l'historien soviétique Victor Startsev dans les Nouvelles de Moscou (édition française)
« Beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis la révolution d'Octobre. Pendant ce temps, nos historiens se sont bien appliqués à faire de l'histoire un mythe, avec les distorsions qui s'imposaient. Selon la version définitivement établie, Trotsky était le pire ennemi de la révolution, et Staline était, aux côtés de Lénine, la deuxième figure de cette révolution. Après le XXe Congrès du Parti communiste d'Union soviétique
(PCUS), les historiens se sont remis au travail, sur d'autres bases. Ils ont dénoncé la deuxième partie du mythe et ils ont prouvé, documents à l'appui, que Staline n'avait guère joué un rôle éminent à cette époque. Mais ils se sont abstenus de toucher à la
Lénine, et se termina au moment où le Congrès se déroulait, comme le souhaitait
Trotsky. Ainsi, ce furent les événements eux-mêmes qui se chargèrent de réaliser un compromis entre leurs deux positions sur l'insurrection prolétarienne en Russie. Et ce fut Trotsky qui inaugura la fameuse réunion du Soviet de Petrograd du 25 octobre du 3 novembre 1989.
première, car le personnage de Trotsky était resté pour eux le "démon de la
Volkogonov. (...)
ouvrière et paysanne. Dans ses écrit de l'année 1929, V. Pontch-Brouevitch, bolchevique et témoin précieux, qualifie Trotsky non pas de démon mais de
« Beaucoup d'eau a coulé sous les pont »
Voici l'ouverture et la conclusion de l'article Le Démosthène de la révolution de Révolution", selon l'expression utilisée tout récemment encore par l'historien A.
« L'insurrection commença avant l'ouverture du Congrès, comme le voulait 1917 où Lénine annonça la victoire de la troisième révolution russe, la révolution "Démosthène de la révolution". Nous sommes là plus proches de la vérité. » *