Die Linke Débats et divisions au sein du SED
PETER Schütt, membre du Comité central du Parti communiste d'Allemagne de l'Ouest (DKP), de 1971 au début de 1989, révèle dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung, du 19 octobre dernier, qu'un profond mouvement de contestation traverse le SED depuis de longues années. Cela a commencé lors de l'exil imposé au compositeur-interprète de gauche, Wolf Biermann, en 1976
Lorsque les autorités interdirent la diffusion de la revue soviétique Spoutnik en RDA, en octobre 1988, la direction du SED a reçu 45 000 lettres et résolutions de protestation, émanant souvent de cellules de base du Parti. Une vague de protestation analogue s'est produite quand les médias du SED - et l'actuel Premier secrétaire, Krenz -approuvèrent l'écrasement des manifestants de la place Tiananmen à Pékin.
Il existe beaucoup de sympathie pour Gorbatchev à la base du SED. Les "rénovateurs" du DKP ont eu la possibilité d'exposer et de défendre leurs points de vue critiques dans les directions, tant du DKP que du SED, ainsi que devant des assemblées de membres du SED à Dresde, Rostock et Francfort-sur-l'Oder, même s'il s'agissait d'assemblées triées sur le volet.
Peter Schütt ajoute : « J'ai l'impression que les décisions les plus violentes prises actuellement au sein du SED concernent les questions de sa propre histoire, surtout l'ensemble de la problématique stalinienne et le stalinisme. Le Parti est forcément divisé sur la question de l'héritage stalinien. La déchirure traverse probablement chaque groupe [chaque cellule et section]. Elle traverse même chaque membre individuelement. » •