relever les jeunes Cubains et le peuple cubain, les jeunes et les peuples des
Naturellement, cela exige de nous tous, et en particulier de la nouvelle généra-
Nous devons voir très clairement la tâche qui nous attend et la bataille que nous livrons maintenant pour le perfectionnement du socialisme dans notre pays. Cette bataille a pour objectif — et c'est là peut être le plus grand défi - de perfectionner le socialisme sans recourir aux mécanismes et au style du capitalisme, sans jouer au capitalisme. C'est à cela que nous travaillons dans le cadre du processus de rectifi-
Je disais il y a quelques jours que les résultats de ce processus étaient visibles.
Nous en avons vu des exemples et nous en mentionnerons un : les contingents de constructeurs.(...) Nous avons vu les ouvrages qu'ont exécutés les contingents dans diverses provinces. Or les principes qui sont appliqués dans ces collectifs d'ouvriers n'ont rien à voir avec les méthodes de stimulation capitalistes, ni avec les méthodes d'organisation capitalistes. Je suis sûr que ce genre de collectif n'existe
Ceci démontre ce que l'homme peut faire, ce qu'il est capable de faire lorsqu'on a confiance en lui, lorsqu'on ne part pas de l'idée que l'homme est un animal qui avance parce qu'on lui donne des coups de bâton ou qu'on lui met une carotte devant le nez.
Qui l'emportera ?
Le socialisme ou le capitalisme ?
vers nous sommes tombés dans un autre.
de la quantité et de la qualité du travail que chacun apporte à la société.
pays socialistes.
tion, un effort spécial de perfectionnement.
nulle part ailleurs.
Fidel CASTRO
Granma, 29 janvier 1989.