La Suède n'est pas membre de la Communauté économique européenne (CEE), mais cela n'empêche pas le capitalisme suédois de se réorganiser rapidement en fonction des perspectives du "grand marché". Alors que les sociétés suédoises n'avaient investi que 4,1 milliards de couronnes dans la Communauté en 1985, ce montant s'est élevé à 25,8 milliards en 1988, soit 58 % du total des investissements suédois à l'étranger. ployaient respectivement 213 700 et 79 000 personnes. *
Vers une entrée dans la CEE ?
Le redéploiement des sociétés suédoises est rapide : en 1989, elles ont été au septième rang des acquisitions et fusions en Europe de l'Ouest, majoritairement en Grande- Bretagne et aux Pays-Bas. Des sociétés comme ASEA, Tetra-Pak et IKEA ont décidé de déplacer leur siège social à l'étranger, afin d'accélérer le processus et de mieux maîtriser leur croissance hors du marché
C'est dans ce cadre que s'est réalisé, début 1990, une alliance industrielle entre les entreprises automobiles Volvo (Suède) et Renault (France). Les deux sociétés sont ainsi à la recherche d'une stature mondiale aussi bien dans le domaine des camions que dans celui des voitures particulières. La première étape de cette alliance consiste en une coopération technique et commerciale dans tous leurs domaines d'activités. Les deux firmes veulent aussi rationaliser la recherche et la conception de nouveaux modèles ainsi que la gestion des moyens de production. A la veille de la réorganisation, Renault et Volvo em-