Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

ETAT ESPAGNOL

VIIIe Congrès de la LCR

Inprecor n° 292, 4 septembre 1989 · p. 18-20 · 3 173 mots

État espagnol France Syndicalisme Euskadi

VIlle Congrès de la LCR s'est tenu les 19-20-21 mai dernier, à Santander. Plus de deux cents délégué(e)s des quatre coins de l'Etat espagnol y étaient réunis, dont presque la moitié était des femmes et dont 20% avait moins de 23 ans. De nombreux invités d'autres sections de la IVe internationale, d'organisations comme le Mouvement communiste (MC), Herri Batasuna (HB), et les représentant de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) et du Front année, quatre points majeurs à l'ordre jour : les relations avec congrès sur la situation politique actuelle, quelques mois après le succès de la grève générale du 14 décembre (voir Inprecor

ETAT ESPAGNOL

LE HUITIEME CONGRÈS de la Liga comunista revolucionaria

(LCR), section de la IVe internationale dans l'Etat espagnol,

Farabundo Marti de libération nationale (FMLN) du Salvador étaient présents et ont apporté un salut aux congréssistes.

Réuni tous les quatre ans, le congrès de la LCR avait, cette le MC, la question nationale (1), le féminisme et la lutte de libération des femmes, la situation politique et les tâches.

Nous reproduisons, ci-dessous, la résolution adoptée par le numéro 279 du 9 janvier 1989).

DOCUMENT

LA GRÈVE GÉNÉRALE du

1

14 décembre 1988 a mar-

I qué la réapparition de la classe ouvrière sur la scène politique, comme centre d'un grand mouvement populaire qui a obtenu la première défaite politique du gouvernement socialiste depuis son arrivée au pouvoir,

Le 14 décembre, un refus massif de la politique du gouvernement s'est exprimé par des méthodes d'actions radicales, mais avec des revendications économiques et sociales relativement modestes. Les organisations syndicales, les Commissions ouvrières (CCOO) et l'Union générale des travailleurs (UGT)

en ont été la direction indiscutée et, grâce à cela, ont retrouvé une autorité parmi les travailleurs. Mais elles maintiennent une orientation à caractère profondément réformiste et leurs actes après la grève générale ont démontré qu'elles n'avaient pas la volonté de poursuivre la bataille contre le gouvernement sur le terrain de l'action de masse. Pendant que le triomphe du 14 décembre renforçait la confiance de la classe ouvrière en elle-même et créait des illusions sur la satisfaction immédiate de ses revendications par le gouvernement, la situation de passivité organisée par la suite par les directions syndicales (alors que l'on n'avait pas obtenu satisfaction pour la moindre revendication), a frustré les espoirs existants, créant ainsi le grave risque que ne soit dilapidé le capital politique du 14 décembre.

Mais les contradictions de cette situation ne doivent pas être considérées comme une donnée définitive. Bien que le 14 décembre n'ait pas modifié les relations de forces fondamentales, il a néanmoins modifié le contour politique établi après la victoire du gouvernement socialiste lors du référendum anti-OTAN et des élections générales de 1986. (...)

Les discussions d'Alger

2- Les résultats, attitudes et effets rolitiques développés autour des négociations d'Alger entre le gouvernement et l'organisation nationaliste ETA (Patrie basque et libre) vont bien au delà d'une négociation sur le thème de la violence et touchent le fait même de l'oppression nationale, ainsi que l'équilibre des forces du système et de l'actuel régime politique (voir Inprecor numéro 261 du 14 mars 1988). C'est précisément pour cela qu'ils constituent un thème d'une indéniable importance pour l'Euzkadi et pour l'ensemble de l'Etat es-

Les discussion d'Alger ont été une inégalable légitimation, de la part du gouvernement et avec l'acquiescement de tous les partis politiques, du caractère politique de la lutte de l'ETA. Pendant que se tenaient ces négociations, la majorité des partis ont dû taire leurs traditionnelles affirmations sur la nature et le caractère de la lutte de l'ETA et de ses revendications.

Objectivement, si le gouvernement a accepté de négocier avec l'ETA, il l'a fait avec la prétention de désactiver la résistance radicale basque, cherchant par tous les moyens d'enfermer l'ETA dans une voie sans issue. Pour cela, il n'a pas laissé passer l'opportunité de monter un mouvement de pression civile anti-ETA, grâce à la constitution du fameux "Bloc démocratique" (2) dont la fonction n'est autre que de donner une couverture au refus à l'autodétermination du peuple basque, au nom des voies et des institutions issues du régime des Autonomies.

Manœuvres

La manifestation du 18 mars (voir Inprecor numéro 286 du 17 avril 1989) est, dans ce sens, un important soutien pour les forces du système et pour les plans du gouvernement qui a pu obtenir, dans la rue, l'appui nécessaire à la réalisation de ses projets institutionnels.

La caution apportée à cela par les directions syndicales, est doublement lamentable, dans la mesure où elles ont appuyé et aidé ceux qui ont combattu le 14 décembre ; en même temps, elles ont manifesté une fois de plus leur traditionnelle incompréhension et opposition aux justes aspirations de souveraineté du peuple basque.

Finalement, le gouvernement, avec l'inestimable concours des moyens de désinformation, a déformé ce qui s'est réellement passé à Alger, s'arrogeant un talent démocratique qui lui fait totalement défaut, occultant les causes de la violence existante, et les raisons qui poussent ETA à prendre les armes pour en finir avec une situation d'exploitation et d'oppression manifestes. Sans ces causes réelles, on ne comprendrait pas, du reste, les mobilisations de l'Aberri Eguna (jour de la Patrie, fête nationale du Pays basque) contre les agressions fascistes qui accablent la jeunesse basque, où des milliers de personnes ont manifesté, démontrant la force et la volonté de ceux qui ne baissent pas la tête face au régime.

En résumé, la rupture des conversations d'Alger, les différentes mobilisations de ces derniers mois et la reprise des activités militaires de l'ETA, démontrent la polarisation qui existe au sein de

(1) La résolution du Congrès sur la question nationale sera publiée dans le prochain numéro de la revue Quatrième internationale.

(2) Pacte signé par toutes les forces ayant des représentants au Parlement d'Euzkadi à lexception de Herri Batasuna (HB), qui refuse de participer aux séances pour protester contre le statut d'Autonomie. Ce pacte prétendument "anti-terroriste", signé en 1988, n'est en réalité qu'un pacte anti-ETA et anti-HB (voir dans Inprecor numéro 286 du 17 avril 1989).

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la société basque et laissent présager la continuité du conflit, dans des termes y compris plus durs, dont l'unique solution passe par la reconnaissance du droit à l'autodétermination du peuple basque.

3- L'approfondissement de la crise, qui a éclaté depuis quelques années, dans les relations entre le gouvernement et l'UGT est la donnée politique importante du 14 décembre, et constitue la base des débats et différenciations qui se sont ouverts à l'intérieur du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) sur le projet stratégique socialiste et sur la politique actuelle du gouvernement, particulièrement sur le terrain économique et social. Les résultats des prochaines élections auront une influence déterminante dans le développement de cette crise. Un bon résultat du PSOE, alors que les problèmes de fond persistent, serait une base très importante pour le Premier ministre Felipe Gonzalez. Au contraire, un mauvais résultat électoral, compte tenu des problèmes qui s'en suivraient pour la formation d'un nouveau gouvernement, aggraverait les contradictions internes. (...)

Le débat à l'intérieur du PSOE a lieu entre les partisans d'un affrontement radical avec l'actuelle direction de l'UGT, au nom d'un syndicalisme dépouillé de toute référence de classe, même celle de caractère réformiste, et les partisans d'un compromis avec Redondo, le principal dirigeant de l'UGT. La direction de l'UGT parait s'orienter à moyen terme vers la recherche d'un réalignement des forces à l'intérieur de la direction du parti, qui lui permette de récupérer son influence perdue. Une situation comme celle-là conduira probablement à une succession de compromis et de conflits dans un contexte général de crise ; il est peu probable que les relations qui se sont construites entre le PSOE et lUGT, sur la base de la victoire électorale de 1982, puissent être rétablies.

Le poids des directions syndicales

4- L'appel unitaire des CCOO et de l'UGT à la grève générale et le succès obtenu, ont créé une situation dans laquelle l'un et l'autre syndicats apparaissent comme la principale force d'opposition au gouvernement. Leurs directions ont renforcé leur autorité parmi les travailleurs et bénéficient même d'une plus grande considération dans les autres mouvements sociaux.

Pour les directions des CCOO et de l'UGT, maintenir une orientation d'opposition unitaire face au gouvernement constitue un objectif fondamental. La base de cet accord est la plate-forme de revendications générales du 14 décembre et le refus du type de concertation sociale proposé par le gouvernement, qui se traduit dans un pacte d'ensemble sur la politique économique.

Mais cette nouvelle orientation ne signifie pas qu'elles ont abandonné leur stratégie réformiste, avec toutes les conséquences politiques et organisationnelles. L'une et l'autre ont démontré maintes fois leur manque de respect des résultats du référendum dans lequel s'est exprimée la volonté des travailleurs ; l'une et l'autre maintiennent des méthodes de fonctionnement qui ne respectent pas la nécessaire participation de la base et la démocratie interne. Par exemple, en appuyant la dissolution de la section syndicale de Seat-Martorell et l'expulsion de ses dirigeants, la direction des CCOO a donné un exemple de sa volonté de sacrifier les intérêts de son syndicat et les règles démocratiques qu'il proclame, au bénéfice de son

D'autre part, dans les négociations collectives, il n'y a pas eu de changements positifs substantiels par rapport à la pratique traditionnelle. Et, enfin, dans l'opposition des CCOO et de l'UGT au gouvernement, il faut considérer que le refus de l'offre de concertation pourrait se modifier, totalement ou partiellement, si se produisait un changement d'attitude du gouvernement ou de la situation politique, en dépit du fait que toute politique de concertation donnerait maintenant des résultats aussi négatifs que dans le passé pour les travailleurs et les

Bien qu'aujourd'hui, ils apparaissent pour de nombreux secteurs de la population comme l'opposition fondamentale au gouvernement, il faut signaler que les CCOO et l'UGT auront beaucoup de difficultés pour continuer à incarner, à moyen terme, l'autorité du 14 décembre.

alternatives économiques des réformes, en général modestes, orientées vers une distribution moins scandaleusement inégale des bénéfices de la reprise conjoncturelle présente. Quand ils posent des objectifs plus ambitieux, comme la réduction de la journée de travail, leurs positions sont inconséquentes cherchent pas à créer les conditions de mobilisation dans lesquelles la lutte pour ces objectifs aurait un sens. En réalité, le problème de fond est que le maximum de "politique sociale" qu'un gouvernement peut se permettre d'appliquer, dans les conditions de la crise économique actuelle, ne serait pas de nature à satisfaire les revendications de base des travailleurs

Par ailleurs, et surtout, le manque de continuité dans les mobilisations après le 14 décembre, dont elles sont directement responsables, démontre l'inconséquence de ces directions syndicales, même lorsqu'elles contrôlent le mouvement et en dépit du fait que cette passivité affaiblit leur propre position dans la négociation.

Poursuivre le chemin ouvert par le 14 décembre exigerait de poser, dans leur ensemble, les objectifs qui se sont exprimés lors de la grève générale et d'organiser un plan de lutte prolongée autour d'eux. Cela implique de nouveau l'objectif de la grève générale et l'établissement des relations de solidarité, de convergence et de collaboration avec les autres mouvements sociaux qui, d'une manière ou d'une autre, furent partie prenante de la grande journée de décembre et demeurent indispensables pour s'opposer efficacement au gouvernement. C'est précisément l'orientation du manifeste des 2 001 syndicalistes des CCOO, une grande initiative de la gauche syndicale, à la veille du 1er Mai. Là s'est exprimée la force et la volonté de lutte conséquente avec les leçons et les possibilités ouvertes par la grève générale (3).

La droite reprend l'initiative

5- Dans un contexte pré-électoral, et dans les conditions crées, d'une part, par l'affaiblissement politique du gouvernement, et d'autre part par le retrait des directions syndicales de la voie des mobilisations de masses que marquait le 14 décembre, la droite a pu récupérer une certaine initiative politique.

La réorganisation du Parti populaire (PP) sous l'autorité de son dirigeant historique Manuel Fraga, a freiné la désagrégation de la droite centraliste, commencée lors des élections de 1986 et aggravée sous la direction de Hernandez Mancha. Une majorité interne stable et l'incorporation de quelques figures pour "recentrer" l'image du parti peuvent permettre une récupération électoral, qui se heurtera probablement au vieux problème du "plafond" de la droite centraliste. Les problèmes constitués par le fameux "plafond" sont effectivement présents : le refus populaire des figures compromises avec la dictature et l'existence de forts partis nationalistes bourgeois en Catalogne et en Euskadi.

Mais si le PP n'a pas de crédibilité pour être à la tête d'une alternative de droite face au PSOE, avec des chances de succès, il apparait comme une force indispensable pour construire cette alter-

34) Sur la situation dans les syndicats, voir également dans Inprecor numéro 282 du 20 tévrier 1989.

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native. Ceci est un fait politique important dans une situation marquée par la possibilité que le PSOE perde la majorité

La politique d'alliance que décident de réaliser les deux forces électoralement les plus importantes du "centre", le Centre démocratique et social (CDS) et Convergence et union (CiU), prend ainsi un poids considérable. En dépit du nouveau type de relations qui se sont établies entre le PP et le CDS, dont les effets politiques et la stabilité restent à voir, on ne peut encore savoir si les forces du "centre" s'orienteront vers une forme de collaboration avec le PSOE ou s'il s'agit d'organiser une alternative, en vue des prochaines élections générales. Ce que nous pouvons affirmer avec les données actuelles, c'est que la présence de forces du "centre" serait fondamentale pour la constitution d'une alternative de droite au PSOE avec une crédibilité suffisante et des appuis sociaux.

6- La Gauche Unie (IU-Izquierda Unida) a comme objectif principal de capitaliser électoralement le 14 décembre, dont elle prétend être l'expression politique. Cette prétention ne correspond ni à sa composition, ni à son programme, ni à sa pratique. Effectivement, en dépit de la rénovation de sa direction, Ul maintient fondamentalement sa composition traditionnelle. Le fait nouveau le plus significatif sur ce terrain est l'unification du Parti communiste espagnol (PCE) et du Parti communiste du peuple d'Espagne (PCPE) qui, sous l'autorité de son chef, Julio Anguita, renforce et rend plus évident encore le caractère de IU comme plate-forme électorale du PCE ment son programme de fondation et sa tactique traditionnelle de ces dernières années. En dépit d'un discours qui s'est radicalisé sur les questions plus générales, en affirmant, par exemple, représenter "une alternative non seulement de gouvernement, mais aussi de société et d'Etat", en réalité, sa ligne politique se base sur un respect sacrée de la Constitution dans tout ses aspects, en proposant des réformes institutionnelles destinées à développer son supposé contenu "pro-

Sa proposition politique la plus concrète est de reproduire l'idée du "changement" qu'incarnait le PSOE en 1982, alors qu'un tel projet, surtout porté par IU, manque de toute

Un courant comme IU peut progresser sur le plan électoral, même si c'est surtout dû au fait que son score électoral de départ est très faibles (le score du PCE est un des plus bas des partis communistes d'Europe occidentale). Mais, même dans l'hypothèse la plus favorable, ce sera pas comparable à la force de masse qu'a représenté la grève générale. Et de plus, IU-PCE ne pourrait aboutir à un renforcement substantiel de son poids politique que sur des bases militantes, qui représenteraient réellede forts mouvements de masse sous son contrôle

Mais c'est justement sur ce plan où IU, c'est à dire le PCE qui apporte dans le travail militant la quasi totalité de ses forces, va rencontrer les plus grandes difficultés. Effectivement son point de départ est très limité : il a une faible présence dans les mobilisations de jeunes, qui tend à être pratiquement nulle dans le mouvement des insoumis ; dans le cadre de son attitude réformiste traditionnelle, il cherche à gagner des positions dans les mouvements féministe, pacifiste et écologiste, mais il se heurte à une présence considérable - quoique inégale suivant les cas — des courants révolutionnaires, et aux structures de ces mouvements, qui ont une autorité bien assurée et de réelles traditions de travail ; il maintient également une hostilité face à la résistance nationale basque, etc.

Sa base fondamentale est dans les CCOO, mais même ici, les conditions créées par le 14 décembre ont produit une autonomie plus grande du syndicat, non pas sur le plan stratégique, mais sur les questions de politique concrète. C'est une source potentielle de conflits dont le développement devra être suivi avec attention. D'autre part, l'influence des CCOO dans le mouvement ouvrier ne se traduit pas dans une capacité d'orienter le vote des travailleurs

On peut conclure que la bataille d'lU pour capitaliser politiquement le 14 décembre et apparaître comme la référence de gauche face au PSOE dans la nouvelle conjoncture, vient a peine de commencer et, d'une certaine manière, est d'ores et déjà gagnée. Lors des prochaines élections, il ne fait pas de doute qu'lU apparaîtra, à l'échelle de l'Etat, comme l'unique force significative à la

C.E.E PRESIDENCE SYNDiCATS CD$ gauche du PSOE. Pourtant, il n'est pas certain que les résultats électoraux pourront impulser un renforcement soutenu d'IU. Par ailleurs, ce qui est le plus important, dans les initiatives de lutte et, en général, dans le travail à l'intérieur des mouvements, IU devra faire face à une gauche révolutionnaire qui a démontré sa capacité de lui disputer le terrain. Il faut considérer aussi le rôle que peuvent jouer le Parti communiste catalan (PCC) et les secteurs militants comme le PCPE, et qui, dans certains occasions, maintiennent une pratique contradictoire proche de celle de la gauche révolutionnaire.

Eléments nouveaux

7- Des éléments importants nouveaux par rapport à la période antérieure, caractérisent la situation actuelle mais avec beaucoup d'inconnus quant à leur développement. A moyen terme, l'évolution de la situation sera soumise principalement à l'influence de trois facteurs:

— l'action du gouvernement qui tente d'affaiblir le mouvement qui s'est exprimé le 14 décembre, de se remettre des dégâts politique qu'il a subi et de créer les conditions pour maintenir sa majorité absolue aux prochaines élections générales;

— une pression électorale, renforcée par la possibilité que le PSOE perde la majorité absolue, dans laquelle il faut distinguer deux aspects : d'une part, l'attitude des forces politiques, de la droite à IU, sera déterminée par l'objectif de capitaliser électoralement l'affaiblissement de gouvernement ; d'autre part, le désir croissant dans la population, spécialement à l'intérieur du mouvement ouvrier, de sanctionner électoralement le gouvernement ;

- la possibilité d'un développement des mobilisations et des luttes, en profitant de l'affaiblissement du gouvernement et de l'expérience de la grève générale.

Les relations et les conflits entre ces trois facteurs seront probablement décisifs pour le développement ments. Il sera particulièrement important de voir comment se combineront, dans la conscience et l'action populaire, le désir de donner un vote de sanction au gouvernement et la volonté Dans l'actualité, les relations de forces fondamentales qui ont caractérisé la situation pendant ces dernières années, ne se sont pas modifiées. La continuer, dans la nouvelle conjoncture, la recomposition des mouvements sociaux et l'accumulation des forces révolutionCombate 21 mal 1989

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