La politique du PC mexicain le fait classer parmi les PC «eurocommunistes». Si l'on en croit France Nouvelle (numéro 1673, 5 décembre 1977), le PCM se ré iouit de la «victoire des forces démocratiques». Quelle victoire ? «La constitution modifiée, une loi électorale nouvelle et dans ce cadre les activités des partis politiques déclarées 'd'intérêt public, c'est ce pourquoi luttaient les communistes mexicains.»
Quelle leçon le PCM tire-t-il de la terrible répression organisée en 1968 par le «régime le plus démocratique» d'Amérique latine» ? Celle-ci : «Nous préférons une lutte de classe menée par des voies démocratiques y compris jusqu'à la conquête du socialisme. Et le socialisme auquel nous aspirons est un développement la démocratie comme n'en a jamais nu le capitalisme...» (Arnoldo
Verdugo, général du PCM). Le même Verdugo, cinq mois plus tard, précise la stratégie du PCM - laquelle reproduit la ligne des années 1930 selon laquelle entre les régimes militaro-policiers ou fascisants et le socialisme, il convient de mettre en avant l'étape de la «démocratie» en appelant à mettre sur pied « une grande coalition des partis démocratiques, des organisations syndicales et sociales de masse, des partisans des transformations démocratiques même s'ils sont dans les rangs du Parti révolutionnaire institutionnel et du gouverne-
Get France d'aiouter numero 1695 du 8 mai 1978) que l'objectif est bien « d'aller vers un gouvernement représentatif de toutes ces forces anti-oligarchiques...