Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

BRESIL

Le Brésil paralysé

Inprecor n° 287, 1er mai 1989 · p. 10 · 300 mots

Brésil Syndicalisme

LA REGION du Nord a été paralysée à 75% dans l'industrie métallurgique et chez les électriciens, à 85% chez les fonctionnaires, et à 90% dans les transports. Dans le Nord-Est, 90% de grévistes chez les métallos et dans l'industrie du pétrole, 90% dans les banques. Dans le Centre-Ouest, grève surtout des fonctionnaires, à 80%, et paralysie partielle des industries et des services. Dans le Sud-Est, paralysie de la majeure partie des transports et des services publics, en second lieu des secteurs financiers et des services. Dans l'industrie, les grèves les plus significatives ont été celles de São Paulo (60%) et de Rio de Janeiro (70%), ce qui concerne 2,6 millions de travailleurs.

Les métallurgistes ont arrêté le travail dans quatre Etats. São Paulo : dans l'ABC, à Campinas et dans plus de 15 villes. Rio de Janeiro : grève dans la capitale, à Voita Redonda (100%) et dans deux cités de l'intérieur. Dans le Minas Gerais, il y a eu grève à Belo Horizonte, Contagem et Acesita. Dans l'Espiritu Santo, grève partielle dans la capitale. Dans cette région, la grève a touché, à différents niveaux, les ouvriers du pétrole, les électriciens, l'industrie chimique et plastique, le verre et l'alimentation, des fonctionnaires du corps enseignant, de la santé et des assurances.

Dans la région Sud, les catégories les plus actives furent les métallurgistes (64%), à Porto Alegre, Joinville, Curitibia et Cascavel ; et les électriciens (75%), en particulier ceux d'Eletrosul.

Le téléphone fut presque totalement coupé dans le Rio Grande do Sul.

Au plan national, les métallurgistes figurent en tête avec une participation de 55,4%, soit un million de travailleurs. La distribution, quant à elle, fut très inégalement perturbée : 64,1% dans le Sud, 53,6% dans le Sud-Est, 72% dans le Nord et 48,1% dans le Nord-Est.

Une erreur sur cette page ?