Mazowiecki. Demandant à celui-ci d'accélérer les réformes, et
Solidarité n'a pas caché son angoisse de voir se développer une
POLOGNE
Entre démocratisation et austérité
"SI LES HAUSSES DE PRIX se poursuivent, il est très vraisemblable que nous n'arriverons pas à calmer les esprits des travailleurs, " déclarait Lech Walesa, à l'annonce des premières mesures prises par le gouvernement de Tadeusz aux travailleurs, de "retrousser leurs manches", le leader de situation de "guerre civile," provoquée par des mesures rapide amélioration de leur situation.
Cyril SMUGA
E GOUVERNEMENT de large coalition, formé le 12 septembre dernier, dirigé par Tadeusz Mazowiecki, rédacteur en chef de l'hebdomadaire de Solidarité, avec une majorité de ministres issus de la mouvance de Solidarité (1), a suscité un immense espoir auprès de la très grande majorité de la population polonaise. || symbolise la crise du pouvoir d'origine stalinienne unanimement haï, et matérialise aux yeux des masses l'échec des tentatives de normalisation entreprises par le général Jaruzelski, sous couvert de l'état de guerre (2). En ce sens, il renforce la confiance des travailleurs en leurs propres forces, ce qui ne manquera pas d'avoir des effets sur le taux de syndicalisation au sein de Solidarité, et sur les progrès d'auto-organisation populaire.
Timide démocratisation
Une série de mesures de démocratisation, annoncées par Mazowiecki, découle de cette situation. Il s'agit, en particulier, de rendre le Code pénal et la procédure judiciaire compatibles avec le
Pacte international des droits civiques et politiques ; de réformer les tribunaux ; de régulariser la loi sur les rassemblements ; de supprimer l'autorisation administrative pour la publication de la presse ; de créer les fondements légaux permettant la constitution de partis politiques ; et de tenir plus rapidement que prévu les élections locales et régionales.
Il est également question de soumettre l'activité de la milice au contrôle juridique et social, et d'humaniser le service militaire. En l'absence de précisions, il est difficile de dire à quel point ces mesures correspondront aux aspirations démocratiques exprimées par Solidarité. Une chose est sûre : la censure préventive sera limitée, mais non supprimée. Le rôle et les effectifs de la police politique (SB) devront également changer, sans qu'il soit question de sa liquidation. Il semble donc que, même sur le terrain démocratique, Mazowiecki n'envisage pas d'aller très au-delà des accords de la table ronde (3), à moins d'y être forcé par la mobilisation des masses.
La manière dont ce gouvernement fut constitué, sa composition - laissant notamment sous le contrôle du Parti ouvrier unifié polonais (POUP) les principaux leviers du pouvoir (armée, police, transport et PTT, banque nationale) -et enfin, son programme annoncé à la Diète, sont en contradiction flagrante avec les aspirations populaires exprimées lors des élections du 4 juin (4), comme avec le programme du syndicat élaboré lors de son premier (et unique) congrès. Il s'agit là d'une tentative menée par la seule institution dotée d'une légitimité populaire (la direction bureaucratisée de Solidarité) de freiner l'intense mobilisation populaire marquée notamment, par une vague généralisée de grèves en juin, juillet, et août dernier.
La tâche assignée par le général-président Wojciech Jaruzelski au nouveau gouvernement, et acceptée par celui-ci, est de poursuivre la politique de soumission de l'économie polonaise aux exigences des institutions financières capitalistes, et en premier lieu du Fonds monétaire international (FMI).
Présentant son gouvernement devant la Diète, qui l'a investi par 402 voix pour et 13 abstentions, Mazowiecki a
Des télégrammes de félicitations, des vœux... mans pas de mandat
N. Stor 4
formulé le credo de sa politique, en particulier dans le domaine économique et social. Force est de constater que les différences avec la pratique de son prédécesseur Mieczyslaw Rakowski sont minimes. Il y est question de "la suppression du contrôle administratif des prix en dehors des cas absolument exceptionnels", de "l'accroissement de la discipline dans le payement des impôts" par les entreprises, et de "la continuation de la baisse des subventions" pour celles-ci, ainsi que de la "limitation des investissements financés par le budget central" et de la "limitation des facilités de crédit". De plus, "nous serons obligés d'appliquer strictement l'impôt-sanction à l'encontre des entreprises qui versent des revenus contraires aux règlements" (5).
L'impôt-sanction
Il s'agit d'un impôt introduit sous le couvert de l'état de guerre, frappant très lourdement les entreprises pour lesquelles l'augmentation de la masse salariale dépasse une norme, qui est fixée arbitrairement. Cet impôt a réduit à la quasi-faillite toutes les entreprises dont le niveau moyen des salaires, en 1982, était inférieur à celui des entreprises environnantes, provoquant une fuite massive des ouvriers des premières vers les secondes. Sa particularité tient, par ailleurs, au fait qu'il ne concerne que l'industrie étatisée, ce qui permet aux sociétés privées de jouir d'une situation très privilégiée devant l'impôt. Aussi bien So-
1) Sur 23 ministres, douze sont proches du groupe parlementaire civique (OKP - émanation parlementaire de la direction de Solidarité), quatre sont membres du Parti paysan unifié (ZSL - formé à l'issue de la guerre par des cadres staliniens pour contrôler la paysannerie), trois du Parti démocrate (SD - formé à l'issue de la guerre par des cadres staliniens pour contrôler la petite bourgeoisie urbaine), quatre du POUP, auxquels s'ajoute le dirigeant de la Banque nationale. membre du POUP, qui siège de droit au Conseil des ministres.
2) Voir Inprecor numéro 292 du 4 au 17 septembre 1989.
3) Sur la table ronde, on peut se reporter aux articles parus dans Inprecor numéro 283 du 6 mars 1989 et numéro 287 du 1ér mai 1989.
4) Voir dans Inprecor numéro 290 du 12 juin 1989.
5) Cette citation et les suivantes sont tirées du quotidien du gouvernement polonais, Rzeczpospolita, du 13 septembre 1989.
lidarité, encore récemment, que la quasitotalité des conseils d'autogestion ont lutté contre cet impôt inique, également par la majorité mistes polonais. Son maintien annoncé prend ainsi la valeur d'un symbole de
L'ensemble de ces mesures ne pourra que conduire au dépôt de bilan de nombreuses entreprises et cela, indépendamment de leurs potentialités de redressement. Mazowiecki en est conscient, et annonce "la faillite de certaines entreprises et le chômage qui en découlera". II va même plus loin : "Cela peut conduire à une baisse passagère de la production et en conséquence, à une nouvelle baisse du niveau de vie de la société". Quant aux mesures de protection sociale, il prend à contre-pied l'image idyllique de la vie des chômeurs, que certains idéologues de la direction de Solidarité avaient contribué à créer : "Nous introduirons également les différents éléments de protection sociale dont une allocation pour ceux qui perdraient leur emploi. Il faut être cependant conscient que tout cela est lié aux dépenses budgétaires et ne doit donc pas dépasser les limites fixées par le but fondamental de la lutte contre l'inflation. Cette aide sera donc limi-
Passage à l'économie de marche
En ce qui concerne les changements structurels de l'économie, le nouveau Premier ministre annonce que "le gouvernement prendra les mesures initiant le passage à une économie de marché moderne éprouvée par les pays développés. (...) Le principe fondamental en sera la vente publique et ouverte, accessible à tous les citoyens et aux institutions intéressées dans l'effical'achat des actions par les travailleurs des entreprises. Il y aura place également pour toute sorte d'autres formes de propriété efficaces du point de vue économique. (...) Il faudra établir les fondements légaux d'une bourse de valeurs (...) Il faut également lever les obstacles à la création de nouvelles banques privées". La politique des revenus sera soumise à ce choix : le nouvel impôt sur le revenu individuel sera progressif mais "l'échelle de sa progression ne sera pas en contradiction avec le but principal qui est de réveiller l'immense potentiel de l'initiative humaine et d'esprit d'entreprise qui dorment dans notre société."
La paysannerie, qui s'était massivement mobilisée au cours des mois précécontre la politique de bas prix d'achat et de hauts prix de vente des produits agricoles ne sera pas épargnée. Mazowiecki souligne "la nécessité de développer à la campagne, des secteurs productifs non agricoles, de manière à créer des conditions d'emploi et des conditions de vie décentes pour les percritiqué sonnes travaillant, jusqu'à maintenant, des écono- sur des exploitations trop petites du point de vue économique". Bagatelle, lorsqu'on sait qu'il s'agit de plus du tiers de la paysannerie polonaise !
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Mazowiecki, comme seurs, gère, dont il fixe le cadre : "Nous ne demandons pas une aide désintéressée, mais un engagement des investisseprofitables pour tous". II souligne également : "Nous sommes conscients que l'obtention d'une telle aide est conditionnée par la réalisation de l'implacable programme présenté" dans son exposé à la Diète, dévoilant ainsi les auteurs de ce programme : le FMI, le département d'Etat américain, le sommet des 7, etc.
geants de Solidarité et des nouveaux ministres, on entend tel un refrain qu'il est impossible de réaliser les reformes sans l'assentiment
Mazowiecki lence sur la manière de vérifier si le programme qu'il propose pourrait obtenir un tel assentiment. S'appuyant sur l'indéniable espoir que son gouvernement a soulevé et sur la sympathie dont il jouit parmi les travailleurs, il préfère souligner que "les conditions existent aujourd'hui, permettant de dépasser l'opposition traditionnelle entre le bien de la nation et l'intérêt de l'Etat". Ce à quoi fait immédiatement écho Lech Walesa déclarant :
1.
3.
Pour mener à bien ce programme, ces prédécesespère l'octroi de l'aide étranments, de capitaux et de technologie,
Si dans les déclarations des diritembre 1989.
"Pour la première fois, depuis un demi siècle, la Pologne a un gouvernement qui peut être considéré par des millions de gens, comme étant le leur" (6).
Mais cette rhétorique ne peut masquer les innombrables embüches sur la voie de la mise en pratique de ce programme. En ce qui concerne les réformes démocratiques, le nouveau gouvernement devra tenir compte de la résistance de l'appareil d'Etat, qu'il ne compte pas renouveler. votre Premier ministr otre apparen Cette situation est fort bien réPolityka (l'hebdomadaire de l'aile libérale du POUP) en ces termes étalés en gras à la une : "Votre Premier ministre, notre appareil". L'auteur de l'article y dévoile, d'ailleurs, que c'est au milieu des années 80 que la nomenklatura — c'est-à-dire la liste des postes de responsabilités réservés aux gens sûrs — a atteint son apogée. Elle contenait, alors, 270 000 postes dont le pourvoi était soumis à l'approbation du POUP ou des trois partis de la coalition POUP/ ZSL/SD, mais, en pratique, à la caste des officiers ! Ce n'est que lorsque cet appareil fut totalement repris en main, après la crise de 1980-1981, que la liste fut réduite de quatre-cinquièmes (7), en automne 1988. Ce que Polityka ne dit pas, c'est qu'entre-temps, d'autres mécanismes de contrôle et de protection de l'appareil en place, non directement liés à la superstructure partisane du POUP en débandade, | furent mis en place. La constitution récente d'un véritable gouvernement-bis, auprès du président Jaruzelski, doit, entre autre, permettre de maintenir ce
Dans le domaine de l'économie, la situation est désastreuse. "Pour la première fois, depuis 1982, on observe une rapide baisse de la production. (...) En août, les prix ont augmenté de 50% et pour septembre, les économistes prévoient 40% de hausse. Si cela devait durer en une année nous aurions plus de 4 000% d'inflation, ce qui signifie que le petit pain coûterait non pas 40 mais 1 600 zlotys" (8). Au moment où Tadeusz Mazowiecki prononçait ces mots devant la Diète, non seulement le petitpain coûtait déjà plus de 100 zlotys (et non 40), mais les estimations de l'inflation, pour septembre, étaient déjà dépassées. Les prix, libérés le 1er août par gouvernement démissionnaire de Mieczyslaw Rakowski, loin d'effectuer un saut et de se stabiliser au niveau d'équilibre entre l'offre et la demande solvable, comme le prétendaient les ex-
6) Déclaration publiée dans Rzeczpospolita du 13 sep-
7) Polityka numéro 35 du 2 septembre 1989.
8) Mazowiecki devant la Diète, op. cit.
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les experts économiques tant du POUP que de Solidarité, ont poursuivi leur course effrénée vers le haut. Les devises occidentales, dont les cours surévalués du marché libre étaient, jusque-là, liés à l'existence de magasins bien achalandés, vendant les marchandises en équivalent-dollar, sont devenues des monnaies refuges. Leur cours a grimpé jusqu'à 14 000 zlotys pour un dollar et, d'après Mazowiecki, si rien ne change, il pourrait atteindre 44 0000 zlotys d'ici un an. Mais - symbole du dérèglement économique du pays — même le cours du dollar est loin d'être stable à la hausse. Il suffit de la livraison de quelques marchandises déficitaires (ou thésaurisables) pour que son cours s'effondre du jour au lendemain. Ainsi, le 11 septembre, le dollar a chuté à 9 000 zlotys, à la suite de l'émission par une société anonyme, de plusieurs milliers d'actions libellés en zlotys : la Banque nationale n'était pas capable de fournir
Crise des ciseaux
L'inflation contribue également à distendre les relations marchandes entre la ville et la campagne. En un an, le prix des porcelets a été multiplié par vingt, ce qui renverse tous les calculs des paysans éleveurs. Un journaliste polonais cite les propos d'un paysan : "J'ai vendu, il y a deux jours, un porc de 120 kilos pour 200 000 zlotys, et je voulais racheter deux porcelets. Il apparait qu'ils me coûteraient 150 000 zlotys, mais alors je n'aurais plus d'argent pour le fourrage qui me permettrait de les élever". Résultat immédiat : l'élevage baisse dangereusement et le déficit de la viande de porc sera encore plus grave en hiver. "Le paysan manque de capital circulant. L'inflation mange tout." (9) En ce qui concerne le reste de la production agricole, on annonce déjà des phénomènes de stockage chez les paysans. Ces derniers vendent leur production au compte-goutte, ou encore, s'empressent de placer leur revenu en dollars, seul moyen de préserver leur revenus.
Les grèves ont repris de plus belle. Il ne s'agit pas, en ce moment, de mouvements d'ampleur, ni de grèves spectaculaires touchant des grandes entreprises. Pour ces dernières, les augmentations arrachées en juillet et août n'ont pas encore été annulées par l'inflation (mais c'est une question de semaines). Par ailleurs, l'espoir que le nouveau gouvernement use de son pouvoir avant des prix est général (10).
Dans ces conditions, la mise en pratique des mesures annoncées par Mazowiecki devrait se heurter à la résistance des travailleurs. Les dirigeants de Solidarité en sont conscients, et rejettent maintenant l'idée d'un "moratoire des grèves" (dont Lech Walesa avait lancé l'idée fin août, avant d'être désavoué par plusieurs dirigeants régionaux de son équipe) et se limitent à souhaiter, comme Lech Walesa, que le nouveau gouvernement "transforme efficacement notre pays, qu'il gagne le soutien social indispensable pour son action, et qu'il se révèle être un gouvernement à la mesure de nos aspirations communes et de la brèche qui s'ouvre devant la logne". Ceci, après avoir déclaré qu'il "entreprendra toutes les actions possibles pour faciliter au gouvernement l'accomplissement de sa difficile tâche", soulignant pourtant que le syndicat qu'il dirige "se préoccupe des conditions de vie aujourd'hui et demain" (11).
Cela ne signifie nullement que la direction de Solidarité soit prête à s'opposer, ne serait-ce que partiellement, aux mesures annoncés par Tadeusz Mazowiecki. Ce programme est le sien depuis 1985, et sur ce point, elle a rompue tout à fait consciemment avec le programme adopté lors du premier congrès de Solidarité, en août 1981. Cependant, elle sera sensible à la pression de sa base, en particulier, à l'approche du nouveau congrès qui devrait se tenir au début de l'année prochaine. Car, à la différence de l'équipe du général Jaruzelski et de ses appendices syndicaux (l'OPZZ), la direction Walesa de Solidarité tient sa force de l'organisation des travailleurs. Elle peut freiner une mobilisation, ou l'orienter vers des impasses, mais elle ne peut la briser sans scier la branche sur laquelle elle est assise.
Mobilisations ouvrières à l'horizon
Face au blocage de facto des salaires, et à la vie chère, des mobilisations ouvrières risquent se produire dans les prochains mois, au risque de provoquer des divergences et des fractures au sein de Solidarité. Au cours des dernières années, l'évolution politique de sa direction était celle d'un appareil largement autonome vis-à-vis de sa base réduite au silence par la répression étatique. Le processus de bureaucratisation a ainsi pu s'étendre, sans provoquer une crise d'ampleur. Mais la reconstruction d'un syndicat légal modifie
La crise apparue au sein du groupe de dirigeants historiques du syndicat, il y a un an, avec la création du Groupe de travail des membres de la Commission nationale, qui s'est frontalement opposé à l'équipe de direction autour de Lech Walesa, avait eu un écho limité dans le pays, car il s'agissait largement d'une bataille de généraux sans troupes. Aujourd'hui, elle risque de rebondir, tout en changeant de forme, face à la menace que les projets de Tadeusz Mazowiecki représentent pour la dignité et le niveau de vie des travailleurs.
26 septembre 1989
9) Jozef Kusmierek, dans Gazeta Wyborcza numéro 92 du 14 septembre 1989.
10) voir à ce sujet l'entretien avec les dirigeants de Solidarité de l'entreprise POLAR de Wroclaw, page 20.
11) Rzeczpospolita du 13 septembre 1989
Symptômes de crise dans l'appareil répressif
En 1980-1981, les fonctionnelres de la milice civique (police polonaise) ne sont pas parvenus, malgré des tentatives en mal-ula 1981, a constituer un syndicat Indépendant et ceux qui ont essayé de le falre ont été très rapidement licenciés, sans que Solidarite ne reagisse. Cette fols-el, lis sont décidés à ne pas lalsser passer la chance de la
A Plekary Slaskie (Haute Silesle), le 7 septembre dernier, dans une lettre ouverte au nouveau Premier ministre, 54 d'entre eux demandent de séparer la milice et le service de sécurité (SB - police politique), de supprimer le département politique et le système de la nomenkiatura dans la milica, de rendre à la milice les postes transférés depula 1975 à la 5B, de réorganiser les détachements de la police anti-émeute (ZOMO).
En proclamant qu'lis "veulent ôtre une milice d'Etat et non d'un parti" Ils annoncent qu'lis ont quitté le POUP. Enfin, Ils revendiquent :
- une totale dépolitisation du service de la milice, ce qui permettrait à des personnes de diverses opinions et reilgione de travalller dans ce métier ;
* le mise en place de la protection Juridique des fonctionnaires, et la création d'un syndicat Indépendant de la milice :
- la possibilité de réembaucher les fonctionnatres de la milice Icencies à cause de leurs opinions ;
- la possibilité d'obtenir un passeport pour tous les pays du monde.
Le 15 septembre, Gezeta, le quotidien de Solidarité, pubilalt une seconde lettre ouverte, adressée cette fola-cl au ministre de P'intérleur et Vice-premier ministre, Czeslaw Kiszczak (membre du Bureau politique du POUP), dans laquelle 70 fonctionnelres de Plekary Slaskle annoncalent que leur décision de qultter le POUP étalt Inspirée par la volonté affichée par ce dernler de "dépolitiser le ministère de ('Intérfeur*
Quelques ambigués que pulssent atre certalnes des revendications des fonctionnalres de la milice, leur exigence de pouvoir former lour propre syndicat témoigne du début d'une crise dana l'apparell répressif, crise dont les premiera symptomes étalent déjà apparus fora des élections législatives de juin, au cours desquelles les candidats de Solidarité avalent obtene un nombre non négligeable de voix dans les bureaux de vote réservés a l'armée et à la polico. Elle měriterait d'être soutenue par Solidarité.