DEPUIS LE MILIEU des années 70, la Hongrie subit une crise économique qui ne cesse de s'aggraver, avec une dette extérieure très élevée. Durant les années 80, la crise croissante a sapé la légitimité
— déjà fragile — que le système post-stalinien avait gagné dans les années 60 et 70 grâce à l'augmentation du niveau de vie des masses.
De ce fait, la très petite opposition interne a assis sa position.
A travers des publications illégales et les manifestations traditionnelles du 15 mars (1), l'Opposition démocratique, qui regroupait des libéraux et des intellectuels liés à la révolution de 1956 (la plupart de gauche ou explicitement marxistes) est devenue de plus en plus populaire à Budapest. En sep tembre 1987, peu de temps après que le Premier ministre Karoly
Grosz évoque pour la première fois publiquement les énormes problèmes économiques du pays, un autre groupe d'intellectuels très influencés par le nationalisme a fondé le Forum démocratique hongrois (MDF). Le MDF a bénéficié de la protection d'Imre Pozgay, dirigeant communiste réformateur qui essayait de mettre en pratique la glasnost de Gorbatchev et qui a joué le rôle d'un nouvel Imre Nagy en engageant le pays sur la voie de la démocratie pluraliste (2). En mars 1988, un autre groupe est apparu : une vingtaine d'étudiants en droit et en économie ont fondé la Fédération des jeunes démocrates (FIDESZ), qui s'est ouvertement présentée comme une organisation politique dont le but était de créer une nouvelle
Hongrie démocratique.
En mai 1988, le Parti socialiste ouvrier hongrois (PSOH — Parti communiste) est arrivé à la conclusion qu'il fallait remplacer la vieille paralysée. Le Congrès du parti a accepté l'introduction du concept d'"'économie socialiste de marché" (les mécanismes du marché dans tous les domaines, mais avec un secteur d'Etat dominant) et du "pluralisme socialiste" (création d'une coordination large des organisations sociales en pleine expansion, mais sans apparition d'un autre parti politique que le PSOH).
Mais les amis occidentaux de la Hongrie
HONGRIE
Le 2 mai, le nouveau parlement de Hongrie se réunira pour la première fois. Presque la moitié
Forum démocratique hongrois (MDF), au second tour des élections législatives, le 8 avril dernier. Laszlo Anders, membre du groupe hongrois Gauche
Laszlo ANDERS RÉPUBLiQUE POPULAiRE DE
HONGRiE
PANCHO ont proposé des avancées plus radicales vers une démocratie avec multipartisme à l'occidentale et vers une économie de marché totale. En novembre 1988, le secrétaire général du PSOH, Grosz, refusait la légalisation des partis politiques mais, en février 1989, la direction du PSOH comprenait qu'elle était obligée d'accepter le pluralisme. En mars 1989, avec l'aide de l'ambassadeur des Etats-Unis,
Mark Palmer, les nouveaux partis formaient la table ronde de l'opposition direction (TRO) qui, en mai, commençait à négocier avec le PSOH. Heureusement, personne n'a demandé aux membres de cette table ronde qui ils représentaient.
confusion ambiante, les prétendues organisations sociales (syndicats, Conseil des femmes, organisation des jeunes, etc.)
participaient à la table ronde nationale
(TRN), regroupant la table ronde de l'opposition (TRO) et le pouvoir comme troides sièges sera occupée par des représentants du parti dit de centre-droit, créé il y a deux ans et demi, qui a remporté une victoire d'une ampleur inattendue alternative, donne son opinion sur ces élections.
C'EST
ENCORE
TROP?
mination autrichienne.
A cette même époque, à cause de la sième force. Les membres de la
TRO tirèrent profit des funérailles d'Imre Nagy en juin 1989, avant de recevoir une visite d'encouragement de George Bush, en juillet. En septembre, les membres de la TRN signèrent un accord prévoyant une
'"transition pacifique" et qui établissait la fin du rôle dirigeant du parti et l'élection démocratique d'un parlement. Le 23 octobre, à l'occasion de l'anniversaire des manifestations de 1956, la Hongrie a été déclarée république. La majorité de la
TRN accepta l'élection du leader du Parti socialiste ouvrier (nouveau nom du PSOH), Pozgay, comme président. Mais un groupe dirigé par l'Alliance des démocrates libres (SDS) recueillit 200 000 signatures et empêcha la tenue de l'élection.
Premières élections
Un référendum national décida alors de repousser l'élection présidentielle après les élections législatives, fixées au 25 mars 1990 (voir
Inprecor n° 299 du 11 décembre
1989).
Le système électoral mis sur pied a mélangé de façon peu satisfaisante deux modes de scrutin
(listes départementales et listes nationales), résultat d'un compromis politique. Le scrutin départemental favorise les petits partis, tandis que l'autre avantage les grandes formations. La majorité de la population a eu beaucoup de mal à comprendre ce système compliqué.
électorales des différents partis se sont rapidement rendu compte que les média étaient la clef du succès, et une lutte acharnée pour le temps d'antenne à la télévision et à la radio s'en est suivie. En
1) Date anniversaire du soulèvement de 1848 contre la do-
2) Le 23 octobre 1956, après une vague de mobilisations en soutien aux grévistes de Poznan, en Pologne, Imre Nagy devint chef du gouvernement hongrois. Lorsque l'Union soviétique envoya ses troupes en Hongrie, Nagy proclama la neutralité du pays pour protester et créa, avec des dirigeants de l'insurrection, un nouveau parti communiste, le Parti socialiste ouvrier hongrois (PSOH). Après l'écrasement de l'insurrection par l'Armée soviétique, Imre Nagy a été pendu le 16 juillet 1958 à la suite d'un procès secret, sous le régime de Janos Kadar.
Voir Inprecorn° 294 du 2 octobre 1989.
janvier et février, plus de cinquante partis ont présenté deux spots de cinq minutes aux heures de forte écoute à la télévision et à la radio. Le matraquage est devenu insupportable et beaucoup de gens se sont désintéressés des élections à cause de la multiplication des petits partis peu crédibles, mais aussi à cause de l'ensemble du processus électoral.
La campagne a été agressive et les arguments utilisés parfois malhonnêtes. Elle s'est déroulée dans une atmosphère d'anticommunisme violent. Le socialisme a été identifié aux régimes de Ceausescu et d'Honecker et à la police secrète, et présenté comme une impasse historique, une tragique erreur.
Sus aux communistes
Dès août 1989, Zsolt Nemeth, militant de la FIDESZ diplômé d'Oxford, déclarait devant la foule lors d'un meeting électoral à Zalaegerszeg qu'il fallait « écraser les communistes ». Le slogan de la FIDESZ était, à l'époque : « Ecoutez votre cœur, votez pour nous ! » Mais, quelques semaines avant les élections, ce parti désireux de démanteler le système, et espérant obtenir une victoire importante, transforma son mot d'ordre en : « Ecoutez votre cerveau, écrasez-les ! »
Mais, il devenait de plus en plus difficile d'identifier "les communistes". Fin octobre 1989, le Parti communiste a éclaté en deux organisations différentes, le PSH et le PSOH maintenu, et l'on trouve aussi d'anciens membres du PC dans presque tous les autres partis. Un autre dirigeant de la FIDESZ, Viktor Orban, a continué les attaques en prétendant que quatre partis communistes staliniens se présentaient aux élections : le PSOH, le PSH, la Coalition patriotique pour les élections (CPE) — qui est, en réalité, une alliance de différentes organisations sociales indépendantes des partis — et l'Union agraire, qui regroupe des représentants des coopératives agricoles qui veulent défendre leurs prospères affaires.
En janvier dernier, la bataille a fait rage à propos des journaux télévisés. La nouvelle direction de la télévision a mis à la porte l'équipe rédactionnelle, proche des libéraux pour la remplacer par des sympathisants du PSH. Les partis, surtout les nationalistes, donnèrent aux gens le sentiment d'être au XIXe siècle. Ils annoncèrent, par exemple, que les douze points revendiqués par les Hongrois lors de la révolution de 1848 — retrait des troupes étrangères, rattachement de la Transylvanie à la Hongrie, liberté de la presse, etc. — n'avaient pas été obtenus et que, par conséquent, la nation était aujourd'hui confrontée aux mêmes problèmes qu'il y a 142 ans démocratisation, indépendance nationale, et transition vers une société bourgeoise - sans tenir compte de la structure économique et sociale mondiale complètement différente. L'Union soviétique était assimilée dans leur discours à l'Empire des Habsbourg, Janos Kadar (dirigeant communiste de la Hongrie de 1956 à 1988) était comparé à l'homme qui réprima la révolution de 1848, le général Haynau, et les Jeunes démocrates avec les "Jeunes de mars" de 1848 (jeunes étudiants et écrivains révolutionnaires).
Pourtant, les gens ne se'sont pas détournés de la situation économique qui continuait à se dégrader ; cette crise est devenue la principale accusation contre les partis de gauche. A la fin de l'an dernier, le gouvernement Nemeth a perdu le fil de sa propre identité et de ses objectifs. De plus, les décisions économiques aux conséquences désastreuses prises par Nemeth — son application des programmes du Fonds monétaire international (FMI) a provoqué une inflation rapide — et les scandales politiques ont porté atteinte à
Les développements politiques dans les autres pays d'Europe de l'Est ont renforcé la vague droitière. Hormis le PSOH et l'Union agraire, tous les partis, y compris le PSH, sont aujourd'hui dominés par leur propre aile droite. La Hongrie est arrivée aux élections sans qu'un mouvement ouvrier significatif ne se manifeste. La gauche, relativement importante mais très faible politiquement, ne se faisait aucune illusion quant à ses perspectives électorales.
Les résultats du premier tour ont confirmé les sondages. Le MDF a obtenu presque 25 % des voix, le SDS plus de 20%, le Parti des petits propriétaires un peu plus de 18 %, et la FIDESZ et le Parti chrétien-démocrate un peu moins de 18 %. La barre des 4 % (minimum requis par la loi pour qu'un parti siège au parlement) a surtout défavorisé le PSOH, la Coalition patriotique pour les élections (CPE) et le Parti social-démocrate hongrois. Ce dernier a été sévèrement battu, malgré un appui massif des partis sociaux-démocrates occidentaux. Le vote direct pour des candidats au premier tour a montré qu'aucun parti ne jouissait d'une confiance absolue. Seulement cinq candidats ont eu plus de 50 % des suffrages, dont le Premier ministre Miklos Nemeth, qui se présentait comme indépendant.
HONGRIE Ces élections ont confirmé également ce qui était prévisible : seule une petite minorité de gens était prête à voter pour des candidats se réclamant de la gauche. La propagande des partis de droite a surtout suggéré que ses hommes étaient les héritiers directs des révolutionnaires de 1848. S'ils gagnaient les élections, promettaient ces politiciens, la Hongrie atteindrait le niveau économique de l'Autriche en sept ans. Les Hongrois n'ont pas voté pour un programme mais contre le passé, contre ce qu'ils croyaient être le communisme et le socialisme.
Cependant, le second tour a tranché les choses par la victoire du Forum démocratique hongrois (MDF). A cette occasion, les électeurs devaient choisir entre le MDF et l'Alliance des démocrates libres (SDS), même si leurs préférences allaient ailleurs. Voilà pourquoi beaucoup de gens sont restés chez eux le 8 avril et que le taux de participation n'a été que de 50%, contre 65% au premier tour. Mais, une fois encore, les gens ont voté "contre" quelque chose et la majorité a choisi le MDF.
Refus des extrêmes
Pourquoi un tel choix ? Les Hongrois n'ont pas rejeté le SDS parce qu'il n'aurait pas suffisamment mis l'accent sur la question nationale ou qu'il n'aurait pas rejeté le programme du FMI, mais parce qu'ils étaient las du radicalisme et des vociférations et que le MDF semblait plus modéré, malgré la présence de certains éléments antisémites et jusqu'auboutistes dans ses rangs. En fait, les candidats les plus virulents des différents partis Lors de sa première session, le parlement demandera à Jozsef Antall, président du MDF, de former un gouvernement de coalition sur une base proportionnelle. Antall, un historien de 58 ans, est le fils d'un dirigeant du Parti des petits propriétaires. A cause de son rôle actif lors de l'insurrection de 1956, il a dû quitter l'enseignement et a travaillé dans une bibliothèque universitaire, dont il est devenu directeur voici quelques années. Il participe aux activités du MDF depuis sa création. Ils est moins connu que les écrivains et les autres personnalités du parti et personne ne s'attendait à son élection à la
3) En janvier dernier, le SDS et la FIDESZ présentèrent à la presse les résultats d'une enquête qu'ils avaient effectuée sur les activités illégales des services de sécurité où il était démontré que ceux-ci avaient posé des écoutes chez les principaux opposants et suivaient tous leurs faits et gestes. A la suite de cette affaire qui causa un grand émoi, Jozsef Horvath, le chef de la sécurité d'Etat dut présenter sa démission.
HONGRIE présidence. Mais l'autre dirigeant du MDF, Zoltan Biro, était trop lié à l'ex-président Pozsgay et, comme les socialistes et les communistes étaient de plus en plus isolés, l'ascension d'Antall fut rapide.
L'été dernier, le MDF était beaucoup plus populaire que le reste de l'opposition et l'on s'attendait à ce qu'il remporte la majorité absolue aux élections. Il a joué le rôle d'un parti "fourre-tout", comme celui des Petits propriétaires en 1945 (4). Cependant, ses rapports ambigus avec les anciens communistes ont provoqué une baisse notable de sa popularité à la fin de l'année 1989. Cependant, aucun autre parti n'a pu gagner une même assise et le MDF a rétabli sa popularité. toujours critiqué le programme de gouvernement de Nemeth, qui a provoqué à la fois inflation et chômage. Le programme du SDS est quasiment le même que celui du PSH, c'est aussi une version locale du programme de stabilisation du FMI. En fait, cette polarisation trouve son origine dans les structures corporatistes héritées de la période Kadar, lorsque la lutte entre l'appareil financier et monétaire et celui de la planification exprimait la tension entre plan et marché. Les experts du MDF viennent pour la plupart de l'appareil de la planification, tandis que les équipes du PSH et du SDS sont issues du milieu des anciennes autorités financières et monétaires.
Outre la critique des dégâts économiques - privatisations sauvages et inflation galopante —, le MDF a également organisé des "marchés MDF" pour détruire le monopole de la "mafia des légumes" : les légumes y coûtaient moins cher qu'ailleurs. Ce projet a fait augmenter de manière significative la popularité du MDF, tout comme ses dons réguliers de nourriture, de livres et de médicaments aux Hongrois de Transylvanie, en Roumanie.
Selon Antall, le succès de son parti s'explique par le fait qu'il représente la synthèse des idées chrétiennes, nationales, démocratiques et sociales. Au sein du MDF, dit-il, ces valeurs se renforceraient mutuellement au lieu de s'annuler. Il utilise également le terme d'unité d'intérêts", issu du programme du dirigeant nationaliste et réformateur Lajos Kossuth dans les années 1840 (5). Actuellement, cette "unité d'intérêts" doit être comprise comme le regroupement des producteurs privés — des entrepreneurs qui ont besoin du marché et de l'expansion de la consommation intérieure, ce qui implique des salaires élevés et une baisse de l'inflation. Ce projet peut sembler très séduisant, mais Antall lui-même ne semble pas très sûr de son succès. Interrogé sur la possibilité d'une coalition avec le SDS, il a rejeté cette idée avec l'argument suivant: en cas de désastre économique, il est préférable qu'un seul des grands partis soit emporté par la tempête. Il ne pourrait plus clairement reconnaître qu'il y a de grandes chances pour que le programme économique du MDF échoue. Antall promet un niveau vie équivalent, dans dix ans, à celui de Europe occidentale et l'entrée dans la Communauté économique européenne (CEE) dans cinq ans. Mais de tels projets nécessitent une croissance économique substantielle, qui
Best impossible à cause du déficit de la balance commerciale, de la politique du FMI et des pressions économiques qu'exercera sans doute L'URSS. Autant de problèmes qui peuvent saper très rapidement le pouvoir et la popularité du gouvernement du MDF.
Pendant la campagne électorale, le MDF se présentait comme la "force tranquille" ; mais, pour l'instant, il n'est ni assez tranquille ni assez puissant pour gouverner tout seul. Ses alliés naturels sont les chrétiens-démocrates et le Parti des petits propriétaires. Les premiers veulent renforcer les valeurs chrétiennes au sein de la nation, ce qui est bien moins explosif que la revendication de "réforme agraire" des seconds. Cette réforme vise à la restauration de la structure de propriété de la terre d'avant 1947 ; ce plan, s'il est appliqué, supposerait l'effondrement de l'agriculture hongroise et de l'approvisionnement alimentaire.
Antall doit maintenant réaliser les promesses de sa campagne et ce n'est pas si simple. Après sa victoire, il a annoncé que son programme de parti n'était pas le même que celui de gouvernement, car ce dernier est une coalition. Lors d'un débat télévisé en février, il a insisté sur le fait que ce qui se préparait n'était pas un changement de gouvernement mais une transformation du système, exigeant de très importants bouleversements dans les ministères et dans d'autres organismes. Mais aujourd'hui, il fait de son mieux pour calmer les bureaucrates gouvernementaux, qui exigent à cor et à cri des cadres diplômés et expérimentés.
Le 2 mai, le parlement élira son président, probablement issu du MDF, qui sera également président provisoire de la République et demandera à Antall de former un gouvernement. Dans un deuxième temps, le parlement élira le président de la République pour la législature, qui ne sera pas forcément membre du MDF. Ce parti ne détiendra pas non plus tous les postes clés du gouvernement.
Eelatement du PSH ? Dans un futur proche, le Parti socialiste hongrois (PSH) devrait connaître une crise ouverte, qui devrait aboutir à une nouvelle division de la gauche. Ce parti ne peut pas rester uni, étant donné l'antagonisme extrême qui existe entre ses ailes droite et gauche. La gauche du PSH explique l'échec électoral du parti par l'absence de liens réels avec les travailleurs et propose une unification des for-ces progressistes de gauche du PSH, du PSOH et du Parti social-démocrate indépendant. Pour la droite du PSH, l'échec est dû à la persistance de trop nombreux vestiges staliniens ; elle veut donc se débarrasser de l'aile gauche en préparation d'une fu-
Durant ses derniers mois, la population hongroise s'est beaucoup plus intéressée au spectacle politique qu'aux changements réels de ses conditions de vie et à ses perspectives matérielles. Cependant, dans la situation économique actuelle, la reprise économique rapide comme le simple maintien du niveau de vie dépendent du monde extérieur et de la diplomatie économique. Le mécontentement croissant des travailleurs se manifeste à peine pour l'instant et n'a pas encore trouvé de forme politique. Les questions qui se posent donc maintenant en Hongrie sont : comment le gouvernement du MDF se comportera-t-il vis-à-vis de la classe ouvrière et qui financera la Hongrie du
Budapest, 20 avril 1990
4) Le Parti des petits propriétaires remporta les élections de novembre 1945 (les communistes n'eurent que 17 % des voix). Il fut écarté du pouvoir en 1946, après une défaite électorale. A partir de 1949, le Parti communiste prit la direction du Front populaire patriotique qui regroupait également le Parti des petits propriétaires et le Parti national paysan ; ce front fut la seule liste en présence lors des élections de 1949.
5) En mars 1848, Lajos Kossuth dirigea le mouvement nationaliste et réformateur qui aboutit à un soulèvement dans la capitale contre les charges féodales et pour l'égalité fiscale Après avoir reconnu le "royaume unitaire et parlementaire" de Hongrie en avril, l'Autriche l'attaqua en automne 1848 et Kossuth prit la tête de la résistance.
: Imprecor numéro 308 du 4 au 13 mai 1990