TIERS MONDE Annuler la dette :
Le succès de la manifestation et du concert du 8 juillet 1989 à Paris (voir Inprecor numéro 293 du 18 septembre 1989), après les manifestations de septembre 1988 à Berlin contre l'assemblée du Fonds monétaire international (FMI), montrait la possibilité d'une campagne prolongée pour l'annulation de la dette. C'est chose faite, avec l'ensemble des initiatives qui se préparent dans une dizaine de pays, à l'occasion du Sommet des sept pays les plus riches qui se tiendra cette année à Houston (Etats-Unis). L'Appel de la Bastille, lancé par le collectif unitaire qui avait organisé la manifestation du 8 Juillet à Paris, dénonce l'aggravation du pillage et de l'appauvrissement du tiers monde, exige l'annulation totale et immédiate de la dette qui écrase les peuples, conforte les dictatures et étouffe la démocratie.
En France, le soutien s'est élargi : autour de l'écrivain Gilles Perrault, on retrouve de nombreux artistes, écrivains, intellectuels, mais aussi l'ensemble des associations anti-impérialistes et tiers-mondistes, le Parti communiste français (PCF), la Confédération générale des travailleurs (CGT) et d'autres syndicats, des parlementaires européens des Verts, les principales racistes, plusieurs élus et personnalités socialistes, la Ligue des Droits de l'homme, etc.
En Amérique latine les soutiens sont nombreux dans une dizaine de pays, notamment au Mexique (nos camarades du Parti révolutionnaire des travailleurs mais aussi Cuauhtemoc Cardenas), en Bolivie (la direction de la Centrale ouvrière bolivienne), au Brésil, en Colombie (toutes les organisations de gauche), à Haïti (la vailleurs haïtiens), en Martinique et en Guadeloupe.
En Afrique noire, des syndicalistes apportent le soutien de leurs organisations dans plus de 1990).
En bref... dix pays, ainsi que des mouvements d'opposition aux régimes en place. L'appel est signé au Maroc et en Algérie.
En Belgique, s'est créé un collectif unitaire qui rassemble de nombreuses forces, le Parti SUPP communiste, des députés socialistes, des Verts, des comités de solidarité, nos camarades du Parti ouvrier socialiste. En Grèce, le Nouveau courant de gauche (NAR), regroupement important d'ex-membres du PC et des JC (voir Inprecor numéro 305 du 23 mars 1990), et l'OKDE. En Italie, Democrazia Proletaria s'est adressée aux autres forces de la gauche. En Espagne, l'appel commence à circuler. En Allemagne de l'Est comme de l'Ouest, les soutiens sont nombreux.
A Houston même, pendant la réunion du Groupe des sept, se tiendra un contre-sommet de renon-gouvernementaux des peuples des pays les plus pauvres et d'Amérique centrale, organisé par la Ligue internationale pour le droit et la libération des peuples. Des manifestations sont d'ores et déjà prévues au sans doute au Brésil, mais aussi au Sénégal avec Ang Deuf et nos camarades de l'OST, on en discute aussi en Algérie, en Grèce, en Italie, en Espagne. En France et en Belgique, les collectifs prévoient des rassemblements dans leur gauche berlinoise, à l'Est et à l'Ouest, discutent de la préparation d'une manifestation et d'un concert international vers le 23
Daniel Ortega a trouvé une formule qui symbolise bien cette campagne : « Il y a un autre mur à abattre, celui de la dette du tiers monde. » Les récents soulèvements populaires au Gabon, au Niger, en Côte d'Ivoire, au Sénégal, etc., en montrent l'urgence voir Inprecor numéro 304 du 9 mars